Unspoken VO : Detective Comics 881

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Crédits

Scénario : Scott Snyder

Dessin : Jock & Francesco Francavilla

Couverture : Jock

Editeur : DC Comics

DTC_Cv881_ds-copyLa série : James Gordon Jr a fini par montrer son vrai visage, et ses agissements de ses derniers mois sont révélés au grand jour. Batman et le commissaire Gordon partent à sa poursuite, alors qu’il a utilisé l’évasion du Joker comme une diversion pour kidnapper sa soeur : Barbara Gordon

Avis : j’avais dit tout le bien que je pensais de la série dans ma chronique de l’épisode précédent, qui était un grand moment. La seule question qui me taraudait était alors : le scénariste sera-t-il aussi bon pour clôturer son intrigue ? Nombre d’auteurs avant lui ont su bâtir des histoires passionnantes, avant de s’effondrer dans la ligne finale. Pas là, je suis heureux de vous dire que Scott Snyder clôt son intrigue de fort belle manière.

Scénario :

Les bons points : on peut dire que l’épisode est composé de trois parties, dans chacune l’un des personnages utilisés par Snyder depuis le début de son run est confronté à James Gordon Jr. Dans un premier temps c’est barbara qui fait fâce à son frère après que celui-ci l’ait enlevé. Puis ensuite DIck, et enfin le père de James, le commissaire Gordon.

Chaque confrontation est absolument incroyable, plus psychologique que physique, bien que Barbara GordonDC881- montre qu’elle a du répondant. Mais James s’est assuré qu’elle ne puisse lui nuire, je ne vous révélerai pas ce qu’il lui fait mais croyez moi, lorsque vous verrez ce passage vous ressentirez un frisson d’horreur. Pour vous donner un indice, James a recouvert les jambes de Barbara d’une couverture pour une bonne raison…

Mais comme depuis le début c’est le côté psychologique qui est incroyablement bien mené, car Barbara est bien montrée comme la seule à avoir toujours vu James comme ce qu’il était vraiment. Un psychopathe insensible à la souffrance humaine. Là ou Dick ou son père ont préféré essayé de voir le bien en lui. Mais non, comme James le dit, il est bien un enfant de Gotham, dans tous les sens du terme. Le dialogue entre eux est un grand moment, on se dit que Barbara étant une dure à cuire elle pourra résister, mais ce diable de James sait comment la faire souffrir. Les références qu’il fait à Killing Joke sont d’ailleurs particulièrement épouvantes.

DTC-881_5_asjdhflaskdyfLe scénariste prend ici le parti de construire la majorité de l’épisode sur des dialogues, mais aussi sur des flashbacks, ainsi il nous révèle pourquoi James est revenu à Gotham, ce qu’il a vraiment ces derniers mois, et ce qu’il compte faire. Le personnage domine tout l’épisode, ou plutôt sa folie. La sensation d’effroi qu’il inspire est renforcé par le fait que tous les personnages, Batman, Barbara, le commissaire Gordon semblent impuissant face à lui. Il n’a pas de super-pouvoirs, pas de force physique démesurée, non comme le joker son esprit est son arme et avec il peut plus faire souffrir qu’avec une arme.

Chaque passage est particulièrement dur, on voit ainsi un Batman impuissant, discuter au téléphone avec James pour essayer de le raisonner, alors que celui-ci lui dit qu’il va tuer Barbara et tout ce qu’il a fait depuis son retour à Gotham.

La dernière case vous donnera d’ailleurs un petit frisson d’effroi …

Cette fin d’arc est donc tout simplement magistrale, un grand moment de comic-book qui vous tient en haleine du début à la fin.

Dessin : bien évidemment le dessin joue aussi une grande partie dans cette réussite. La représentation des personnages, de leurs émotions, et pour James sa folie, sont essentielles pour pouvoir retranscrire toute la tension, l’angoisse, contenu par le scénario.Et comme depuis le run de Snyder, que ce soit Jock ou Francesco Francavilla s’en sortent magistralement.

Couverture : un classique de Jock, mais ma préférence va toujours à la couverture de l’épisode précédent qui était absolument incroyable.

Liens utiles :

twitter de Scott Snyder 

site de Jock 

twitter de Jock 

site de  Francesco Francavilla

– blog de Francesco Francavilla

Note : 9,5/10 – sans doute l’un des runs les impressionnants que j’ai lu sur Batman. C’est Batman tel qu’il doit être écrit.  DC a fait une découverte incroyable en la personne de Scott Snyder. Je pense que nous tenons là un run qui restera très longtemps dans les mémoires.

A propos Sam 1954 Articles
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1 Comment

  1. Je te rejoins totalement Sam.

    Depuis mes débuts (il y a peu) dans le comics, aucun histoire Batman m’a scotché comme celle-ci. Il y a eu des moments forts (surtout avec des « vieilles » BD en fait, et plus rarement avec les runs de ces deux dernières années), mais là… c’est le summum. Un vrai bijou ! Snyder a fait un boulot parfait avec Batman et le statut quo qui lui était proposé. Il a su tirer son épingle du jeu avec un Dick Grayson magistral, et il a sublimé un personnage trop souvent oublié, le commissaire Gordon. Vraiment un bon moment de lecture. Restons confiant et réjouissons nous de retrouver Snyder sur Batman en septembre. J’ai hâte !

     

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