The Boys vol. 15 : Côte de Barbarie (Unspoken VF)

Crédits : 

Scénario : Garth Ennis

Dessins : John McCrea et Keith Burns

Couleurs : Tony Avina

Edition US : Dynamite Entertainment

Edition Française : Panini Comics

Volume 15 : ce 15ème tome VF contient les épisodes 52 à 55 de la série « The Boys »

L’histoire jusque là

Avant de me plonger dans la critique du The Boys vol. 15, je tiens à replacer les choses dans leur contexte. D’autant que pour apprécier comme il se doit ce dernier volume, vous aurez besoin de vous remettre un peu l’histoire en tête.
Les p’tits gars, un groupe d’agent spéciaux de la CIA, sont chargés de surveiller les activités super-héroïques du pays et d’intervenir le cas échéant. Après une période de hiatus, suite à de gros ennuis avec les 7 (le plus grand groupe de « super-slips » du pays), qui ont vu la disparition du fondateur des p’tits gars (le colonel Mallory), le groupe de la CIA est réactivé par l’ancien numéro deux : Butcher. Il rassemble ses anciens collègues, et recrute Hughie Campbell (petit Hughie) pour compléter son groupe. Le jeune irlandais est pour Butcher le candidat idéal : le jeune homme vient de perdre sa petite amie suite à un accident causé par un super.
Les p’tits gars vont alors s’occuper de différents groupes de super-héros posant problème, afin de s’attaquer indirectement au nœud du problème, aux créateurs de tous les super-slips : Vought America. VA est une très grosse entreprise US spécialisée dans le business de tout ce qui touche aux super-héros : les équipes de surhommes, les comics, les produits dérivés, tout ! Leur but : après avoir fait pas mal de blé, mettre un homme de paille à la maison blanche. Et tous les moyens sont bons pour y parvenir.
S’en suit une série de missions toutes plus ou moins périlleuses, qui voient l’élimination ou l’affaiblissement de certains groupes de supers. En parallèle les relations entre les personnages ont évoluée. Hughie a trouvé sa place dans le groupe des p’tits gars, il en a appris plus sur ses collègues, et sur les supers. Et surtout il a entretenu (entretien ?), au début sans le savoir, une relation amoureuse avec la dernière recrue des 7. Ce secret a été éventé dernièrement, poussant Hughie à se ressourcer en Irlande, son pays natal, en retournant chez ses parents. Après des retrouvailles mouvementées avec ses vieux copains, une explication avec Annie/Stella sa super-copine, Hughie est finalement tombé en présence du colonel Mallory. Le fondateur des p’tits gars va alors lui en apprendre beaucoup sur les origines des supers.

Le scénario

Maintenant que le décor est planté, passons ce volume 15 au crible. Comme le volume précédent ne vous attendez pas à avoir de la grosse baston contre les super-slips, ni même d’enquête sur un de leur groupe. En fait on verra principalement deux personnages : Hughie et Mallory. Ce dernier raconte à l’irlandais des p’tits gars les origines des supers, et par extension en vient à la création de la fameuse équipe secrète de la CIA que nous suivons depuis le début. Le récit est dense, on assiste à un quasi-monologue de Mallory dans ce numéro, qui nous emmène de la bataille des Ardennes en 1944 à l’époque présente. Les ratés avec les supers au début, puis leur ascension auprès du grand public. Bref on pourrait qualifier ce volume de « special origin ». Vers le milieu on voit se profiler la création des p’tits gars, le recrutement de l’équipe, et surtout un focus sur Butcher. Sa personnalité est plus creusée, une part d’ombre plus importante encore est jetée sur ce personnage emblématique. Mais même si on sait très bien que c’est un taré manipulateur, personnellement je n’arrive toujours pas à le détester. Garth Ennis arrive à nous faire prendre conscience de ses motivations. En parallèle on peut saluer la grosse critique d’une société de consommation, ainsi que de la corruption omniprésente aux plus hauts niveaux : celui des gens qui font la guerre à qui ils veulent à grands coups de billets verts. En bref quoi de mieux pour enrichir le background de ce monde de super-héros qui nous est dépeint depuis 15 volumes. Je dirais même que ce récit n’est que le calme avant la tempête, l’affrontement avec les 7 devient de plus en plus inévitable, et l’issue est plus qu’incertaine. Indispensable si l’on suit cette série depuis le début, inaccessible si l’on ne possède pas de bonnes bases de cet univers.

Dessins

Cette fois c’est John McCrea et Keith Burns que l’on retrouve aux crayons. Dans l’ensemble le travail est de qualité, mais le défaut principal est de retrouver des personnages ayant des visages trop anguleux à mon gout, en particulier Hughie. Autre point négatif, l’encrage manque un peu de relief, attention toujours en comparant avec les volumes précédents. Si je n’avais pas lu les 14 premiers tomes, je n’aurais pas formulé ma critique de la sorte. Mais là j’aurais presque envie de dire « peut mieux faire ».
Bon dans l’ensemble ça reste joli à regarder, et les critiques que je viens de formuler ne s’applique pas ou peu à la partie flashback, où finalement on y prête moins attention. Peut être parce qu’on n’est pas habitué à voir les personnages qui y figurent.

Édition

Sur ce point je n’ai pas grand-chose à dire, pour la simple et bonne raison que ce dernier volume reste dans la droite ligne des précédents. Couverture souple, covers originales présentes ici et là, quelques textes intéressants pour replacer l’histoire dans son contexte. Au final un beau petit TPB à la Panini, qui complétera bien votre petite collection de The Boys.

Avis

C’est un Buy pour tout fan des p’tits gars, si vous ne remplissez pas cette condition passez votre chemin. Mais si ce que je viens de vous raconter vous a intrigué, allez jeter un œil sur le tome 1 ou prenez les versions Deluxe que Panini a le bon goût de republier (une quinzaine d’épisodes par volume) et dont le le deuxième sort au mois d’octobre.

A propos Corwin 53 Articles
Lecteur des séries X-Men en VF, converti à l'univers Green Lantern (cette fois en VO) à force de trainer sur Comixity. S'occupe principalement de news comics et ciné.

3 Comments

  1. J ‘ ai beaucoup aimé la parodie sur le Cap América sur cette période , je ne serais conseillé de ce revoir en parallèle l ‘ épisode Bastogne  de la série Band of brothers

    • Le ton n’est certes pas le même que dans « Band of Brothers », mais je n’ai pas pu m’empêcher d’y penser à la lecture de ce volume 15. D’ailleurs pour moi il faudrait voir les 2 épisodes dans les Ardennes : « Bastogne » et « Point de Rupture », ce dernier étant un des plus trash de la série (mais pas le plus touchant à mon sens).
      Il y a aussi un gros clin d’oeil à Nick Fury et les Howling Commandos (le gars paumé dans les Ardennes, avec son petit groupe de soldats, qui tente de faire le boulot et de s’en sortir en vie.
      Enfin il est difficile de lister tous les clin d’oeil et inspiration qui nourrissent cette série, tellement elle est riche de ce point de vue.

  2. Je n ‘est pas dit le contraire ..mais c ‘est de toute façon un buy obligatoire sur toute la série , qui commence a prendre des allures de 100 bullets pour super slip

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