[Festival] Comic Gone, les 14 et 15 juin à Lyon !

10012723_272020462980048_8151046740847731994_oComme vous le savez certainement, la semaine prochaine aura lieu le Lyon BD Festival et le nouveau pole comics « Comic’Gone ». Plutôt que de tenter de vous expliquer ce nouveau festival, voyons un peu ce qu’Apteis, un des organisateurs à a nous dire :

– Tout d’abord, peux tu te présenter ?

Je m’appelle Romuald, aussi connu sur le web sous le pseudo d’Apteis, ou The Caped Gamer. Ancien rédacteur de Comicsblog à son ouverture, je suis depuis quelques mois un rédacteur fantôme de Comictalk.fr que j’ai créé avec Jeffzewanderer et Steeve, mais pour lequel je n’ai malheureusement pas le temps d’écrire depuis quelques temps (organiser un festival, ça prend du temps mine de rien…). Fan des TMNT, j’ai également ouvert tmnt-cowabunga.fr il y a quelques mois. Et je suis « accessoirement » Trésorier de l’Association BD Ciné Goodies, organisatrice de la Comic Gone (et également du développement du FCBD en France) au sein du Lyon BD Festival.

-Comment en es tu arrivé à être dans l’organisation du Comic Gone et comment est née cette idée ?

L’association BD Ciné Goodies existe déjà depuis quelques années, et à déjà organisé une convention du même nom en 2010 à Paris. Je n’étais pas dans la structure à l’époque (je n’étais même pas au courant d’un tel événement). A la base, je n’étais qu’un simple client de la boutique Comics Zone à Lyon. J’étais membre d’une association « geek » qui voulait faire une convention, et dont je devais me charger de la partie comics. Après quelques mois, des réunions qui se résumaient à du bashing d’autres associations qui organisaient ce genre de convention également, une partie comics qui n’avançait pas, et des visions d’une conv totalement différente de ce que je voulais, j’ai préféré lâcher l’affaire.

Avec le temps, j’ai commencé à filer un coup de main pour l’organisation des événements à Comics Zone, comme le FCBD d’il y a 2 ans avec déjà plusieurs centaines de personnes qui sont passées dans la boutique. En 2012, j’avais couvert le Lyon BD Festival en tant que presse et même si j’avais passé un bon moment, il fallait reconnaître que le comics était totalement absent. Dans le même temps, on organisait la venue de Yanick Paquette à Comics Zone pour une séance de dédicace en marge de sa venue à la Comic Con. Avec Kader, on commençait alors à rigoler sur le fait d’organiser une conv sur Lyon. C’est alors qu’il m’a parlé de BD Ciné Goodies dont il est un des membres fondateurs.

Finalement, au bout de quelques mois, l’idée se transformait en vraie projet, et on a alors fait renaître l’association qui était en sommeil avec un déménagement sur Lyon et une nouvelle organisation. Au printemps 2013, le directeur du Lyon BD Mathieu Diez s’est rapproché de Comics Zone pour une présence du comics dans leur festival. Ce fût donc notre premier rapprochement avec eux, et nous avions un stand d’une douzaine de mètres. Le but était vraiment d’une première collaboration avec eux, pour voir en plus grand dans le futur. Quelques mois plus tard, le Pôle Comic Gone, entièrement dédié aux comics pour le Lyon BD Festival 2014, voyait le jour.

Comme tu peux le constater, ce f^^ut vraiment un enchainement de pleins de petits élements qui m’ont amené ici.

– Qu’est ce qui vous différencie des festivals actuels ? (LCF, PCE etc…)

La plus grande différence vient bien évidemment de sa localisation. Avec son histoire, il était pour nous logique d’offrir à Lyon sa convention de comics. Après, dans son contenu, on retrouvera plus ou moins la même chose, à notre échelle. Je n’ai malheureusement pas pu faire de LCF pour le moment, et la PCE reste une dimension au dessus de ce que nous pouvons pour le moment proposer. Avant même que nous annoncions la Comic Gone, je voyais certains commentaires comme quoi proposer un festival de comics ailleurs qu’à Paris serait irréalisable…

Le fait que nous nous greffions au Lyon BD Festival fait également que nous avons une approche un peu différente, puisque nous touchons un public qui est déjà présent (30 000 personnes l’année dernière) auquel nous voulons faire découvrir ce pan de la BD, en plus des fans existants.

– Quelles sont les difficultés rencontrées pour le montage du festi ?

La principale difficulté est dans la gestion du budget ! Nous fonctionnons uniquement sur les dons des membres de l’association à travers différentes opérations effectuées dans l’année (vente de dessins originaux par exemple). Essayer de faire une affiche intéressante et attirante pour le public avec trios rouleaux de piécettes est assez complexe. 

Après, c’est de la gestion au jour le jour pour boucler le matériel à mettre en place, trouver et faire des plannings pour les bénévoles, les artistes invités ou qui viennent par leurs propres moyens, et des dizaines d’autres petits trucs qui font que ce devrait être un taff à part entière, mais qu’il faut trouver le temps de le faire dans son temps libre. Depuis 4 mois, je me lève, je travaille sur la Comic Gone, je vais à mon vrai gagne pain, et quand je rentre quand je n’ai pas de réunions, c’est des dizaines de mails à traiter qui m’attendent, pour finir jusqu’à point d’heure. Quand en plus on a la brillante idée comme moi d’avoir un bébé en même temps, le sommeil devient une notion abstraite.

D’un point de vue strictement personnel, il faut paradoxalement savoir mettre de côté sa passion pour le comics. Depuis trios mois, j’ai dû lire moins d’une dizaine de comics. Ecrire, il ne faudrait même pas y penser. C’est éreintant, mais il y a toujours un contact avec un artiste pour te rappeler pourquoi tu t’es lancé dans ce projet. 

– Peux tu nous parler de l’organisation du WE ?

Notre préoccupation première était de mettre les artistes au coeur du festival, aussi bien les invités que ceux présents sur l’artist-alley. En plus de nos limitations budgétaires, il fallait faire face aux limitations de place. Nous voulions également qu’un panel le plus large possible d’artistes soit représenté : des artistes confirmés et mondialement reconnus comme Eduardo Risso, des grands noms comme Bill Reinhold et Linda Lessmann, qui même s’ils sont moins présents dans les bacs, ont marqué l’histoire, des dessinateurs en devenir, qui n’ont pas forcément fait leur trou encore mais ont de l’or entre les doigts comme Jimbo Salgado et Emil Cabaltierra, Thomas Frisano pour le côté historique en France, Alberto Ponticelli, dont je reste un fan de son Frankenstein Agent of Shade (sans parler de Unknown Soldier), Cinar qui commence à monter en puissance du côté de DC et Pepe Larraz du côté de Marvel, Emanuel Simeoni, sur une des séries importantes de Batman (Batman Eternal), et Roland Boschi, le frenchie régulier de Marvel. On ajoute à cela William Simpson, qui même s’il n’a pas fait de comcis récemment, peut parler à beaucoup de monde en étant storyboarder de Game of Thrones. 

Sur l’artist-alley, ce sera également très éclectique. Des dessinateurs confirmés côtoieront des amateurs qui seront tout simplement aux anges d’avoir une petite place dans le festival. On retrouvera bien évidemment des habitués de la WIP de toutes les conventions, comme Guile, qui a d’ailleurs realisé l’affiche du festival. Après, on a aussi nos petits chouchous, comme Cécile Morvan, ou Elsa Charretier dont le talent et la montée va bien trop vite pour qu’on arrive à la suivre ! C’est un des gros points positifs de cette partie du travail, je pouvais autant me faire plaisir à faire découvrir des artistes que j’apprécie au public, que d’en découvrir moi même lorsque je recevais des demandes.

En plus des artistes, il y aura également un grand nombre de conférences : Lyon et le comics par Xavier Fournier, la censure chez Lug par Xavier Lancel, Les femmes dans le comics par Katchoo, et pleins d’autres… Dans la cour de l’Hotel de Ville (là où se déroulera la convention, on est assez fier d’avoir un tel bâtiment à noter disposition) il y aura également une scène sur laquelle nous proposerons en plus du traditionnel concours de cosplay, des quizz, des animations, des petites présentations, des battle sketchs avec les dessins offerts au public, et pleins d’autres choses…

– Peux tu nous dire un secret à propos du festi ?

Je n’ai pas forcément de secret à dévoiler, puisque qu’il est dans notre intérêt d’en dévoiler le plus possible pour que les gens viennent ! 

J’espère que tout cela vous a donné envie d’aller y faire tour ! Sachez qu’aucun membre de Comixity ne sera présent, malheureusement.

Si vous voulez d’autres renseignements, n’hésitez pas à aller sur la page Facebook du festival ou sur leur site internet !

 

A propos Nonö 101 Articles
Chroniqueur régulier ayant lui aussi un humour à deux balles, il participe principalement au site au travers des Unspoken, et fait également partie de l'organisation du Lille Comics Festival. Il a aussi un chapeau.

1 Comment

  1. Un festival auquel je ne pourrais malheureusement pas me rendre cette année mais que je vais essayer de programmer l’année prochaine.

    En tous cas bonne initiative que de nous présenter les origines d’un nouvel événement comics.

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