Tops et Flops de la semaine

TOPS DE LA SEMAINE

3 – United States of Murder. Inc 4, de Brian Michael Bendis et Michael Avon Oeming. Ahhhhhh, ben tu vois quand tu veux Brian !!! alors qu’All New X-Men nous livrait encore une fois un épisode spécial transition à la Bendis + même scène d’un autre épisode  vue d’un autre angle (une habitude avec lui), avec United States, on retrouve le Bendis qui d’un coup sait écrire, faire avancer une intrigue et mettre ses personnages en danger.

Les deux personnages principaux cherchent à savoir qui les a piégés et bien évidemment tout cela tourne mal très vite !!! il va y avoir du sang alors qu’ils sont abandonnés par leur famille, que toute la mafia veut leur peau et que la mère du personnage principal a ses propres ennuis à gérer…Après Powers, Bendis prouve encore une fois que son association avec Oeming est la meilleure chose qui lui soit jamais arrivée…

UNITED STATES OF MURDER INC

2 – Starlight 5, de Mark Millar et Goran Parlov. Voilà une série que je vais regretter, puisqu’elle se termine avec le 6e épisode. Si la série a été assez lente à démarrer, ce 5e épisode récompense la patience du lecteur. Bon il faut dire que les 4e premiers épisodes étaient tout de même très agréables à lire. C’est juste que l’on sent la différence de rythme qu’imprime Millar dans sa série avec ce 5e numéro.Tout d’un coup l’intrigue accélère en trombe et menace de laisser le lecteur sur le bas côté alors qu’il tente désespérément de s’accrocher.

Un très bon épisode, où la résistance et le héros sont au fond du trou alors qu’ils sont trahis et que leur planque est livrée à l’ennemi. Notre bon vieux héros va alors prouver qu’il en a encore sous la pédale et du coup on attend le dernier épisode avec impatience et une certaine crainte. C’est qu’on s’est attaché à notre bon vieux Duke…

STARLIGHT

1 – Death Vigil 2, de Stjepan Sejic. Ce que je retiens de la série jusque là c’est sans aucun doute l’humour instillé par l’auteur. On connaissait déjà cette facette de sa personnalité grâce à ses posts sur Deviant Art et ailleurs, mais il confirme ici qu’il est capable d’inclure cela dans une intrigue bien construire, non seulement pour alléger  un chouia une thématique un poil sombre (la mort et la lutte contre des necromanciers)  mais aussi pour donner une personnalité que l’on apprécie au divers personnages. Quand on parvient à rendre la Mort marrante, désolé mais c’est qu’on a du talent…

DEATH VIGIL

L’autre point fort du titre est sans aucun doute sa richesse. Ce n’est pas une série où un épisode se lit en 2 min (keuf keuf All New X-Men keuf keuf, mmm faut vraiment que j’aille faire voire cette toux), ici il faut du temps pour arriver au bout. Mais là aussi gros point fort : ce n’est pas lourd à lire, le lecteur n’est pas là à supplier que la dernière page arrive. Sejic a un vrai sens du timing,  pour nous en donner plus quand on craint de voir arriver la fin et de conclure juste quand on se dit qu’on se ferait bien une pause…Bref deux épisodes au compteur et pour le moment j’aime beaucoup. 

– L’épisode pour mes amoureux de la continuité X-Men : X-Men 18 de Mark Guggenheim & Harvey Tolibao…Oh oui que de références à la continuité !!! à tel point que le scénariste a même posé une colle à votre serviteur et il m’a fallu quelques minutes pour la résoudre…A savoir, comment Deathbird peut être la tante de Rachel Grey ??? alors ??? hein ? j’ai du me remuer les méninges un moment, car la référence est faite à plusieurs reprises dans l’épisode et puis poum ça m’a frappé ! mais oui Eurêka !!! Rachel est la fille de Scott et Jean dans un futur parallèle (enfin jusqu’à ce qu’un scénariste décide de nous faire un petit retcon et de nous dire qu’en fait c’est la fille de de Jean et …Logan, je le sens gros comme une maison…), Deathbird a joué au docteur avec Vulcan, frangin de Scott et donc..oncle de Rachel. Donc Deathie chérie est bien sa tante par alliance. C’est assez perturbant, car en termes d’âge Vulcan ou Scott ou DeathBird ne sont pas beaucoup plus âgés qu’elle…

X-MEN

Outre cette petite charade amusante, je dois dire que je me suis bien amusé à la lecture de cet épisode : le retour de Deathbird ? que du bon (et des ennuis) ! une attaque des Sidris (vieux truc des années 80) ? bonheur de vieux lecteur ! et que vois-je ? Cecilia Reyes qui vient dire bonjour !!! la richesse de cet épisode ! Bendis nous aurait décompressé ça en 3 épisodes facile ! et bien évidemment le cliffanguer final qui m’a bien fait marrer…ahhhh la famille Summers…

Parlons un peu VF tiens 


Alors de temps en temps désormais, je vais un peu aborder mes lectures VF dans cette chronique (parce que comme vous le savez, je fais ce que je veux (nouvelle dose de pouvoir ahhhhh que c’est bon d’être un despote tyrannique aux humeurs changeantes !!!))

MARVEL COLLECTOR 3 : X-23 – TARGET X

Paru la semaine dernière dans la dernière collection en date de Panini, Marvel Collector, la lecture de cette mini série s’est avérée une bonne surprise. Bien que j’aurais apprécié de lire la première mini série pour mieux apprécier certaines références, la compréhension de la continuité ne demande pas de diplôme particulier en la matière. La mini suit les errements de X-23 après qu’elle vient d’échapper au complexe qui l’a crée et torturé pendant toute sa vie. La jeune femme va se réfugier chez la famille de sa « mère » (enfin celle qui a donné son patrimoine génétique pour être associée à celui de Wolverine et le cloner) pensant être en sécurité. En parallèle on suit son interrogatoire alors que l’on comprend très vite que toute l’histoire a mal tourné tant pour X que pour la famille de sa mère. 

X-23 - TARGET X

Outre le bon développement du personnage de X, les auteurs ont eu la bonne idée de reproduire l’ancienne relation entre Wolverine et Sabertooth telle que définie par Claremont avec une antagoniste propre à X-23. Ce dernier avait en effet décidé que Sabretooth devait toujours avoir le dessus sur Logan, qu’il devait se révéler, plus malin, sauvage et cruel, ce qui bien évidemment donnerait en permanence une saveur particulière à leurs rencontres. Nous savons comment cela a évolué une fois Claremont parti, avec le uber Wolverine capable de vaincre tout et tout le monde…Ici, le Sabertooth de X-23 est une jeune femme sadique créée par le complexe spécifiquement pour la vaincre en toute occasion, ce à quoi la jeune Kimura a pris un plaisir sans fin au fil des années de la détention de X-23. 

Le récit est donc bien mené, sans concession et donne vraiment envie de lire la suite des aventures du personnage et notamment de suivre le développement de sa relation avec Wolverine qu’elle finit par rencontrer à la fin de la mini. 

Les lectures de l’été 



Etant donné que l’été, ben c’est un peu disette niveau BD, j’ai cédé à une vieille terreur : lire des livres !!! arrrrggghhhh inutile que la panique s’est rapidement emparée de moi devant ces choses remplis de mots sans aucune illustration…Hein mais où qui sont les dessins, la vache l’artiste s’est pas foulé !!! ahhh c’est normal ? vraiment vous êtes sûrs !!! Je vous passe le meilleur de mes commentaires sur cet objet insolite appelé livre …

Au programme des lectures avalées (oui parce que je me suis un peu lâché…)

– les 5 intégrales (soit 15 romans, oui j’étais  en vacances et je voulais lire de la fantasy….eh faites moi un procès ! …) de la Ballade de Pern d’Anne McCaffrey, de la fantasy soft, assez gentillette (oui j’avais besoin de tendresse…) . L’histoire est simple, des colons vont s’installer à l’écart du reste de la  civilisation humaine ultra avancée, fatigués le plus souvent des guerres permanentes et des bureaucrates, pour s’installer sur une planète reculée aux ressources minières peu importantes mais fertiles, propice à l’installation d’une société agraire hippi…euh pré industrielle. Quelques années après leur installation, des sortes de vers tombent du ciel sans prévenir, qui dévorent toute chose vivante sur leur passage…Pour contrer cette menace, et disposant de moyens limités ayant rejeté l’essentiel de toute technologie, ils décident de dédier le peu de ressources qui leurs restent pour modifier génétiquement une espèce indigène de la planète, des petits lézards qui ressemblent à des dragons miniatures…pour en faire de vrais Dragons capables de calciner ces vers appelés Fils en plein vol.

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Le cycle principal se déroule 2500 ans après l’installation des colons sur Pern. La société a évolué en une civilisation agricole de type moyenâgeuse. Des seigneurs règnent sur des Forts, les artisans sont à la tête d’ateliers spécialisés dans chaque domaine (forgeron, verrier, agriculture, dressage, …) et enfin les chevaliers dragons censés protéger Pern quand les Fils se mettent à tomber lorsque l’étoile rouge, porteuse de ces êtres arrivent à portée de la planète soit tous les 250 ans. Sauf que lorsque la série débute, les Fils ne sont pas tombés depuis 400 ans et tous croient qu’ils ne tomberont plus jamais.

Le nombre des chevaliers dragons a considérablement diminué de plusieurs milliers à quelques centaines isolés dans un seul site et leur ordre est tombé en disgrâce auprès du peuple qui les voit comme des vestiges du passé désormais inutiles…

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Ma principale surprise à la lecture est sans aucun doute la facilité avec laquelle je me suis enfilé les pages. Une fois que l’on est plongé dans ce monde, impossible d’en ressortir avant la dernière page, en grande partie grâce au style de l’auteur, très fluide, et simple d’approche. Elle ne se perd pas dans des descriptions sans fin et en général fait avancer ses intrigues et ses personnages de manière rapide. Tous les livres ne se valent pas et s’adressent parfois à des publics différents. Ainsi le cycle principal s’adresse plus à des adultes et jeunes adultes, alors que la trilogie de l’harpiste par exemple est plus destinée à public jeune. Pourtant je conserve pour cette dernière une affection particulière. 

Les seuls défauts notables que je pourrais noter sont :

– sur le fond, la manière dont l’auteur envisage certaines relations. Les chevaliers dragons, hommes comme femmes ont comment dire…. une vision assez libre des relations et la monogamie est rarement leur truc. En outre, il est assez bien décrit comme les chevaliers sont mentalement liés à leur dragons (qui ont leur propres personnalités et pensent par eux mêmes) et comment les humaines sont influencés par les « humeurs » de leurs montures…notamment lorsqu’ils sont en chaleur…Cela donne une impression de communauté de l’amour libre ou tout le monde s’envoie tout le monde, où les enfants sont abandonnés à des familles d’adoption et ainsi de suite (de manière générale, les chevaliers sont peu chaleureux vis à vis de leurs enfants, même les personnages principaux…). 

– sur la forme, le choix de l’ordre de publication des romans dans les intégrales par l’éditeur français…Apparemment l’éditeur a oublié de lire les livres avant de les éditer…En voulant sortir les romans dans l’ordre chronologique de l’histoire, ils ont en fait tout mélanger, plaçant en premier des ouvrages secondaires…qui spoilent pas mal de choses du cycle principal. Pour vous donner une idée, le cycle principal est dispersé entre la 3e intégrale et ….la 5e…Ouais merci les gars, beau boulot…

– American Gods de Neil Gaiman
, qui retrace le parcours d’Ombre qui…au fait ça parle de quoi exactement ??? alors oui je sais que cela narre la confrontation entre certains des dieux anciens et souvent oubliés et certains des nouveaux dieux américains (la télé, la conso, internet et j’en passe) mais la narration de Gaiman est vraiment étrange car on a souvent l’impression que tout se passe hors champs, que comme le personnage on ne perçoit qu’une infime partie des évènements et qu’on passe plus de temps sur les routes dans des descriptions de coins paumés des États Unis qu’autre chose.

De manière assez étrange d’ailleurs, cela devient assez addictif alors que l’on s’interroge sur le prochain petit morceau de magie que Gaiman voudra bien nous sortir…De manière évidente, le livre demande un petit temps de réflexion pour digérer tout ce que Gaiman met en place, mais cela en vaut la peine. 

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A propos Sam 2070 Articles
Ce fan de Morrison donne ses conseils dans des guides de lectures

6 Comments

  1. « Quand on parvient à rendre la Mort marrante, désolé mais c’est qu’on a du talent… » tu chroniques sandman en vrai ?

  2. Humm, j’ai honte d’avouer que je n’ai jamais pu passer les 10 premières pages d’American Gods.
    Sabretooth : très bonne analyse du personnage. Je ne retrouve plus mon psychopathe préféré, celui qui faisait flipper les Xmen enfermé dans l’hôtel Xavier.
    Personne, même Jason Aaron n’a su l’écrire convenablement…

  3. J’ai hâte de découvrir Starlight chez Delcourt voir peut être chez urban.

    Très bon choix que le cycle de pern, je trouve l’écriture très fluide et comme tu dis une fois qu’on est lancé difficile de s’arrêter.
    J’en ai lu quelques un et j’avais prévu de me jeter sur les intégrales lors de la sortie de la première il y a quelques années mais tout comme toi l’ordre de publication m’avais refroidi.
    Tu conseillerais de lire ça dans quel sens ?

    • Pour starlight, je me demande si ce ne sera pas chez Panini, vu que l’éditeur publie d’habitude les séries Mark Millar. A voir, je pense que nous le saurons une fois la série finie aux USA.

      Pour Pern, je conseillerais l’ordre de publication original, tel que conseillé par l’auteur. Mais en fait, il vaut mieux le lire le cycle principal d’abord composé de quatre livres : le vol du dragon, la quête du dragon, le dragon blanc et tous les ciels de Pern. Ensuite, ce qui est sympa est de lire l’envol du dragon qui revient aux origines de Pern, c’est à dire à l’arrivée des colons sur Pern 2500 ans plus tôt. Cela répond à pas mal de questions posées par les premiers livres. Ensuite, on peut s’attaquer à tous les livres…Je profite de l’occasion pour conseiller un site qui m’a bien aidé dans la lecture de Pern, pour remettre les éléments de l’histoire en place …et qui présente justement l’ordre de lecture préférable :

      http://nevertwhere.blogspot.fr/2012/08/petit-guide-de-lecture-de-la-ballade-de.html

      C’est en outre un excellent site pour se remettre à lire (pour ceux qui ont le temps et l’envie) surtout pour des geeks dans notre genre. Pas mal de SF, de fantasy au menu et même un peu de comics de temps en temps.

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