Fathom 4 : l’ultime limite

Fathom

Crédits :

Scénario : Michael Turner & J.T.Krul

Dessin : Koi Turnbull

Editeur VF : Delcourt

FathomLa série : la guerre entre les humains et les bleus se poursuit, et elle ne tourne pas à l’avantage de ces derniers ! Aspen va être obligée de choisir son camps bien malgré elle, et ce de manière spectaculaire.

Avis : ce tome reprend l’histoire très exactement là ou nous l’avions laissé, entre la réapparition du frère d’Aspen et la guerre entre les bleus et les humains, l’intrigue générale étant entourée par le mystère des ténébreux, ancêtres mythiques des bleus. Plusieurs histoires se croisent dans ce tome entre d’un côté le combat des troupes des bleus contre les humains et de l’autre le retour de l’héroïne dans son monde natal.

Scénario : la majorité du volume s’attarde plus sur Kiani et ses amis que sur Aspen et ses rapports avec son frère revenu d’entre les morts. Le personnage de Siphon, prend un peu plus d’importance par ailleurs. Homme de troupe à la base, on le voit combattre ses doutes alors qu’il a rejoint le conseil des Bleus, et qu’il doit désormais assister aux batailles en tant que général et non plus en tant que soldat. De l’autre Kiani accepte de mieux en mieux son héritage, elle a en effet appris son ascendance noble dans le précédent volume qui lui accorde des pouvoirs bien supérieurs à la norme chez les bleus, des pouvoirs dont elle va avoir besoin sur le front.

Personnellement je trouve que le titre Révélations aurait été plus adapté au présent tome, en effet plusieurs mystères qui entouraient lafathom2011bd4pl2 série presque depuis ses débuts sont enfin résolus. On apprend ainsi les véritables origines de Kiani, et celle là je ne l’avais pas vu venir, ce qui s’est réellement passé sur le bateau Paradise, notamment comment et pourquoi le navire a disparu pendant une décennie et la présence d’Aspen à son bord. Enfin le tome s’achève sur une révélation de taille, concernant le frère de l’héroïne,  qui aura sans aucun doute des répercussions dans l’avenir.

Dans l’ensemble l’histoire est agréable, bien qu’elle présente quelques défauts. Ainsi les personnages sont souvent pris dans des dialogues intérieurs bien trop longs. C’est un peu un défaut que l’on retrouvait dans la narration de Michael Turner, comme si les auteurs cherchaient à compenser la tenue légère des héroïnes par des pavés de textes censés donner plus de profondeur aux personnages. C’est clairement une manière de faire, et un scénariste comme Chris Claremont a usé et  abusé de ce procédé. Mais cela devient un problème quand cela ralentit la narration, et que cela alourdit le récit sans véritable raison.

Ce petit défaut est particulièrement présent dans une des petites histoires qui accompagnent la série, écrite par Peter Steigerwald. L’auteur a voulu écrire un récit plein d’introspection et de profondeur, mais la lourdeur du texte par endroit est un vrai problème. J’ai vraiment eu l’impression que certains paragraphes n’étaient là que parce que intellectuellement ça lui plaisait sans que cela apporte quoi que ce soit au récit.

Cela reste un bon volume, bien que la fin soit un peu facile. J’ai eu un peu l’impression que l’histoire faisait une pause artificielle et ce alors que rien n’est réglé. A voir dans le prochain volume, d’autant que les révélations faites dans ce tome vont certainement amener des développements intéressants.

Dessin : autre défaut de la série, avec une certaine immaturité du dessinateur dont le style n’a pas l’air encore d’être bien fixé. En effet son trait semble  beaucoup varier entre le début et la fin du volume, si il se situe bien dans ligne graphique de studio Aspen au début, il est assez irrégulier par la suite, sans doute en raison de délais trop courts, et par moment on a du mal à reconnaître certains personnages tant il les représente avec des traits plus cartoony.

Edition VF : là encore une bonne édition de la part de Delcourt, le seul problème est que l’on ne dispose ici que de 4 épisodes de la série régulière Fathom. Ce qui est bien dommage, et renforce ce sentiment de coupure à la fin du tome.

Note : 7/10 –  Fathom reste une bonne série, bien qu’il y ait des défauts qu’il serait bon de corriger.

A propos Sam 2070 Articles
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