Tops et flops du mois : Février 2017 – Livres

La reine Faucon de David Gemmell chez Bragelonne

faucon-i_orgSollicitation : Les highlanders ont été écrasés par les armées ennemies.

Depuis trop longtemps aliénés par le cruel Baron Gottasson, ils ont perdu toute fierté et toute confiance. Leur unique espoir repose sur Sigarni, une jeune fille farouche et obstinée. Descendante du plus puissant roi des Highlands, elle est la seule capable de mobiliser son peuple et de briser enfin le joug des tyrans.

Il est temps pour Sigarni de faire face à son destin et de devenir la Reine des Batailles…

Avis : ou comment me réconcilier avec Gemmell ! au départ j’abordais cette série avec assez peu d’enthousiasme car les derniers Gemmell que j’avais lu ne m’avait guère emballé que ce soit la trilogie Jon Shannow, les pierres du pouvoir ou encore la très réussie réédition du lion de macédoine chez Mnemos.

Ce fut donc une surprise pour moi d’apprécier cet ouvrage et ce alors…que l’on retrouve absolument tous les trucs et astuces scénaristiques habituels chez cet auteur : de vieux guerriers usés et fatigués qui doivent faire face à un mal qui les surpasse à tout point de vue, combats épiques, petite réflexion sur le mal qui empoisonne l’humanité, mais aussi voyages dans le temps et dans d’autres dimensions…oui même dans un récit situé dans les Highlands…

Bref, du bon vieux Gemmell bien classique où il ne force pas son talent, mais change un peu les choses en mettant en avant une héroïne et non un héros masculin. Si l’on n’échappe pas là aussi au portrait habituel de Gemmel de la femme puissante, qui est notamment si sûr d’elle qu’elle a tendance à se taper tout ce qui bouge dès que le monsieur lui plaît…le récit reste tout de même dans les canons d’efficacité de l’auteur disparu.

En somme si vous aimez le style de Gemmell, vous serez ici à la maison. Pas de réelle surprise, mais le niveau habituel. Si vous n’aimez pas…ben évitez, car c’est réellement classique à tout point de vue.

Note : 7/10

Magie ex libris tome 1 : Le Bibliomancien de J.C.Hines chez l’Atalante

CVT_Magie-ex-libris-Tome-1--Le-bibliomancienSollicitation : Isaac Vainio est un bibliomancien. Membre de Die Zwelf Portenaere, les Douze Gardiens des Portes, une organisation secrète fondée par Johannes Gutenberg, il dispose d’une magie très particulière : il peut puiser à volonté dans les livres et en tirer n’importe quel objet du récit. Et Isaac, en vrai fan de science-fiction et de fantasy, préfère par-dessus tout utiliser des pistolets laser, des ceintures-bouclier de Dune et des sabres laser de Star Wars quand les Gardiens l’envoient sur le terrain combattre les menaces magiques qui guettent la Terre. Sauf que, deux ans plus tôt, manquant perdre la raison et la vie au cours d’une mission qui a mal tourné, Isaac a été mis au placard. Réduit au rang de simple catalogueur, il ne conserve de son ancienne vie d’agent de terrain que Titache, sa fidèle araignée-flamme, qui a la particularité de prendre feu en présence d’un danger. Son existence rangée bascule le jour où trois vampires débarquent dans sa bibliothèque pour le tuer. Les Gardiens auraient déclaré la guerre aux morts-vivants…

Avis : après plusieurs lectures assez…lourdes, je souhaitais m’attaquer à ce que l’on peut appeler un livre de transition, à savoir avant tout léger dans son thème, rapide à lire, pas prise de tête pour laisser mon petit coeur souffler avant de s’attaquer à la prochaine grosse saga du mois…

Et c’est très exactement ce que j’ai trouvé avec le premier tome de Magie Ex Libris. Un pitch amusant, pour un livre qui se lit assez vite, qui ne traîne pas dans son déroulement, avec des personnages classiques mais efficace et sortant tout de même un chouïa mais pas trop des canons habituels, tout en disposant d’un petit commentaire meta appréciable.

Indubitablement, le propos vous parlera d’autant plus si vous êtes soit un gros lecteur soit que vous connaissez les références employées ou que vous appréciez les genres SF/ fantasy dans lesquels le héros va puiser ses armes de manière régulière. Le pouvoir des bibliomanciens leur permettant de pouvoir retirer un item ou un être vivant de n’importe quelle œuvre de fiction.

Au delà l’intrigue se révèle classique sur le fond, on regrettera d’ailleurs au passage l’inclusion de créatures aussi sur exploitées ces dernières années que les vampires. Il aurait été plus intéressant de choisir des êtres plus…exotiques. Et un élément de la fin m’a personnellement fait me dire que je devenais sans doute un vieux connard conservateur, parce que j’avais un peu de mal à l’avaler.

Dans l’ensemble donc une petite lecture sympathique, si vous aussi vous avez besoin de souffler entre deux gros cycles…

Verdict : 7/10

L’âge des ténèbres : le mage du Chaos de Stephen Aryan chez Bragelonne

Mage du chaosSollicitation : Voechenka est une cité dévastée par la guerre. Dans ses ruines, à la nuit tombée, les morts-vivants s’attaquent aux rescapés ou les appellent par leur nom, les implorant de les rejoindre.

Tammy Baker est une Protectrice de la Paix chargée d’enquêter sur la ville afin que les autorités puissent décider de sauver celle-ci, ou de l’abandonner à son sort.

Zannah fait partie des parias de Voechenka. Décidée à racheter les crimes de guerre de son peuple, elle protège des réfugiés qui la haïssent plus encore que leurs agresseurs revenus du tombeau.

Balfruss est un érudit, un voyageur… et un Mage de Guerre célèbre pour avoir à lui seul mis un terme à la guerre.

Dans une cité en quarantaine, les survivants épuisés, coupés de tout, sont livrés aux ténèbres. Leur seule certitude, c’est que la fin est proche. Et qu’elle sera terrible.

Avis : conclusion de la première trilogie de Stephen Aryan avec ce volume. Comme il l’avait annoncé l’auteur abordait dans chaque tome un genre différent au sein d’un univers fantasy classique. Ainsi, le premier tome touchait au récit de guerre, le second au polar fantastique assumé, ce troisième est une plongée assumée dans la série B mêlant des éléments issus de l’imagerie de l’univers de Lovecraft…avec des zombies…

Et là, vous sentez venir ma principale critique…c’est que tout au long de la lecture, on a une très forte impression de déjà vu/déjà lu 100 fois, avec une menace sans aucune originalité. Vous me direz, le classique c’est efficace…sauf quand l’auteur ne fait clairement aucun effort pour réellement essayer de l’exécuter de manière vraiment excitante pour le lecteur.

En fait, on a réellement l’impression que la menace en elle même l’ennuit, c’est le truc qu’il est obligé de mettre là parce qu’il faut bien un opposant, et que ce qui lui plait avant tout c’est de retrouver ses personnages tout en en développant de nouveaux. C’est d’autant plus marquant quand on voit la manière dont il traite les ennemis en question, qui après une mise en place assez importante connaissent un traitement assez…rapide et sans grande tension.

Je ne spoile rien, mais pour les grandes batailles épiques, on repassera ! c’est quelque peu anti-climatique et Stephen Aryan a beau essayer de nous proposer une dernière bataille plus enlevée que le reste, le classicisme extrême du dernier ennemi, son manque de personnalité, lui enlève tout attrait.

Cela ne signifie pas pour autant que ce 3e tome ne dispose pas d’atouts. D’une part comme je l’ai déjà dit, les personnages. Plusieurs survivants du premier tome reviennent faire un tour, certains au premier plan, d’autres ne font que passer. Et des petits nouveaux très intéressants font ici leur entrée et sont appelés à revenir.

Dans tout cela, cette idée de congrès des dieux me plait personnellement beaucoup. Si l’on rappelle fréquemment la parenté de style et d’idées entre Stephen Aryan et Gemmell, c’est là un concept qui est propre à Aryan et qui recèle un potentiel énorme.

D’autre part, on peut noter que l’auteur maîtrise ici bien mieux le rythme de son récit surtout comparé au tome 2 qui partait un peu dans tous les sens pendant sa première moitié avant de clairement nous faire comprendre où il allait dans la seconde moitié. Ici, tout est clair dès le départ, les enjeux définis, la menace, la mission et les personnages à suivre. Bref, la mise en place est ici beaucoup plus efficace et ne perd pas de temps, pour un tome qui se lit relativement vite.

Si cette trilogie est terminée, d’autres livres dans le même univers sont déjà annoncés, ce qui n’est guère étonnant, et je sens après lecture de ce volume, que l’auteur développe avant tout une tapisserie de personnages, anciens et nouveaux, qui vont se croiser dans les futurs tomes au fil des évènements et auront plus ou moins d’importance selon l’histoire mise en scène.

Verdict : 7/10

Les princes d’Ambre de Roger Zelazni – Intégrale chez Folio SF

PRINCES D'AMBRESSollicitation : Il est amnésique. Il est l’un des neuf princes d’Ambre, ce monde dont tous les autres ne sont que des reflets. Son nom est Corwin et il compte bien vaincre ses frères pour monter sur le trône vacant.

Avis : et bien, et bien, voilà un cycle qui m’aura donné bien du mal ces dernières semaines. Le fait est que je partais avec un à priori positif puisque la série des Princes d’Ambre est relativement renommée auprès des lecteurs de fantasy pour ses nombreuses qualités, notamment les 5 premiers volumes qui composent ce premier tome et centrés autour du personnage de Corwin.

Comprenez dès lors mon malaise quand je me suis rendu compte…que je n’accrochais pas du tout, mais alors vraiment pas aux premiers livres. Entre une intrigue que je trouvais globalement confuse, des pouvoirs mis en scène de manière incompréhensible, un contexte global bien nébuleux, des personnages manquants de profondeur, une narration qui me perdait toutes les deux lignes et surtout un détachement dans la narration assez déroutant, il y avait de quoi m’aliéner en tant que lecteur.

Ces deux derniers éléments sont ceux qui m’ont le plus dérangés. Le style de Roger Zelazni ne m’a personnellement guère séduit, et notamment son usage excessif des points de suspension lorsque Corwin use de ses pouvoirs pour voyager dans Ombre. Et oui…quand on utilise…cet outil…tous les 3 mots…sur des pages…et des pages…bizarrement…cela énerve quelque peu…le lecteur…que je suis…et donne surtout…le sentiment…que l’auteur…était sous influence…lors de la rédaction…de ces passages…

Le second élément qui m’a réellement désarçonné en tant que lecteur dans les premiers volumes est sans doute le manque d’empathie que l’on peut avoir pour ce qui arrive aux différents personnages. Un exemple m’a particulièrement marqué dans le tome 1. Sans rien spoiler, les choses tournent assez mal à un moment pour le personnage de Corwin. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais disons qu’il le sent passer et pour un bon moment.

Et bien la manière dont les événements sont narrés de manière relativement expédiés fait qu’il aurait pu écrire à la place : “aujourd’hui, je suis allé cherché le journal. Le chien a aboyé. J’ai pensé un moment me promener, mais finalement je suis vite rentré.” cela aurait sans doute eu autant d’impact dramatique que le sort de ce pauvre Corwin.

De fait, ce n’est véritablement qu’à partir du volume 3 du cycle consacré au personnage de Corwin que la saga a commencé à m’intéresser, avant de réellement accrocher dans le tome 4 quand enfin, on commence à avoir des explications sur le pourquoi du comment, que les relations entre les personnages commencent à faire des étincelles et que l’univers d’Ambre dans son ensemble commence à nous révéler ses secrets.

Bref j’achève la lecture de ce cycle avec des sentiments partagés. Je conserve mes réserves sur les débuts, mais la seconde moitié se révèle bien plus réussie à mon sens.

Verdict : je ne vais pas donner de note car je sais que ce cycle est culte pour de nombreuses personnes,

Les derniers achats :

Rigante tome 2 de David Gemmell chez Milady
Blood song tome 1 de Anthony Ryan chez Bragelonne
Red Rising tome 1 de Pierce Brown chez Hachette Romans
Dangerous Women tome 1, anthologie de nouvelles par une collection d’auteurs très prestigieux sur le thème qui sert de titre, chez J’ai lu. J’étais attiré par la présence de Sanderson et j’ai craqué quand j’ai vu Abercrombie que j’adore + Butcher que je voulais tester. Mais pour l’instant, je découvre surtout Joe R. Lansdale au style bien rentre dedans ! Le second tome, avec uniquement des autrices cette fois, est sorti en janvier donc nous allons bien voir…

Sorties les plus attendues du mois prochain :

Martyrs tome 2 de Olivier Peru chez j’ai lu… s’il veut bien sortir…
La reine Rouge : le prince des fous de Mark Lawrence chez Milady
Les Seigneurs de Bohen de Estelle Faye chez Critic

A propos Sam 1676 Articles
Ce fan de Morrison donne ses conseils dans des guides de lectures

2 Comments

  1. Bonjour,
    Si tu as des réserves sur le premier cycle des Princes d’Ambre n’attaque surtout pas le second cycles qui est bien moins bon. Personnellement j’ai beaucoup de mal a juger ce premier cycle car c’est le premier livre de fantasy que j’ai lu, du coup j’y ai un attachement particulier.

    Merci pour la découverte concernant Magie ex libris tu m’as bien donné envie.

    Bonne journée.

    • Bonjour,
      oui, c’est ce que j’ai ru comprendre concernant le second cycle des princes d’ambre donc je m’en tiens éloigné…et puis ce n’est pas comme si les lectures manquaient !
      Pour magie ex libris, comme je l’indique, c’est parfait comme oeuvre de transition, un petit truc très sympa, qui se lit vite, qui est attachant, et bien écrit. La suite devrait d’ailleurs débarquer en VF en avril ou mai.

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