Unspoken VO : Buffy The Vampire Slayer saison 9 # 1

Crédits :

Scénario : Joss Whedon

Dessin : Georges Jeanty

Couverture :

– Couverture 1 : Jo Chen

– Couverture 2 : Steve Morris

– Couverture 3: Georges Jeanty

Editeur : Dark Horse Comics

buffyLa série : bon je vais pas vous reprendre le pitch non ? Buffy jolie fille, hérite de super-pouvoirs, casse du vampire, s’envoie du vampire (à l’occasion), buffy meurt (à plusieurs reprises), buffy revit (ça lui arrive), a des amis, des ennemis, …

Avis : après une saison 8 où objectivement Joss Whedon s’est fait plaisir avec des délires qu’il n’aurait pas pu financer sur la série TV, il a décidé à l’occasion de cette nouvelle saison de changer de perspective et de ramener le titre et ses personnage vers  leurs origines, et surtout vers leurs versions série TV.

Pour débuter cet épisode les scénaristes ont décidé de donner une vie un peu plus accessible à Buffy, donc plus d’armée à mener, non, retour à la jeune fille un peu paumée, avec des amis aussi paumés qu’elle, qui essaye de mener sa barque en assumant son devoir de tueuse tout en vivant avec le fait que son espérance de vie ne dépassera pas les 30 ans.

Et que fait-on quand on sait qu’on va mourir  jeune, et sans aucun doute de manière violente, voire passablement atroce en faisant un truc idiot genre sauver le monde ? ben on fait une fête à se retourner la tête ! Je ne vais rien vous spoiler mais disons que j’ai l’impression que les scénaristes se sont matés Very Bad Trip avant d’écrire cet épisode car la structure est assez similaire.

Scénario : en gros Buffy se réveille à poil, dans son lit avec la gueule de bois du siècle, et surtout se demande ce qu’elle fait là. Au début elle essaie de se souvenir ce qu’elle a fait lors de sa pendaison de crémaillère, et puis plus les souvenirs remontent plus elle se dit qu’elle a pas envie de se souvenir finalement. Sans rien dévoiler je peux vous rassurer en vous disant qu’il n’y a rien  de graveleux, enfin quand même un peu, mais rien de sordide en tout cas, on est dans le graveleux drôle pas dans le graveleux dégueu.

C’est d’ailleurs un peu le défaut de cet épisode, à la lecture et au fur et à mesure que Buffy remonte le fil de ses souvenirs, on se dit que tout cela contribue à une montée en puissance qui va déboucher sur la révélation que Buffy a fait quelque chose de très très vilain la veille avec le garçon/fille qui fallait pas, et que l’on va avoir une dernière page qui va nous asseoir par terre.

Rien de cela. En réalité les scénaristes ont fait le pari d’une certains légèreté dans le ton, et ont clairement préféré diriger ce premier numéro vers l’humour. Mais on fait aussi le point sur la vie tant de Buffy que de son entourage. Car oui la plupart de ses amis sont là : Willow, Xander et Dawn.  La famille en gros, le premier cercle,… et Spike.

13ucaEn même temps que l’on fait le point sur les gentils, on fait bien sûr le point sur l’autre côté ! et cette fois Whedon a décidé d’innover donc, pas d’anciens méchants recyclés, non du neuf, du neuf, du neuf, et tant mieux. Car qui dit nouveaux méchants, dit aussi nouveaux défis pour notre tueuse préférée. Enfin pas complètement puisque un méchant de la saison précédente réapparaît dans cet épisode.

Si la fin est assez déconcertante, et suscite un « uh? », je pense qu’il va permettre de confronter Buffy à une question qu’on se pose tous à son sujet « que va-t-elle faire de sa vie maintenant ? » car être serveuse ça va un temps, et sans faire insulte à ceux et celles qui excercent cette profession, mais Buffy mérite mieux.

Un bon départ selon moi, drôle, frais, moins choc que celui de Angel & Faith, mais qui revient aux racines de la série.

Dessin : Buffy déchirée. La première image du comic-book m’a fait hurlé de rire. Jeanty montre bien que même une tueuse peut se prendre une biture monstre et avoir du mal à s’en relever. Sinon, je le trouve plus inspiré que sur la saison précédente. Il faut dire que Jeanty a maintenant plus d’expérience avec les personnages.

Couverture : comme d’hab ma préférée reste celle de Jo Chen, mais dans l’ensemble toutes sont biens. Mais celle de Steve Morris, que l’on va revoir souvent dans le rôle de cover-artist dans les 2 ans à venir, est aussi particulièrement inspirée voire bien barrée.

Avis : 7/10 – Un très bon départ, qui plaira aux anciens fans comme moi, et est une bonne porte d’entrée pour les nouveaux.

A propos Sam 2061 Articles
Ce fan de Morrison donne ses conseils dans des guides de lectures

1 Comment

  1. Je viens de le lire, et MON DIEU QUE C’EST MOCHE !!!!!!

    Arg, désolé Sam mais les dessins, j’accroche absolument pas. Dessinée tour a tour comme une enfant ou comme une adulte, j’ai vraiment du mal.

    Sinon, niveau scénario, c’est sympa, heureusement ! J’irai voir le 2. 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.