Tops et Flops de la semaine

VO – Sorties  du 15 avril  2015 

TOPS DE LA SEMAINE

 

3 – Uncanny X-Men 33, de Brian Michael Bendis et Kris Anka. Alors que je bâchais son run sur All New X-Men hier, Bendis aime donc à me donner tort en sortant un bon numéro cette semaine… Bon, soyons honnête…statistiquement, cela doit arriver de temps en temps qu »il sorte un boulot mainstream correct. Je ne parle pas de ses trucs indé comme Powers, United States of Murder, etc que personnellement j »adore…Mais sur les Avengers ? les X-Men ? il faut tout de même rechercher un peu…

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Et c »est le cas ici, où le scénariste nous sort une histoire isolée, une one shot complet qui revient sur l »amitié Illyana /Kity…sur l »île des monstres. C »est tout simple comme histoire, mais si vous êtes un vieux fan des X-Men cela marche du tonnerre. Et surtout, cela permet de reprendre un peu son souffle, d »insuffler un peu de fraicheur après la dernière saga totalement interminable qu »a connu le titre…

Allez, plus que 3 épisodes et les X-Men sont des Inhuma…euhhh, je veux dire, 3 épisodes et Bendis est parti…

Note : 7/10

2 – Chrononauts 2, de Mark Millar et Sean Murphy. Et si vous aviez la capacité de voyager dans le temps couplé à l »incroyable faculté de vous foutre royalement des conséquences ??? je veux dire vraiment s »en contre battre les coucouniettes ! au point de vous taper les plus belles femmes ayant jamais existé, de monter vos propres petits royaumes ici ou là grâce à votre technologie et votre armement super avancé et surtout surtout …de faire une fête constante sur deux millénaires…

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C »est un peu le programme proposé par nos deux aventuriers, mis en scène par Millar et Murphy qui ont décidé comme les auteurs des X-Men de dire « Fuck it » à la préservation du continuum espace temps et toute vie ayant jamais existé…Cette série ne devrait durer que 4 épisodes, et les auteurs ont donc décidé de rendre un travail avant tout fun qui fait passer un bon moment au lecteur.

Donc débranchez votre cerveau et savourez.

Note : 8,5/10

1 – Magneto 17, de Cullen Bunn & Gabriel Hernandez Walta. Wow…je ne dis pas cela souvent, mais voilà un travail réellement impressionnant. Encore une fois Magnus doit faire face aux démons de son passé. Non seulement sous la forme de son tourmenteur nazi réincarné mais aussi sous la forme de son travail pour refondre Genosha comme un havre pour les mutants.

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A ce jour cela représente son plus grand échec. 16 millions de mutants morts sous sa direction…et quelques-uns s »ajoutent à la liste à la conclusion de ce numéro…On savait Magneto prêt à beaucoup de choses pour réaliser ses ambitions. Avant ce numéro, on avait encore rien vu.

Encore une fois Cullen Bunn parvient à développer son personnage de manière impressionnante, en l »amenant sur des routes inattendues et en le forçant à faire des choix toujours plus limite…mais y-a-t-il encore un limite ???

NdFlo : Lisez ce comics pour vous rendre compte à quel point la colorisation est importante. Jordie Bellaire démontre tout son talent, dans la manière dont les tons de gris et le rouge sont utilisés. Exceptionnel!

Note : 9/10

LES BONNES SURPRISES DE LA SEMAINE

– Runlovekill 1, de Jon Stuei & Eric Canete. Il est difficile de vraiment résumer l »histoire de cette nouvelle série Image qui a débuté la semaine dernière. En effet, très peu d »informations nous sont délivrées tant sur l »univers que les personnages dans cet épisode…et pourtant cela fonctionne terriblement bien.

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On suit une jeune femme au passé trouble qui essaye de fuir une cité en train de réaliser un gigantesque mur pour s »isoler des nations étrangères perçues comme des ennemis. La ville en elle même est plus une prison qu »autre chose, où les citoyens sont en permanence sous surveillance.

Je ne sais pas trop où les auteurs vont avec tout ça…mais j »ai diablement envie de le découvrir ! avec le peu d »informations fournies, ils arrivent à aguicher les lecteurs comme des pros.! Image dispose déjà d »un pool de séries versées dans la SF et je reste vraiment agréablement surpris de constater que malgré la myriade de titres déjà proposés dans cette veine, ils parviennent encore à proposer des séries toujours différentes et jamais redondantes.

Note : 8/10

DÉCEPTIONS DE LA SEMAINE

Il est parfois difficile de qualifier un titre de flop car il a tout de même des qualités.. Des titres qui ne sont pas des bides monstrueux mais qui clairement ne sont pas exceptionnels.

– Bloodshot Reborn 1, de Jeff Lemire & Mico Suayan. En général, quand Jeff Lemire signe un comic-book, cela vaut au moins le coup d »œil…mais je commence à me demander s »il ne signe pas un peu trop de choses ces derniers temps, car voilà un premier épisode assez plat dans l »ensemble, très peu entraînant et surtout qui ne donne pas vraiment envie de lire la suite.

Bloodshot- Reborn
Sur le fond, il y a bien évidemment le problème, de l »univers. Je ne suis guère un fan de l »univers Valiant et de ses personnages et Bloodshot, de son nom à ses capacités, en passant par son passé sent vraiment trop les années 90 et surtout un certain canadien griffu marvelo-canadien…

Non mais sérieusement : une fausse mémoire implantée pour être plus serviable ? des capacités de régénération hors norme, traité comme une arme sans âme …? et Jeff Lemire ne fait rien pour diminuer ce sentiment de lire un sous Wolverine sans griffe…

La seule bonne chose de ce premier numéro est sans aucun doute, le trait impressionnant de Mico Suayan. Son style très réaliste fonctionne à plein tube et chaque page est réellement bluffante.

Note : 6/10 .

FLOPS DE LA SEMAINE


Note : /10

LIVRES

– La ménagerie de Papier de Ken Liu publié chez Bélial. Sorti en début de mois en France, la Ménagerie de Papier faisait partie des livres que j »attendais le plus en ce début d »année, principalement en raison de la renommée grandissante de son auteur, Ken Liu.

Couronné de nombre de prix au fil de sa carrière, il s »agit là de son premier travail publié en France, du moins en livre puisque quelques-unes des ses nouvelles ont trouvé le chemin de revues spécialisées.

Ménagerie de Papier

Le livre est un recueil d »une vingtaine de nouvelles représentatives du style et des sujets de prédilections de l »auteur. Assez peu de fantasy, alors que Liu touche essentiellement à la SF et notamment de l »utilisation de la technologie. Mais ce n »est là qu »un aspect presque secondaire de son travail.

J »avais de grandes attentes pour ce livre et autant le dire, c »est une belle claque que j »ai reçu, car pour une fois un ouvrage a largement dépassé tous online casino mes espoirs. Chaque nouvelle, quelque soit le thème abordé se révèle toujours construite avec intelligence et finesse. Pas de récit épique ou grandiloquent ici, alors que Liu va surtout s »intéresser à la vie de personnages, leurs relations,…

La thématique qui revient de manière régulière est sans doute la communication entre individus, des formes qu »elle peut prendre, ses limites, ses obstacles, de la difficulté de tisser des liens et de les maintenir malgré le temps et les changements en particulier au sein de la cellule familiale.

La plupart des nouvelles m »ont soit profondément touchés, soit interrogés, soit fait éclater de rire.

Dans le premier cas, je diras que la nouvelle justement intitulée la ménagerie de papier m »a personnellement donné envie de chialer et d »appeler ma môman pour qu »elle me fasse un calin comme si j »avais à nouveau 3 ans et que j »avais bobo…Outre les relations familiales, Liu s » intéresse aussi aux difficultés rencontrées par les familles mixtes quand un des membres vient d »un pays à la langue et culture complètement différente.

Dans le second cas, il y a sans doute la nouvelle « Faits pour être ensemble » qui s »intéresse à l »intrusion de plus en plus grande des technologies de partage d »information dans nos vies, de leur impact sur notre libre arbitre et qui pointe assez judicieusement la manière dont l »humanité est en train « d »externaliser » une partie de sa mémoire sur le net. Assez bizarrement après l »avoir lu j »ai eu une furieuse envie de faire disparaître mon « moi virtuel » à grande vitesse…

Dans le dernier cas, je pense notamment à la nouvelle Golem au GMS, où une petite fille chinoise de 6 ans se voit contacté e …par Dieu, qui apparemment n »a personne d »autre sous la main pour stopper la propagation de rats porteurs de maladie…

Sauf que la gamine qui découvre au passage sa judaïté, ce qui n »est pas banal quand on est une petite fille chinoise… a bien l »intention d »aborder le sujet avec le plus grand sérieux au grand désespoir d »un Dieu complètement dépassé…ces quelques pages sont juste hilarantes et composent une respiration bienvenue dans une suite d »histoires émotionnellement riches.

On pensera aussi à la Plaideuse, qui s »intéresse à une jeune avocate qui tente de succéder un père à la réputation légendaire dans le cadre de la Chine Impériale. Il est assez amusant de voir se glisser un polar tout simple dans toutes ses nouvelles la plupart du temps situées dans le registre SF.

On plonge vraiment dans la SF avec les dernières nouvelles du recueil. Si la plupart des autres textes sont complètement indépendants les uns des autres, Belial a choisi de regrouper en fin de tome 3/4 nouvelles situées dans le même univers, où l »espèce humaine a du quitter la Terre et a commencé à se répandre dans un nouveau système.

Liu y explore différents sujets, de la survivance des nationalités terrestres, de leurs cultures, de leurs identités une fois la planète mère disparue.

De manière générale, le thème prédominant dans tous ces textes est sans conteste l »identité. De sa formation, sa vie, sa survivance. Le rôle de la mémoire dans son existence est exploré de manière variée. On en vient à douter de sa propre mémoire en lisant ces textes, en raison de son caractère forcément fluctuant, altéré par l »expérience. Dès lors, comment quelque chose d »aussi fragile, altérable peut-il servir de base à l » identité stable de tout individu ?

De toute évidence, le thème est cher à Liu en raison de son propre parcours. Né chinois, sa famille a émigré aux USA dans sa jeunesse et il porte en lui les deux cultures. Sous cet angle on peut comprendre que nombre des nouvelles ont un caractère autobiographique important. Liu a sans doute du lutter pour se former une identité capable de marier son héritage chinois et sa vie dans une Amérique à la culture complètement différente,  ultra dominante et d »une puissance ahurissante.

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Enfin, je préciserai qu »aux USA, Liu est passé de la nouvelle au roman avec la série The Grace of Kings et les critiques dithyrambiques et le pitch (qui s »inspire de ascension de la Dynastie Han dans un cadre Fantasy) qui m »intéresse au plus au point, font que j »espère qu »il trouvera assez vite le chemin de notre beau pays.

Note : 9.5/10 – l »un des meilleurs livres que je me suis envoyé cette année !

 

SERIES TV

 

– Games of Thrones Saison 5 Episode 1

Ouhhhh qu »il a été difficile de s »y remettre ! Dans les commentaires du Top et Flop de la semaine dernière, j »ai vu que je n »étais pas le seul à avoir éprouvé des difficultés à replonger dans le monde de Westeros.

GoT

Après tout un week-end à mater les 13 épisodes de la première saison de Daredevil,  j »ai ressenti des résistances dans mon cerveau pour passer à un univers complètement différent avec tellement de personnages (bien que la liste diminue d »année en année…). Et ce alors que j »apprécie de plus en plus  la série avec chaque saison.

Cela a été souvent dit, mais les showrunners ont eu la bonne idée de « lisser » en grande partie l »œuvre très, trop fournie, de Martin afin de présenter quelque chose de sans doute mieux construit, ou du moins qui donne l »impression de ne pas partir dans tous les sens sans direction claire.

C »est là une critique qui revient souvent sur l »œuvre originale. A savoir que l »auteur n »a cessé de rajouter des personnages, des sous intrigues et a délaissé le développement de l »histoire principale se perdant peut être aussi un peu au passage.

Les contraintes du show TV, avec un nombre restreint d »épisodes par saison et l »idée d »achever tout cela en 7 ans, les ont poussé à compresser des choses, abandonner les sous intrigues trop anecdotiques et se concentrer en fait sur l »essentiel…

Avec ce premier épisode, le show se contente essentiellement de replacer les pions sur l »échiquier. Après 9 mois d »absence, ce petit rappel est utile car même si la saison 4 était exceptionnelle et a vu l »intrigue non seulement avancer à grands pas mais aussi aller sur des chemins inattendus, avec des morts de personnages de premier plan, entre temps, il y a eu 4 milliards d »autre chose qui sont venus occuper mon/nos cerveaux.

Au final, l »épisode se résume à cela : revenir sur la situation des personnages encore en vie, et poser les bases des intrigues qui vont occuper l »année. Bien que pour certains, cela n »apparaisse pas encore de manière claire.

Au rang des choses les plus attendues de mon côté en tout cas : que Daenerys reprenne le contrôle, parce qu »on sent qu »elle est dans une situation des plus vulnérables, le devenir de Tyrion avec notamment une rencontre annoncée très attendue et bien sûr la situation dans le Nord entre Stannis bien décidé à reprendre le royaume et Jon Snow et la garde de nuit attendant encore les White Walker (ça fait juste 3 ans qu »ils devraient être là…ils ont du rater leur correspondance…je vois que ça comme explication. ).

Et bien entendu, je pense que nous attendons tous que ces XXX de XXX de Bolton qui ont pris Winterfell crèvent tous de manière ignoble. S »il vous plait si vous voulez que la saison 5 soit appréciée, faites crever ces traîtres sadiques de Bolton…

Note :  8/10 – un bon rappel, mais il va falloir relancer la machine assez vite, car dans l »ensemble l »épisode était assez léger et remarquablement lent.

A propos Sam 2116 Articles
Ce fan de Morrison donne ses conseils dans des guides de lectures

3 Comments

  1. « un premier épisode assez plat dans l’ensemble, très peu entraînant et surtout qui ne donne pas vraiment envie de lire la suite. »

    Décidément, on a vraiment pas lu la même chose.

    Et « une fausse mémoire implantée pour être plus serviable ? des capacités de régénération hors norme, traité comme une arme sans âme …? et Jeff Lemire ne fait rien pour diminuer ce sentiment de lire un sous Wolverine sans griffe… »

    Non mais là, soit tu n’as pas compris, soit c’est de la mauvaise foi : le perso n’a justement PLUS RIEN d’un Wolverine avec Jeff Lemire ! Il n’a plus ses pouvoirs !… A la limite, le comparer au Punisher avec son syndrome post guerre du Viet Nam, oui, complètement même… Mais Wolverine ?! C’était l’ancienne version ! Justement, c’est intéressant de voir comment Lemire prend ce perso complètement à contre emploi pour en faire un truc totalement différent !

    Et contrairement à l’univers Marvel, ici, chez Valiant, un changement peut s’inscrire dans la durée !

    Perso, je suis conquis et j’encourage les lecteurs à allez voir ce titre et, peut être, se mettre à Valiant. C’est un point d’entré… Et nul besoin de connaitre ou être fan de cet univers !

  2. Ah, et rien à voir mais :

    « Im not a politician, I am a queen. »

    « Effectivement Daenerys, tu ne sers à rien. Un politicien agit, toi tu regardes et tu subis ! »

    Mon dieu, je déteste toujours autant ce personnage. Le jour où son dragon la crame ou la bouffe, je me marre ! ^^

    • Pour moi l’intérêt du personnage est justement remonté (je précise que je n’ai vu que les deux premiers épisodes pour l’instant) car j’adore la détester, je trouve ça intéressant de la faire tomber dans un complexe du messie et de voir le pouvoir lui échapper par ses gaffes d’adolescente idéaliste.

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