ComixWeekly #225

Les reviews de la semaine comics

BitchPlanet1

Au sommaire de notre 225ème ComixWeekly, les reviews des sorties VO de la semaine avec du Marvel, de l’indé et du DC sans oublier une sélection des TPB sortis cette semaine. Retour d’Axis, suite de Spider-Verse, arrivée de Spider-Man and the X-Men et des annuals façon Bendis, le programme Marvel est chargé, surtout quand l’on part en débat en plein milieu. Un autre débat émergera avec la sortie de Bitch Planet chez Image puis nous irons voir la nouvelle série The Valiant. Enfin Batman Eternal nous abreuve toujours de notre dose de Chevalier Noir hebdo.

Le générique de ComixWeekly est interprété par The Bilbocks et tiré de leur album Public Domain Storytelling que vous pouvez retrouver sur leur site en cliquant ici.

Comme toujours, n’hésitez pas à partager cette émission et à nous donner votre avis dans les commentaires ou encore en nous envoyant un mail à l’adresse podcast@comixity.fr ou via le formulaire de contact. Just listen to it 😉

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02:22 – Marvel
Axis #7 / Amazing Spider-Man #11
Uncanny X-Men Annual #1 / Thor #3
Avengers World #16 / Spider-Man and the X-Men #1
Guardians of the Galaxy Annual #1
Death of Wolverine : Logan Legacy #6 / Avengers #39
TPB

44:58 – indé
Bitch Planet #1 / The Valiant #1
Punks #3 / Walking Dead #135
John Carter #2 / Lady Demon #1
TPB

85:30 – DC
Batman Eternal #36
TPB

A propos Steve 1152 Articles
A l'origine du projet, chroniqueur sur tous les podcasts, c'est également à lui que revient la lourde et ingrâte tâche de l'enregistrement et du montage des émissions.

20 Comments

  1. Pour info, Marco Failla a dessiné le premier tome de la BD Hero Corp pour Soleil… Donc le côté humoristique du dessin semble bien lui correspondre.

  2. Je vais troller, mais a vous entendre vous etes victimes de l’odieuse propagande matriarcale de KS Deconinck : p

    Perso, son message m’enerve pas, je le vois comme une expression plutot qu’une accusation envers le lecteur; on peux evoquer une cause ou des problemes sans pour autant s’adresser uniquement aux responsables des dit problemes. Perso, j’ai jamais pratiqué de torture,mais c’est pas pour ca qu’une pub d’Amnesty international va m’enerver sous prextexte que j’en suis pas coupable.Pareil pour la prevention routiere, alors que je conduis pas.

    Je pense que tout dialogue et debat a ce sujet serait plus calme et constructif , si on arretait de se poser en victime dés qu’une feministe eleve un peu la voix ou commet des erreurs dans son discours.

    Desole si ca fait pere la morale, ce n’est pas le but, je me dis juste que les femmes ont encore des raisons de raler, et que s’en offusquer ne fera pas evoluer l’histoire, et qu’une feministe a coté de la plaque ne signifie pas,par defaut, que toutes les autres le sont aussi.

    • Oui mais… Une pub pour Amnesty International ne vient pas s’incruster dans ma lecture, donc ne me dérange pas.
      Pareil pour la prévention routière.

      C’est la GROSSE différence. Je veux lire des comics, avec des histoires qui me font voyager… Pas entendre des discours sur le féminisme, Amnesty International ou la prévention routière. (sauf si ça servait vraiment l’histoire, mais attention à ce que ça ne devienne pas un truc rabâché à longueur de pages)

      KS Deconinck pense et fait ce qu’elle veut… Mais à partir du moment où je lis ses comics, ses idées sur le féminisme, ça ne me regarde pas. De même que je n’ai pas à savoir si untel préfère manger tel ou tel chose, vote à gauche ou à droite, ou pratique tel ou tel loisir durant son temps libre. Je m’en fiche.

      Sur une page, parceque ça va servir l’histoire ou faire progresser un personnage, oui. Mais à longueur de comics, non pas pour servir l’histoire ou pour travailler un perso, mais pour nous faire ingurgiter ses idées… NON. Mais vraiment, 1000 fois non.

      • Ah, et aussi du reste : rien à voir non plus, selon moi, entre des opinions personnelles, et une cause importante comme Amnistie Internationale, ou quelque chose d’intérêt générale comme la sécurité routière…

      • Je comprend et je respecte ton opinion la dessus, on cherche tous des trucs differents dans les comics. Je t’avoue que pour moi que ce soit du Deconinck ou du Miller, j’ai pas la sensation qu’ils tentent de nous faire ingurgiter leurs idées, mais juste de les exprimer, qu’on soit d’accord avec ou non, vu que d’ailleurs ca donne l’occasion de parler des sujets qu’ils evoquent.

    • Je n’aurais pas dis mieux, Loïc, heu Cervooo.

      Dire qu’on a pas besoin de parler des idées féministe (a.k.a « bon sens » mais visiblement pas pour tout le monde) sous pretexte qu’on est au courant est un peu limite selon moi. On peut pas reprocher à un auteur d’insuffler ses idées dans une histoire, d’autant que cette-ci est 100% féministe dans le fond et dans la forme. Le postulat, le monde créé dans ce comics tourne autour d’idées féministes, et c’est un pas bien plus important que juste faire une série « avec un personnage féminin fort » (c’est très bien mais ce n’est généralement pas suffisant pour considérer un comics comme conforme aux idéaux féministes).

      Les réactions de Steve et Bunny m’ont un peu fait hurler en les écoutant. Je regrette de ne pas avoir pu le lire et participer à l’émission du coup.

      • « On peut pas reprocher à un auteur d’insuffler ses idées dans une histoire, d’autant que cette-ci est 100% féministe dans le fond et dans la forme. »

        Eh bien… Si, on peut.

        Allez tiens, on va prendre un exemple tout bête, moins dramatique : savoir que l’auteur aime le chocolat. Perso, je m’en fout. Qu’il nous partage sa passion du chocolat, à la limite, si ça va servir le propos de l’histoire, pourquoi pas (mais il faut être balèze, car ça va vite être redondant, aussi bien ça qu’autre chose), mais en revenche qu’il le fasse (comme c’est un peu le cas ici) avec l’intention de nous CONVAINCRE QU’IL A RAISON D’AIMER LE CHOCOLAT, oui, ça me dérange.

        Il y a une différence entre aborder un sujet et laisser la réflexion au lecteur, et poser ses idées dans une histoire comme « vérité absolue ».

        Et j’ai envie de te dire, à plus forte raison si elle est à 100% féministe : il aurait été autrement plus intéressant, et certainement bien plus DIFFICILE, donc louable, d’écrire un personnage féministe sans pour autant être féministe/être convaincu par ce point de vue, que d’écrire un personnage qui va être la traduction sur le papier de ce que l’on est/pense.

        Si justement, l’afterthought eut été « et de sur crois, je ne suis pas féministe pour 2 sous », j’aurais dit bravo. Car là, il y aurait eu une vrai recherche de construction d’un personnage autour d’un thème qui n’est pas forcément ce que pense l’auteur.

        Par exemple, je ne pense pas que Cullen Bunn soit aussi torturé/borderline que Magneto/Sinestro, mais il parvient à livrer un travail convaincant sur ces 2 persos sans pour autant forcément « être en accord » avec eux dans la « vraie » vie.

        Ce que je reproche à Bitch Planet, ce n’est même pas le propos, à la limite, le chocolat, ou le féminisme, ou autre chose, qu’importe, non, ce que je lui reproche c’est de transpirer des opinions personnelles. Opinions qui ne regardent, et engagent, que la personne concernée mais qui ne devraient pas forcément entrer en ligne de compte dans les comics. (Ou alors, sur quelques pages seulement comme il arrive à certains auteurs de le faire parfois…)

        Pour prendre un dernier exemple concret : on reproche souvent à John Byrne d’avoir des positions très extrêmes… Perso, ça ne m’a jamais dérangé. Pourquoi ? Parceque jamais je ne l’ai perçu à la lecture de ses comics, et c’est tout ce qui m’importe. Le jour où je sentirais qu’il dépasse la limite dans ses histoires, je me raviserais. Mais jusqu’à maintenant, s’il on ne m’avait pas dit ça, je n’aurais aucune raison d’imaginer ces choses à son propos. (Du reste, tout cela n’est peut être que rumeur éhonté… Et en vérité, je m’en fiche. Je le dis souvent, il faut selon moi séparer l’homme/la femme de son oeuvre)

        Pour moi, un vrai bon auteur est un auteur qui va certes me raconter de bonnes histoires, mais pour lequel, au final, je ne serais pas à même de dresser son portrait psychologique, savoir ce qu’il aime, etc. Ce type d’auteur là, pour moi, est un exemple car il est capable d’écrire en se détachant de ce qu’il pense/est. Et c’est un exercice autrement plus complexe, délicat, et donc louable.

      • L’auteure essaie pas de te convaincre.

        Je vais pas te faire l’affront de te donner une définition du féminisme, je pense que c’est à peu près acquis pour tout le monde. Non?

        Le féminisme c’est pas être une lesbienne poilue qui déteste les hommes. C’est juste être pour que les femmes et les hommes soit égaux en droit et dans la société, qu’elles puissent faire leurs choix en conscience sans que la société, largement patriarcale, ne la mette dans des cases. Ca semble être du sens commun. Qui, à part le dernier des machos, serait contre ça?

        Je pense juste que beaucoup de gens ont une idée erronée de ce qu’est le féminisme.

        On peut reformuler le postulat de Bitch Planet dans un vocabulaire compatible avec ce que tu dis :
        la thématique de ce comic est : les inégalités de genres, mises en scène dans un contexte de science-fiction. Voilà. Ca aurait pu être un comics qui parle du chocolat à l’époque médiévale si tu veux, mais ça parle d’inégalités de genres.

        Si tu te sens agressé que ce comics ait ce thème là, il y a un soucis, non?

        C’est juste le thème du comics, [SPOILER]un monde futuriste dominé par les hommes et qui imposent aux femmes leur vision et leurs règles (finalement c’est juste une exagération à l’extrème, du monde dans lequel on vit, mais c’est voulu, d’où le ton très film d’exploitation qu’on retrouve sur les covers également) , où on envoie les « non-compliant » dans une prison spéciale [/SPOILER]. Voilà. Je vois pas ce qu’il y a de mal. En lisant Bitch Planet je ne me suis pas senti agressé dans ma masculinité…

  3. Je me demande Steve si tu n’as peut-être pas amalgamé plusieurs références pour arriver à cette vision de Spider-Werewolf :
    – les transformations de Spider-Man en Spider-Lizard : http://2.bp.blogspot.com/_LLNy32Hn3ao/TSue7I_8NPI/AAAAAAAAD9Q/tAdMZuh2L5E/s1600/SpectacularSpider-Man040.jpg
    – ou en Spider-Hulk : http://static.comicvine.com/uploads/scale_large/0/4/30083-3519-33444-1-web-of-spider-man.jpg
    – le Spider-Man loup-Garou qui apparaît dans la dernière page de la mini-série Marvel Zombies vs The Army of Darkness : http://img2.wikia.nocookie.net/__cb20091213203806/marveldatabase/images/f/ff/Peter_Parker_(Earth-7085).jpg
    – l’inénarrable saga Capwolf de 1992 : http://raritycollectibles.co/media/images/captain-america-406.jpg
    – le loup-garou blanc fait évidemment penser à Man-Wolf : http://clzimages.com/comic/large/ea/ea_70014_0_MarvelTeamUpVol137SpiderManand.jpg
    Après si ça se trouve il y a bien eu un Spider-Man loup-garou blanc, avec tout ce qui est déjà sorti sur le personnage…

    Le mystère de la perception du temps de la Thor féminine est très facile à percer : il s’agit des fameuses minutes de Namek, comme lorsque Freezer prévient qu’il ne reste plus que cinq minutes avant que la planète n’explose et que cela s’éternise sur plusieurs épisodes !

  4. Votre critique de bitch planète me semble vraiment limite. Pourquoi vous livrer à une invective aussi nombriliste et vous défendre précisément d’être misogyne.

    C’est loin du but d’une review selon moi. L’auteur tient un propos politique dans l’afterthought, elle en a la droit tout comme Matt fraction donne des conseils de sexologie dans cette partie avec sa série sex criminal.

    Le scénario de bitch planète me parait intéressant car on enferme des cas particuliers dans cette prison ( des femmes ne répondant pas a une norme ). De plus Le feeling du comics fait très année 90 avec ces bastons. Ce début d’intrigue sur les raisons de l’emprisonnement de l’héroïne couplé aux scenes d’ actions fait de bitch planète une série singulière qui devra se justifier au numéro 2.

    Dommage de ne pas pouvoir dépasser l’invective de l’auteur et de perdre votre capacité a analyser la proposition du comics.
    Et c’est plutôt la ou je vous attendais

    • Mais il y a deux choses distinctes : la critique de ce premier numéro d’abord, puis ensuite seulement, Steve et moi avons réagi et débattu sur la place de cette « afterthought ».

      Aussi, je te retourne ton argument : pourquoi ne devrions-nous pas donner notre opinion là dessus aussi, si cela provoque une réaction/un débat ?

      J’ai donné mon impression sur ce titre : pas mauvais, mais ce n’est probablement pas un thème qui m’accroche, tout simplement. De plus, ce thème en particulier appelle un certains nombre de clichés… Reste un twist surprenant. A voir donc. Tout cela, j’en parle avant d’adresser la partie plus « opinion personnelle de l’auteur » dans un second temps. Et, à partir de là, ce n’est plus la review de l’histoire à proprement parler.

      Tu nous reproches de ne pas « dépasser l’invective de l’auteur », mais cela est en dehors de la proposition du comics. Après, tu peux ne pas être d’accord avec ce que l’on dit sur le fait d’exprimer ses idées politiques dans des comics. Mais c’est un vaste débat au delà du comics.

      • Ben , c’est assez logique qu’elle joue et etale des clichés dans ce comics; vu que le concept meme de la serie est un cliché representatif d’une epoque americaine. Je veux dire, c’est un peu comme si tu reprochais aux films austin powers de montrer des clichés a la james bond.

        Apres,reste a voir comment elle va developper ces clichés et ce qu’elle va exprimer avec, on est juste au numero un.

        Pour ma part de toutes facons, j’arrive pas a en vouloir serieusement a un titre aussi volontairement over the top, et je pense que c’est ca qui m’a surpris dans votre review; l’impression que vous le preniez autant au serieux,voir comme une sorte de « propagande ».

  5. « Pour ma part de toutes facons, j’arrive pas a en vouloir serieusement a un titre aussi volontairement over the top, et je pense que c’est ca qui m’a surpris dans votre review; l’impression que vous le preniez autant au serieux,voir comme une sorte de « propagande »

    Je ne vais pas m’exprimer pour Steve, mais en ce qui me concerne (et c’est je crois ce que je dis dans le podcast), l’histoire n’est pas mauvaise, pas inintéressante, mais le coté « propagande » vient surtout après, dans la postface, et du coup accentue vraiment certains aspects sur lesquels je serais passé sans ce « militantisme » à la sortie.

    Voilà, en gros le problème que j’ai avec Bitch Planet : c’est un comics militant. Eh bien moi ça me fait chier. Tout simplement. Lorsque je lis des comics, c’est pour me divertir… Donc tous les discours militants, et ce QUEL QU’IL SOIT, me soûle au plus au point. Après, c’est peut être juste moi, mais il y a un moment pour tout.

    • Je pense pas que ce soit juste toi, on a chacun des attentes et gouts differents, et heureusement.Pour moi, si un comics arrive a apporter un message militant, c’est la ptite cerise en plus sur le gateau.

      Au dela de la vanne, je te critiquerais jamais serieusement pour avoir un gout different du mien 😉

      Le truc que je trouve particulier dans ton opinion par contre, c’est qu’a tes yeux, lorsqu’un auteur exprime un message, tu en parle comme s’il te l’imposait, comme si il avait le but volontaire voir forcene de te « convertir », la ou moi je vois juste quelqu’un qui utilise en partie son opinion comme inspiration afin de l’illustrer. Ce qui est comprehensif ( voir logique d’un point de vue inconscient ) pour un auteur.

      • « tu en parle comme s’il te l’imposait, comme si il avait le but volontaire voir forcene de te « convertir »  »

        Exactement. Alors que d’un : nul besoin de me convaincre d’un truc qui pour moi est une évidence, du bon sens !
        Et ensuite, c’est une question de dosage : là, c’est à longueur de pages, avec comme tu le disais ce monde qui appelle en plus aux clichés, donc ça n’aide pas le propos, au contraire, ça l’alourdit terriblement.

  6. @Flo

    « L’auteure essaie pas de te convaincre. »

    Si à la fin elle n’essaye pas de nous convaincre… Alors, bon, moi je suis champion d’haltérophilie. ^^ »

    Ensuite, sur le « féminisme »… Je ne sais pas ce que je dois faire pour que tu ne me sortes pas la carte du « ah bah si tu t’es senti agressé…Blablabla… Tu dois être un peu macho… Ta masculinité en a pris un coup… »

    Où AI JE DIS ça ? Sérieusement. Je n’ai jamais été « agressé » par qui que ce soit à la lecture de ce comic… (Sauf peut être par des lecteurs pas d’accord justement avec mon point de vue 😉 )

    Là, c’st sûr, à lire ta réponse, effectivement, j’en suis même convaincu moi même… Je suis un gros macho blessé et je n’ai rien compris à ce qu’est le féminisme ! lol

    Sauf que, tu me prêtes des arguments que jamais je n’ai prononcé. Et tu vois, c’est peut être ça aussi le problème que j’ai eu avec KSD : cette capacité à affirmer que « sisi, vous êtes comme ça dans le fond, et vous refusez de le voir ! ». Je n’aurais pas pu en faire plus brillante démonstration que tu ne viens de le faire. Et, de sur-crois, je ne me sens mais absolument pas concerné.

    Ensuite, sur sa démonstration en particulier :

    « Le féminisme c’est pas être une lesbienne poilue qui déteste les hommes. C’est juste être pour que les femmes et les hommes soit égaux en droit et dans la société »

    C’est aussi ma définition… Et du reste, je ne me sens pas « féministe » pour autant. Pour moi, c’est juste une question de bon sens et d’éducation ! Rien à voir avec du militantisme ou des idées qui se revendiquent d’un « mouvement », sur lesquelles je devrais mettre un mot. Je pense cela parceque c’est JUSTE, point final. Et après, lorsque je lis KSD, ce serait plutôt : « Girls Power : les filles, prenez le pouvoir… Car tous les hommes sont des frustrés qui ne pensent qu’avec leurs « bip » « . C’est comme ça que je lis sa postface.

    Ensuite… Le comics en lui même, il y a un truc assez incroyable par apport à ce que tu donnais de la définition du féminisme qui est censé prôner l’égalité des sexes :

    Cite moi un personnage masculin dans Bitch Planet qui ne soit pas un corrompu, un violent ou un pourri ??!! C’est bizarre, mais je n’en trouve pas un seul. Dans cet univers, l’homme exploite la femme, ou la trompe, ou l’enferme… Bref, l’oppresse, lui met une muselière etc.
    Si c’est pas une traduction des idées de l’auteur, c’est quoi ? Et où est l’égalité là dedans ?

    A la limite, si elle ne faisait pas l’apologie du féminisme à la fin, et donc, que je ne n’avais aucune idée de ses opinions, je me dirais qu’elle a juste envie d’un univers où ce type de clichés sont légions, même si c’est un peu « lourd »… Mais à la lumière de tout ce qu’elle révèle, ça sonne plus comme une sorte de démonstration qui du coup part dans l’absurde, voire limite le ridicule.

    Ne serait ce que la couverture : « Caged and Enraged »… Si c’est pas un message « bien lourd » pour « On nous oppresse, libérons nous de nos chaines ! » et remplacer le « Are you man enough ? » par « Are you woman enough ? ». -_-

    Ce serait écrit par un homme, on dirait : « holàlà, que c’est lourd ! Ce que ça manque de finesse ! »… Et justement, un peu de finesse dans ce monde de brute… Ce serait pas mal non ? Surtout pour une auteure ! 😉 (Peut être pour la suite… lol)

    • Ce que je met en cause, c’est que dans ta ménière d’en parler, on a vraiment l’impression que tu te sens agressé dans ta virilité, comme si c’était prarce que une auteure parle de ce sujet, tu lui tombes dessus à bras raccourci. C’est vraiment cette réaction violente qui m’a fait réagir, parce que je l’ai trouvée vraiment exagerée. Je rejoins effectivement Cervooo sur son dernier commentaire, et je trouve pas lourd, mais plutôt malin parce que je trouve que ça n’avait jamais été fait auparavant de retourner ce cliché (le « Are you WOMAN enough » m’a fait marré). On a souvent parodié les fims d’exploitation, mais pour renverser les codes de cette manière non.

      Donc je respecte tout à fait le fait que tu n’ai pas envie de voir des idées personnelles dans un comics, c’est surtout ta réaction épidermique qui m’a fait sursauter…

      Dernier point que je voulais évoquer, plus généralement sur le féminisme de ce comics (Bunny ne t’énerves pas, ça ne t’es pas particulièrement destiné…) :

      L’ironie je trouve, c’est que dans l’article à la fin, l’auteur témoigne justement de la réaction de certains étudiants quand elles vient enseigner le genre à l’université, et qui pensent que le féminisme est mort dans les années 70 et qu’il n’y a plus rien à faire, comme si c’était gagné… Et elle argumente pour contrecarrer ce sentiment.
      Et c’est justement ce que Steve pensait quand il s’écriait « c’est d’un autre age! ».
      Il y a encore du boulot avant que les gens se rendent compte du chemin à parcourir… Les atteintes au droit à l’avortement un peu partout dans le monde, les femmes mutilées, les violences conjugales, la sexualisation à outrance dans les médias, la mysoginie et la culture du viol dans un paquet de milieu (geek, jeux vidéos, le récent gamergate et les menaces envers les quelques femmes dans le milieu qui osent s’exprimer…), la pression des hommes devant se soumettre aux critères de virilité imposés par la société,… bref je pourrais y passer des heures… tout ça n’est pas « d’un autre age », les problèmes sont un peu partout. C’est une chose de penser que le féminisme c’est du bon sens (et c’est très bien Bunny que tu penses ça, et je pense qu’on est d’accord), c’est une autre de penser que ce bon sens est acquis partout et que parce qu’on pense ça, le monde pense comme nous. C’est très très très loin de la vérité malheureusement :(.

      Voilà, pour conclure mon monologue moralisateur chiant, désolé, un dernier message d’espoir : http://youtu.be/hg3umXU_qWc

      • Ah oui, mince, j’oubliais :

        « c’est une autre de penser que ce bon sens est acquis partout et que parce qu’on pense ça, le monde pense comme nous. »

        Pense tu vraiment que ceux qui sont concernés vont acheter Bitch Planet ?… Honnêtement, je doute.

  7. Mais Bunny,c’est un titre qui fait reference a un genre de film ultra stereotypé, evidement qu’il ya des clichés bien lourd ^^ C’est comme si tu te plaignais de voir des chauve souris en lisant batman !

    Pis evidement, qu’il ya du ridicule et de l’absurde, c’est dans le concept meme de ce genre d’histoire, surtout de par notre perspective moderne,c’est un point de vue present sur un style passé.

    Par contre, je comprend pas ton argument sur un « peu de finesse », encore une fois face au concept meme du titre et de sa reference ciné, on va pas dans ce comics pour chercher du nietzsche. Pis sur le  » surtout pour une auteure »,en quoi une scenariste devrait forcement jouer dans le fin et jamais se lacher ?

    Le truc c’est que j’ai tjrs l’impression que tu en parle comme si l’after tough d’un comics volontairement WTF etait un appel general a la castration sauvage et que tu venais d’entrepercevoir brievement la silhouette furtive de Kelly armée d’un couteau a travers une fenetre.

    C’est un comics sur un concept volontairement fucked up, les filles on droit de se lacher et de faire du gros qui tache aussi ^^

  8. @Flo

    Juste un truc ;

    « C’est vraiment cette réaction violente qui m’a fait réagir »

    A quelle minute ai je cette « réaction si violente » ? Je serai curieux de réécouter ça, car franchement, je ne m’en rend pas compte.

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