Geexity #35 : Que regarder cet été ? (3/3)

Agent Carter

agent-carter-768Chaîne d’origine : ABC

Nombre de saisons diffusées : 1

Nombre d’épisodes : 8

Avenir : Renouvelé pour une saison 2

Synopsis : Bien des années avant les exploits de l’Agent Coulson et de son équipe du SHIELD, il y avait l’Agent Carter. Personne ne devrait sous-estimer Peggy…

Nous sommes en 1946. La paix est désormais revenue sur la planète. Les hommes sont revenus du front et Peggy est de nouveau reléguée, obligée de s’occuper des basses oeuvres administratives du SSR (Strategic Scientific Reserve), alors qu’elle aimerait tant retourner sur le terrain et botter les fesses des criminels. Pour Peggy, la période est compliquée, d’autant plus qu’elle vient de perdre l’amour de sa vie : Steve Rogers, également connu sous le titre de « Captain America ».

L’ingénieur Howard Stark, une vieille connaissance, se retrouve accusé de vente d’armes illicite. Il contacte alors la seule personne en qui il ait réellement confiance : Peggy. A charge pour elle de traquer les vrais coupables : ceux qui ont effectivement vendu les armes, afin de laver l’honneur de Stark. Elle est aidée dans cette tâche par Edwin Jarvis, le majordome de Stark. Une tâche qui ne convient pas forcément à ce dernier : Jarvis n’aime pas vraiment les surprises, lui préférant la routine et le quotidien.

La double vie de Peggy est dangereuse. Et plus ses enquêtes progressent, plus elle découvre la vraie nature de l’organisation pour laquelle elle travaille. Elle en vient même à douter de l’innocence d’Howard Stark…

Avis de Marti : Agent Carter moquée ! Agent Carter conspuée ! Agent Carter critiquée ! Mais Agent Carter indéniablement appréciée ! Voilà le constat que l’on peut faire de ce spin-off/dérivé (de Captain America et d’Agent of S.H.I.E.L.D., cette série étant également un spin-off en quelque sorte) que beaucoup avait condamné dès l’annonce de ce projet qui s’est finalement placé bien au-dessus des attentes, et même de la série-mère pour moi. Agent Carter a su se démarquer de la concurrence par sa nature de série d’époque, respectant plutôt fidèlement l’historicité des mentalités de 1947, et par un rôle principal féminin assuré par une Hayley Atwell pleinement investie dans son personnage qui fait équipe avec un Edwin Jarvis campé par James D’Arcy, un peu plus actif sur le terrain que sa version de papier dont il garde toutefois le flegme so british.

Mélange intelligent d’espionnage et d’aventure, teinté d’un souffle de révolution des mœurs naissantes, ces huit épisodes raviront également les amateurs des comics Marvel par les nombreux emprunts à sa riche mythologie dans le passé du MCU qui se révèle sous nos yeux. On regrettera peut-être juste qu’Howard Stark (toujours sous les traits de Dominic Cooper) ne soit finalement que peu présent ainsi qu’une unique apparition pour Dum Dum Dugan et les Howling Commandos, ce qui reste toujours plus important en matière d’apparitions de personnages de films que pour Agents of S.H.I.E.L.D. !

Avis de Sam : ahhhhhh la très bonne surprise de cette année !!! il faut dire que l’on revient de loin. Spin off de Agents of Shield, une hérésie au vu de la première saison, Agent Carter partait donc avec une sacrée enclume au pied…dont elle s’est vite libérée grâce à son ambiances travaillée, ses acteurs top niveau et son intrigue solide et surtout maîtrisée.

Bien évidemment, on pourra m’accuser de n’avoir aimé que parce que j’ai passé mon temps à me pâmer devant Hayley Atwell, qui porte littéralement toute la série sur ses épaules…et qui passe 8 épisodes à botter des fesses dans la joie et la bonne humeur. La bonne idée des auteurs est justement de jouer sur son statut de femme dans une société qui n’a pas de place pour elle autre part que dans la cuisine.

De fait alors que cela pourrait être un obstacle, cela devient un atout puisque comme elle le fait elle même remarquer, ses collègues ne la voient tout simplement pas, à tel point que ses agissement passent inaperçus. La tension est bien maîtrisée tout du long, l’intrigue avance vite grâce au nombre réduit d’épisodes et au delà du pitch de départ (le vol d’inventions de Stark), les auteurs passent assez vite à quelque chose de plus riche dans la seconde partie de la saison.

Au passage, mon moment préféré est sans doute la réunion avec les Howling Commandos et un Dum Dum toujours royal, on voit que l’acteur prend vraiment son pied avec ce personnage qu’il sait rendre adorable.

shieldAgents of S.H.I.E.L.D.

Chaîne d’origine : ABC

Nombre de saisons diffusées : 2

Nombre d’épisodes : 44

Avenir : Renouvelé pour une saison 3

Synopsis : Les aventures mouvementées des membres de la « Strategic Homeland Intervention, Enforcement and Logistics Division, plus connu sous le nom de « S.H.I.E.L.D. ».

Avis de Marti : Une bien étrange saison que celle-ci, dont les moments de mollesse m’ont plusieurs fois ralentis dans mes visionnages. Le bilan reste tout de même très positif puisque la série semble avoir appris (un peu) de ses erreurs de l’an dernier en proposant des épisodes toujours liés à une trame principale, le tout s’accélérant dans son dernier tiers qui de nouveau prend une tournure très inattendue mais cette fois-ci mise en place patiemment depuis le départ.

S’il n’y a toujours pas d’apparitions de grosses pointures mises à part de furtifs passages de Maria Hill/Cobbie Smulders et Nick Fury/Samuel Lee Jackson encore moins présents que dans la première saison, le casting s’est largement étoffé avec dans ses rangs quelques transfuges des comics bien sentis à commencer par Bobbie Morse/Mockingbird campée par Adrianne Palicki (vous savez, celle qui a failli être Wonder Woman dans une série il y a quatre ans !) ou encore Adrian Pasdar qui nous offre un Glenn Talbot plus autoritaire que jamais. De manière générale le casting s’étoffe avec des intervenants de luxe telle qu’un petit coucou de la part de Lucy « Xena » Lawless mais surtout la participation des talentueux James Eward Olmos et Kyle Maclachan dans des rôles taillés à leur mesure. Les revenants ne sont pas en reste pour la plupart avec quelques évolutions intéressantes comme le couple Fitz-Simmons marqué durablement par les manigances de Ward dont la personnalité ne cesse de se nuancer.

Même sans l’ombre d’un Avenger à l’horizon la série continue de construire le MCU en instaurant des choses qui auront peut-être des conséquences à l’avenir sur grand écran mais a surtout su durant cette saison se forgé davantage son identité propre tout en se rapprochant un peu plus de ses racines comic-bookesque.

Avis de Sam : après une première saison généralement honnie par tous les spectateurs, qui ont d’ailleurs fui en masse après quelques épisodes, la seconde saison avait donc beaucoup à se faire pardonner. Et…ben elle y parvient en grande partie. L’amateurisme pattant et désolant, au vu des personnes impliqués dans la production, des débuts  semble être de l’histoire ancienne et on a là des auteurs qui maîtrisent bien mieux leur sujet et qui semblent savoir où ils vont.

Il y a des regrets tout de même, car on sent bien que le network a coupé les vannes niveau moyens financiers par rapport aux premiers épisodes. Mais dans l’ensemble le show n’en souffre pas trop grâce à des histoires bien plus intéressantes, bien menées et surtout bien interprétées. On est loin des débuts où tout le monde cherchait ses marques et l’apport de sang frais avec de nouveaux acteurs rend l’ensemble bien plus riche.

Donc vous aurez compris, sautez la saison 1 et passez directement à la saison 2…

arrowArrow

Chaîne d’origine : The CW

Nombre de saisons diffusées : 3

Nombre d’épisodes : 69

Avenir : Renouvelé pour une saison 4

Synopsis : Les nouvelles aventures de Green Arrow/Oliver Queen, combattant ultra efficace issu de l’univers de DC Comics et surtout archer au talent fou, qui appartient notamment à la Justice League. Disparu en mer avec son père et sa petite amie, il est retrouvé vivant 5 ans plus tard sur une île près des côtes Chinoises. Mais il a changé : il est fort, courageux et déterminé à débarrasser Starling City de ses malfrats…

Avis de Marti : Après une saison 2 de haute volée culminant par un arc final de plusieurs épisodes haletants,  Arrow nous offre une troisième année en dents-de-scie où l’agréable, voire même le prenant comme l’excellent épisode de mi-saison, côtoie le très moyen. Cette saison ne manquait pourtant pas d’ambition avec un premier épisode culminant sur le meurtre d’un personnage important qui sert de moteur à l’intrigue générale sur son intégralité, mais également par l’introduction d’un ennemi majeur de l’univers DC plutôt bien interprété dans cet avatar. L’influence de Flash se fait également ressentir avec une propension à l’extraordinaire principalement incarné par l’arrive de Ray Palmer/Atom sous les traits du sympathique Brandon Routh qui rattrape son très mitigé Superman de 2006 dans un rôle charismatique qui offre un pendant intéressant à Oliver Queen.

Parmi les mauvais points que je retiendrai de cette saison figurent en particulier les premiers effets pervers du développement de DC au cinéma à travers les traitements honteux de Deadshot et Deathstroke qui sont clairement mis de côté pour mieux revenir sur grand écran. Les flashbacks offrent une évolution intéressante du passé d’Ollie même s’ils tirent un peu trop en longueur et qu’il commence à être ridicule que chaque chose qui lui est arrivé cinq ans plus tôt se répercute dans le présent de manière trop ordonnée, mais il faut parfois accepter certains artifices nécessaires à l’avancée d’une histoire.

Une saison qui s’est en définitive perdue plusieurs fois en cours de route mais dont le bilan global reste tout de même positif, un visionnage d’une traite lui sera sans doute profitable de par les nombreux arcs narratifs étalés sur plusieurs épisodes d’affilée qui la composent. Et non, je n’évoquerai ni Felicity ni ses peines de coeur, il y a des choses avec lesquelles il faut juste savoir faire avec dans cette série !

Avis de Sam : je suis assez d’accord avec mon collègue sur le côté assez inégal de cette saison 3 qui compte quelques moments très forts qui impactent profondément le statut quo et le reste qui est …disons que l’on se rappelle tout d’un coup que l’on mate un show de la CW…Même si l’on atteint pas le niveau de la saison 2, cette saison 3 reste tout de même assez bonne…il suffit juste d’appuyer sur le bouton accélérer sur les passages chiants …ou très cons…

constConstantine 

Chaîne d’origine : NBC

Nombre de saisons diffusées : 1

Nombre d’épisodes : 13

Avenir : Annulé

Synopsis : Chasseur de démons et maître de l’occulte, John Constantine est doté d’une incroyable connaissance des arts obscurs et d’une féroce arrogance. Il combat le Mal, du moins il essaie. Son âme étant déjà damnée, il décide d’abandonner sa campagne contre les forces du Mal, jusqu’à ce qu’une série d’événements le pousse à remonter sur le ring. Torturé par un échec cuisant, il fera tout ce qu’il faut pour protéger les innocents. Voyageant à travers le pays, Constantine met ses compétences à profit pour renvoyer les créatures surnaturelles qui menacent notre monde d’où elles viennent. Après cela, qui sait … il y aura peut-être un jour de l’espoir pour lui et son âme après tout.

Avis de Marti : Encore un projet que beaucoup attendaient avec une certaine appréhension, la crainte de voir un Constantine édulcoré leur pendant aux tripes et un peu échaudés par le pilote qui avait leaké sur le net au début de l’été 2014. Si le résultat final n’a pas l’impertinence des heures de gloire du comic-book à la grande époque de Vertigo, les bonnes âmes ayant persévéré ont pu constater que cette série restait tout de même fidèle du mieux qu’elle pouvait à son modèle : Constantine est autodestructeur pour lui comme ses amis qui diminuent à mesure qu’ils recroisent son chemin, traîne derrière lui un passé sombre qui se reflète dans certaines de ses actions et ne rechigne jamais à boire un verre ou se tirer quelques lattes de cette satanée cigarettes que l’on pensait à tord proscrite pour les écrans américains !

Ambiance malsaine et poisseuse, anges damnés, créatures torturées, que n’auraient pas reniés ni Clive Barker ou Guillermo Del Toro, vaudou ensorcelant ou encore affrontements sur fond de punk rock (« Gimme some juice, Johnny ! » Put*** quel pied de voir Constantine faire son job sur fond de Sex Pistols !) n’y auront rien fait.  La sentence divine de l’annulation s’est abattue sur cette série condamnée d’office au bucher alors qu’elle avait tant à offrir au-delà de ses treize malheureux épisodes, un nombre qui n’aura pas porté chance malgré la thématique… Reste un infime espoir d’apparition du personnage dans Arrow, le militantisme de Stephen Amell pour accueillir l’antihéros à Starling City battant actuellement son plein. Puissent les dieux de tout bord l’entendre !

apowersPowers 

Chaîne d’origine : PlayStation Network

Nombre de saisons diffusées : 1

Nombre d’épisodes : 10

Avenir : Renouvelé pour une saison 2

Synopsis : Dans un monde où les super-pouvoirs sont relativement communs, et pas particulièrement héroïques, deux inspecteurs de police, Christian Walker et Deena Pilgrim, sont spécialement chargés des crimes impliquant des pouvoirs hors normes…

Avis de Marti : Un projet de film dans les limbes dès 2001, un pilote refusé en 2011, une nouvelle tentative annoncée vaguement pour décembre 2014 sur le PlayStation Network sans aucune épisode sorti à la fin du mois… Souvenez-vous, nous rigolions de cette adaptation maudite dans le dernier podcast spécial série TV, qui poussait la fidélité au matériel de base jusque dans l’incertitude de sa parution. C’est finalement en mars dernier que les dix épisodes de cette première saison de Powers débarquent sur PSN, première création originale de cette plateforme de surcroît. Les avis de mes collègues n’ont alors pas été tendre sur le pilote  (réalisé tout de même par David Slade) dont ils critiquaient aussi bien les effets spéciaux et costumes un peu cheap que le jeu des acteurs en général. Bien que rangé de leur avis de prime abord, j’ai très rapidement dû changer mon fusil d’épaule devant cette petite pépite passée relativement sous le radar, mais assez remarquée pour être judicieusement renouvelée pour une seconde saison !

Alors oui, les effets spéciaux sont souvent limites, les costumes parfois ridicules (encore que je trouve un certain charme à certains), la violence un peu trop graphique par moment… mais quelle claque dans le fond ! Tout comme son modèle de papier, Powers avec des images qui bougent, volent et cognent est relativement percutant et pertinent dans son traitement sans concession de super-héros pris dans un véritable star-system qui malgré ses codes propres rappellent tant celui de la réalité et de ses dérives : celles des fans prêt à tout pour se faire remarquer par leurs idoles, celles de la nouvelle génération trop vite enclin à pousser ses aînés vers la porte de sortie, celles des paparazzi qui ne rechignent devant aucune révélation juteuse, celles des héros eux-mêmes qui sont au mieux amers des sacrifices exécutés sur leur vie personnelle, au pire sujet à tous les excès qui leur sont accessibles.

Les premiers épisodes sont un peu maladroit et donnent l’illusion d’un cop show centré sur les enquêtes d’un couple de nouveaux partenaires mal assortis, un modèle dont ils s’éloignent très rapidement pour se concentrer sur des histoires à suivre sur l’ensemble de la saison. Même si son personnage de Christian Walker a perdu sa force surhumaine, Sharlto Copley (l’acteur-fétiche de Neil Blomkamp) porte la série en grande partie sur ses épaules et éclipse totalement sa partenaire (Deena Pilgrim interprétée par Susan Heyward) qui finit relativement éclipsée par les protagonistes à pouvoirs malgré quelques pistes de développement intéressantes. C’est ici un Walker bien plus taciturne et autodestructeur que celui du comic-book qui nous est présenté, obsédé par un retour de sa super-puissance, troublé par sa relation jamais vraiment entamé avec Retro-Girl (sublimée ici par Michel Forbes qui arrive à nous faire comprendre parfaitement les dilemmes qui doivent habiter tout personnage similaire à Superman) et engagé dans une relation d’amour-haine avec un Johnny Royalle plus ambigu que jamais sous les traits de l’inquiétant Noah Taylor qui se révèle comme la surprise inattendue de cette adaptation où si la frontière entre le bien et le mal est parfois floue, les vilains eux ne font jamais dans la dentelle. On reste un cran ou deux en-dessous de Daredevil, mais l’ambiance et le ton s’en rapproche tout comme le mode de diffusion expérimental qui leur permet finalement la liberté artistique nécessaire à la réalisation de telles œuvres.

Avis de Sam : ah ? l’avis de Marti me titille assez  pour que je tente de redonner sa chance au show…Pour ceux qui me suivent depuis un moment, vous savez que le comic-book Powers est un de mes préférés et la raison pour laquelle je pense que Brian Michael Bendis mérite encore de vivre malgré les nombreuses horreurs qu’il a produit ces dernières années chez Marvel (mes pauvres X-Men…sniff).

Pour être honnête cela fait quelques temps que je suis bloqué au niveau de l’épisode 3 ou 4 de la série TV …et que je n’ai juste aucune envie de reprendre le visionnage. Comme cela a été remarqué, le manque de moyens est juste évident, et la caractérisation des personnages tellement éloignés du bouquin qu’ils en sont presque non reconnaissables.

Que ce soit Walker, qui est désormais un pleurnicheur (ouin, ouin mes pouvoirs), en passant par Callysta (je suce des super-héros pour choper des pouvoirs et je traîne avec un gars qui de toute évidence est un psychopathe mais tout va bien…) ou n’importe quel autre personnage (Pilgrim est pratiquement invisible, ou Zora qui devient une garce de première), on ne peut juste en apprécier aucun.

Le pire étant sans doute le rythme puisque sur les premiers épisodes on a l’impression que rien n’avance et que pour des flics, Walker et Pilgrim passent plus de temps à se lancer des vannes qu’à résoudre des affaires…d’ailleurs y-a-t-il un crime qui est résolu ??? Alors oui l’avis de Marti me donne envie de m’y remettre mais ce sera avec une combinaison anti-radiations…

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