Tops et Flops de Mars 2017 : Livres

EDITO : un mois de lecture assez dense comme vous pouvez le constatez où j’ai essayé de varier les plaisirs entre fantasy et SF, mais aussi entre des lectures assez sérieuses et d’autres plus légères, parfois en même temps, pour comme qui dirait m’adoucir le palais…Un exercice de jonglage mental que je recommande, car ne lire que de la dark fantasy, ou tout simplement que des livres dits « matures » a une tendance certaine à porter sur les nerfs…

Un constat cependant, peu de nouveautés récentes dans mes lectures ces derniers temps, surtout des rééditions ou des oeuvres pas si nouvelles. Il faut dire que les sorties de nouveautés dans le genre ne sont pas légions et les quelques livres auxquels nous avons droit ne sont pas les plus séduisants…bon, il y a tout de même du lourd annoncé dans les prochains mois, c’est déjà ça…

FANTASY

Dangerous Women tome 1, chez J’ai lu

Dangerous Women tome 1Sollicitation : Qu’elles soient héroïnes d’une bataille, souveraines d’un territoire, sorcières, muses, conspiratrices, valeureuses cavalières ou intrigantes de cour, toutes les femmes que vous rencontrerez dans ces nouvelles ont un point commun : elles sont dangereuses… George R.R. Martin a convoqué les plus grands auteurs de fantastique autour de ce concept, tout en l’agrémentant d’une touche personnelle et inédite : la Danse des Dragons ! Vous saurez tout de la guerre civile qui a fait rage au sein de la maison Targaryen, provoquant ainsi la quasi-disparition de leurs créatures de feu…

Avis : un achat un peu surprise en ce qui me concerne, car il n’était pas du tout prévu que je me procure ce volume avant que je ne le (re)découvre sur les étales de ma librairie habituelle. Celle-ci avait eu la bonne idée de le remettre en avant à l’occasion de la sortie en janvier dernier du tome 2, de cette anthologie pilotée par George R.R. Martin & Gardner Dozois.

A la surprise pas générale, le nom de l’auteur du trône de fer est bien mis en avant par l’éditeur qui fait tout pour continuer à profiter de l’aubaine que constitue le succès hallucinant de la série…Je ne donnerais pas d’avis sur cette dernière puisque je suis toujours coincé depuis quelques 4 ans à la page 500 du premier volume. Et à ce stade, j’ai quelques doutes sur le fait de m’y remettre.

Pour ceux que cela intéresse, je dirais tout de même que la nouvelle que Martin a écrite et intégré dans cette anthologie est assez peu représentative de son style habituel. Alors que dans le trône de fer, il s’attache surtout à suivre des personnages à qui il arrive des trucs horribles et qui pour la plupart meurent atrocement , le texte publié ici, qui revient sur une précédente guerre civile ayant agité Westeros, fait plus figure de chronique historique…où tout le monde meurt atrocement.

Les personnages sont ainsi peu développés au profit d’un déroulé des évènements qui voient une bonne partie de la population crever au cours du conflit. A un certain stade c’est à se demander qui a survécu à la fin, tant il reste peu de monde encore debout…. ce qui peut être vu comme une espèce d’annonce sur la conclusion de la série mère. Martin disant en substance aux lecteurs : il restera 3 personnes debout à la fin, avec deux à l’agonie et la 3e stérile et dingue…

Je préfère évacuer cette nouvelle en premier car ce n’est pas pour Martin que je me suis procuré le tome. J’étais déjà intéressé en voyant l’auteur, mon intérêt s’est accru avec la présence de Sanderson, mais c’est clairement quand j’ai vu un petit texte signé Abercombrie (et un autre par Jim Butcher) que j’ai craqué ! Je suis en effet dans une phase où cela me démange grandement de me relire la première loi et ses suites, et cette petite nouvelle m’a confirmé dans mes intentions !

Celle-ci est une sorte de petit prélude au roman Pays Rouge et développe un petit épisode de la vie passée du personnage de Farouche du temps où elle vivait en hors la loi…On retrouve bien la verve et le style bien cynique de Abercombrie qui n’épargne rien à son personnage poursuivie par plusieurs bandes….et des représentants de la loi et qui trouve refuge dans une ville fantôme.

On retrouve bien l’ambiance Western de Pays Rouge. Ce qui aurait du me déplaire car je trouve qu’il s’agit sans conteste du roman le plus faible dans toute la série Première loi, mais m’a en fait donné envie de le relire pour lui donner une second chance…Nous verrons si j’en ai le temps.

A part cela on retiendra essentiellement la nouvelle assez sombre de Sanderson. C’est assez éloigné de ce qu’il fait d’habitude, mais pour avoir lu d’autres nouvelles indépendantes de cet auteur, comme récemment Perfect State, je n’en suis pas surpris, car il se sert de ses textes courts pour évacuer des idées et respirer entre deux romans. Cela lui permet d’essayer d’autres approches différentes, mais aussi d’autre genres.

Autre nouvelle intéressante, celle située dans le monde de Dresden par Jim Butcher. Cela fait un petit moment que la série me fait de l’oeil…mais j’évite de céder car la traduction est interrompue en France depuis un moment. Ce qui est réellement dommage à la lecture de cette nouvelle, qui spoile en plus des évènements récents très importants, mais donne une bonne idée du style de l’auteur et représente une fenêtre intéressante sur cet univers. Ne vous étonnez donc pas si je finis par craquer …

A noter que certaines nouvelles ne touchent absolument pas au domaine de la fantasy, c’est assez libre et les auteurs ont abordé le thème chacun à leur manière. Certains ont respecté la commande avec un personnage féminin au centre de l’action. D’autres s’en sont servies plus comme une évocation, qui ensorcelle les hommes, à l’image de la nouvelle de Joe R. Lansdale, auteur que je découvre ici…et que j’aurai aimé lire auparavant.

Lansdale, nous livre un récit sur un jeune paumé qui se trouve un maître de catch octogénaire bad ass, qui botte encore des fesses et jure comme un charretier dépourvu de conscience ! qui va lui apprendre à se défendre…C’est brutal, bourré de gouaille, de répliques bien senties, de dialogues hilarants et bien écrits, avec un final malgré tout touchant. Et puis comme titre de nouvelle “catcher Jésus”, ça s’invente pas…

Si toutes les nouvelles ne sont pas exceptionnelles, toutes sont intéressantes et font passer un bon moment de lecture, vous font découvrir de nouveaux univers et parfois des auteurs. Bref, un premier tome très réussi.

Note : 8/10

Verdict : à lire

Relecture du mois : l’âme de l’empereur de Brandon Sanderson chez le livre de poche

l âme de l’empereurSollicitation : La jeune Shai a été arrêtée alors qu’elle tentait de voler le Sceptre de Lune de l’Empereur. Mais au lieu d’être exécutée, ses geôliers concluent avec elle un marché : l’Empereur, resté inconscient après une tentative d’assassinat ratée, a besoin d’une nouvelle âme. Or, Shai est une jeune Forgeuse, une étrangère qui possède la capacité magique de modifier le passé d’un objet, et donc d’altérer le présent. Le destin de l’Empire repose sur une tâche impossible : comment forger le simulacre d’une âme qui serait meilleur que l’âme elle-même ? Shai doit agir vite si elle veut échapper au complot néfaste de ceux qui l’ont capturée.

Avis : comme chaque lecteur je pense, il y a des livres sur lesquels je reviens de manière régulière. Soit parce que je suis bloqué sur autre livre, et j’ai besoin de quelque chose que je sais apprécier, soit parce que je suis entre deux livres, je ne sais pas trop sur quoi enchaîner (ce qui est de plus en plus rare…), et je reviens donc du coup vers quelque chose qui m’aide à passer à autre chose. Cette petite nouvelle de Sanderson en fait clairement partie, étant sans doute l’un de ses meilleurs travaux.

D’une part c’est un texte relativement court, environ 200 pages, qui se lit d’autant plus vite, à peine quelques heures, que le rythme général du bouquin est excellent. L’intrigue générale avance ainsi très vite, sans temps morts ou longueurs, alors que Sanderson s’en tient à l’essentiel sans se perdre en route, notamment pour prendre le temps de développer l’univers général qui amène systématiquement avec lui à des suites.

Bien que le livre se situe en théorie dans le même monde qu’Elantris, un de ses premiers romans, l’intrigue se déroule dans une autre partie de ce monde, sans lien avec l’histoire ou les personnages du roman. Il n’y a donc aucun pré-requis nécessaire pour l’aborder, ce qui est un des arguments pour en faire une des meilleurs portes d’entrée pour commencer les livres de l’auteur.

Les autres arguments sont simples : au travers de cette nouvelle, on retrouve toutes les forces habituelles de l’auteur, à savoir un système de magie particulièrement bien pensé, construit, aux règles bien arrêtées, des personnages principaux intéressants et un final des plus réussi…mais très peu de ses faiblesses.

On lui reproche notamment une certaine fadeur chez ses personnages et une prose / style assez banal. Dans le cas présent, je trouve qu’il a particulièrement bien travaillé le personnage de Shai qui est sans doute l’un des plus profonds qu’il ait écrit…sans doute parce que le propos général du bouquin est assez méta et que Sanderson au fond parle beaucoup de sa propre condition d’auteur.

En effet, alors que Shai tente de reconstituer une âme pour l’empereur, on la voit lutter au fil du livre pour essayer de comprendre cet homme, ses qualités, ses défauts, ses contradictions, son passé…et au final sa richesse. Au delà des clichés et des approches simplistes, Sanderson s’attèle à montrer combien la construction d’un personnage est toujours complexe et demande un vrai travail de fond.

En outre, Shai elle même est tout simplement fascinante : artiste redoutablement intelligente, faussaire de génie, elle a aussi ses failles qui vont se révéler au fil du récit, alors qu’elle doit se montrer honnête avec elle même pour se tirer de la situation dans laquelle elle se trouve…

Ce n’est donc pas un hasard si l’âme de l’empereur revient régulièrement lorsque les lecteurs citent leur travail préféré de Sanderson…et que l’on espère presque une suite tant on voudrait continuer à suivre ce personnage, bien que la conclusion soit parfaite telle qu’elle est.

Verdict : à posséder. Sinon, si vous souhaitez débuter Sanderson, Mistborn (fils des brumes) est en général un point d’entrée.

Rigante tome 1, de David Gemmell chez Milady

RiganteSollicitation : Il se nomme Connavar et bientôt, les récits de son courage se répandront comme un feu de prairie. Il a juré de protéger son peuple et rien ni personne ne pourra se mettre en travers de son chemin. Or, une prophétie a prédit qu’une armée sans pitié traverserait un jour la mer et détruirait tout sur son passage.
Sur cet échiquier, toutes les forces en présence vont jouer leur main : du général Fantôme à la Morrigu, en passant par l’Érudit de Roc et son armée invincible. C’est compter sans Connavar, dont la quête au coeur de l’ennemi lui offrira deux dons ; une épée magique et un nom qui frappera de terreur ses amis comme ses adversaires. Un nom proclamant une destinée glorieuse et amère : Démone-Lame.

Avis : et oui, encore un Gemmell…mais je pense que ce sera le dernier pour quelques mois…oui, je sais, il y a une suite à Rigante, qui déjà est dans la ma pile de trucs à lire, qui a bizarrement beaucoup augmenté ces dernières semaines…et qui va continuer…mais je sens que je commence à arriver un peu à saturation et qu’il est nécessaire de lire un peu autre chose.

Entre la reine faucon en début d’années (qui comptait deux volumes) et la conclusion de la trilogie l’Age des ténèbres de Stephen Aryan le mois dernier qui n’est au fond que du Gemmell light, il y a clairement besoin d’un peu de frais dans mes lectures. Mais que ce commentaire ne diminue mon opinion globale de ce premier volume de Rigante qui se classe clairement comme un des meilleurs de l’auteur.

Un des meilleurs, tout en étant on ne peut plus classique. On retrouve en effet, l’ensemble de ses ficelles narratives et sujets récurrents, à la différence près qu’ici on suit le héros de sa plus tendre enfance, à l’âge adulte, avec les différentes épreuves qu’il va devoir affronter et surtout les leçons amères qu’il va recevoir au cours de son existence.

Comme souvent, avec Gemmell, son héros même s’il a un certain code moral, est loin d’être parfait, il commet à plusieurs reprises des erreurs graves, importantes, et chacune est source de conséquences souvent graves et mortelles tant pour lui que ceux qui l’entourent…

En termes de contexte historique, si vous avez lu la sollicitation, vous avez pu comprendre que Gemmell s’inspire assez largement de l’invasion de la Grande Bretagne par la république romaine…et si vous avez suivi quelques cours d’histoire, vous avez une petite idée de son issue…Mais bien entendu avec Gemmell, quelque soit la conclusion, victoire ou défaite, elle ne se fait jamais sans un prix énorme à payer.

En termes d’éléments de fantasy, ils sont distillés avec parcimonie, et j’ai personnellement apprécié, que l’on ait pas droit cette fois aux mondes parallèles, portails et autres démons génériques qui peuplent en général les écrits de l’auteur. Gemmell garde en effet de manière générale une approche très limitée de l’influence de la magie dans ce récit.

Seul le peuple des Seidh semble encore détenir des pouvoirs. Espèce de proto elfs perçus comme des êtres maléfiques par les humains, ils sont craints par les populations qui évitent leurs domaines, mais ceux ci interviennent fréquemment dans la vie du héros. On comprend ainsi à plusieurs reprises que leurs actions peuvent difficilement être réellement qualifiées de mauvaises. Ils sont simplement conscients que toute chose à son prix.

Bref, un Gemmell haut du panier, où le développement du personnage prend assez largement le dessus sur l’action, qui demeure cependant présente.

Verdict : 8/10 –

TERRY PRATCHETT PRISE 3 : ou ma nouvelle tentative de rentrer dans les annales du disque monde !

Titre : Les annales du disque monde – Mortimer

MortimerSollicitation : Mortimer court à travers champs, agitant les bras et criant comme une truie qu’on égorge. Et non. Même les oiseaux n’y croient pas.
 » Il a du cœur, fait son père adossé contre un muret.
–; Dame, c’est le reste qui lui manque « , répond l’oncle Hamesh.
Mais à la foire à l’embauche, la Mort le remarque et l’emporte sur son cheval Bigadin. Il faut la comprendre : elle a décidé de faire la vie ; avec un bon commis, elle pourrait partager le travail quotidien, ce qui lui laisserait des loisirs.
Un grand destin attend donc Mortimer. Mais… est-ce bien raisonnable ?

Avis : en introduction, un mot d’explication sur le titre. Pourquoi prise 3 ? et bien en réalité c’est simple, j’ai déjà lu deux livres de Pratchett auparavant…sans accrocher, mais alors pas du tout.

Mon premier contact est intervenu quand j’ai fait une première tentative d’entrée dans la saga du Disque Monde, avec …le premier livre des annales (oui, je suis un idiot) et là j’entends déjà les fins connaisseurs :”aïe, ça commence mal”. De l’avis même de l’auteur, le premier livre intitulé la huitième couleur, qu’il avait écrit sans aucune idée de se lancer dans une oeuvre plus importante, mais plus comme un truc rédigé dans l’humeur du moment, est sans aucun doute l’un des plus faibles de toute la série, voire le plus faible.

Pour vous donner une idée, malgré le fait que le bouquin fasse à peine 200 pages (en version poche), j’ai dû arrêter en plein milieu tant la lecture devenait pénible. On était vraiment dans un cas où ni humour, idées, personnages, situations, histoires, rien ne fonctionnait à aucun niveau avec moi. Et ce n’est que grâce à un effort de volonté que j’ai fini par en arriver à bout…Cela partait donc mal entre Sir Pratchett et moi…

Peu de temps après je découvre que l’auteur a commis un livre en commun avec Neil Gaiman, un ami de longue date : de bons présages. Le titre a de très bonnes critiques, l’histoire m’attire et je viens alors de m’enfiler plusieurs romans de Gaiman, donc je sais déjà qu’outre ses comics, j’aime sa prose de manière générale. Cela ne peut donc que bien se passer !!!!

Sauf que là, bis repetitas, catastrophe, insulte et calamité…j’ai également détesté cordialement ce nouvel opus… S’il est vrai que l’édition J’ai lu sur laquelle j’ai mis la main, n’était guère de grande qualité, police trop petite pour mes yeux fatigués, texte trop compact (avec parfois des changements de taille de police non souhaités par l’auteur, à moins que mes yeux aient réellement des problèmes), le récit en lui même ne m’a absolument pas séduit.

L’humour tant vanté est passé à côté, très loin de moi, a pris l’autoroute, puis l’avion, prenant beaucoup de gens en chemin…mais pas moi…J’ai même la vague impression qu’il m’a fait un doigt en passant, musique à fond, avec des filles à poil dedans, pour me narguer et me montrer en détails tout ce que je manquais…Donc, oui j’étais quelque peu amère quand arrivé à la moitié, j’ai dû le mettre de côté quelques temps avant d’y revenir pour encore lui donner une chance et le terminer. Et si j’en suis venu à bout, ce fut avec un soupir de soulagement …de pouvoir le ranger et ne plus jamais le toucher.

A partir de là, j’en ai fait mon deuil, malgré mon amour pour la fantasy, et plus encore pour de la fantasy pleine de légèreté et d’humour, le monde de Sir Terry Pratchett m’était fermé, ce n’était pas pour moi. C’est un sentiment assez dur à accepter, le fait qu’une des plus grandes séries d’un genre que vous appréciez vous a fermé les portes au nez…C’est pour cela que dans un coin de ma tête, je gardais l’idée d’y revenir à un moment…il me fallait juste le bon point d’entrée…

Et heureusement, Internet est là. Oui, c’est vrai il y a 99% de porno en tout genre, pour tous les goûts et dans tous les sens avec l’ensemble des formes géométriques imaginées par l’être humain, mais vous y trouvez aussi des gens qui partagent votre passion pour autre chose que des femmes inopinément nues qui vivent dans une dimension idyllique où les plombiers et autres artisans viennent travailler à l’heure (oui, j’ai vu le même, ça m’a inspiré).

J’ai ainsi noté que 3 points d’entrée étaient clairement identifiés : Au Guet ! Les Petits Dieux et Mortimer (et parfois aussi Pyramides). La Mort jouant un rôle proéminent dans ce volume et vanté comme un des meilleurs personnages de Sir Pratchett, mon choix s’est donc porté sur les aventures de ce pauvre Morty, appelé à devenir l’apprenti de la Mort , alors que celui-ci (la Mort est masculin,…) décide …de prendre quelques vacances et de laisser le boulot à Morty…qui bien que plein de bonne volonté n’a pas inventé le fil à couper le beurre…ou le beurre…ou le fil tout court.

Et sa tâche devient particulièrement compliquée quand une jolie princesse destinée à mourir lui tape dans l’oeil et qu’il décide de faire faux bond au destin et de faire part de sa complète désapprobation des plans cosmiques la regardant.

Première bonne nouvelle : l’histoire a bien fonctionné en ce qui me concerne. Il y avait encore quelques longueurs ici ou là, malgré le faible nombre de pages (à peine plus de 300), mais j’avais réellement envie de continuer à suivre les mésaventures du pauvre Morty…et les conséquences de ses actions sur une réalité assez lente à réagir. Autre bonne nouvelle : l’humour a bien fonctionné …enfin ! je ne vais pas dire que j’ai ri sur tout, car certains passages m’ont laissé de marbre, mais je suis tout à fait prêt à admettre que je me suis bien marré sur certains passages, sans avoir à trop me forcer.

Suis-je accroché ? mmm, pas encore je dirais. Mais alors qu’auparavant je pensais ne jamais pouvoir rentrer dans les annales du disque monde, je pense maintenant avoir une petite chance. De fait, ne soyez pas surpris de voir arriver un des tomes cités plus haut dans ma pile de livres à lire…

Verdict : 8/10

SF

RED RISING TOME 1 de Pierce Brown chez Hachette Romans

RED RISINGSollicitation : « J’aurais pu vivre en paix. Mes ennemis m’ont jeté dans la guerre. »

Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir.
Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature. Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé.

Avis : voilà une série qui me faisait de l’oeil depuis un moment, dont je ne cessais de lire des louanges partout et sur tous les tons. J’ai donc fini par craquer, non seulement pour les bonnes critiques, mais aussi parce que je voulais un peu de SF pour m’aérer entre deux livres de fantasy.

Bilan des opérations : un départ qui m’a fait très peur, une montée en puissance progressive pour une seconde partie de roman réellement enthousiasmante. Pourquoi le titre m’a fait peur au départ ? parce que les 60/70 premières pages m’ont fait pensé que j’étais tombé sur un roman Young Adult sans grande finesse ni originalité.

On retrouve un personnage central, quasi esclave mineur vivant dans une misère crasse dans un système de classe bien arrêté , marié à 16 ans, bien entendu amoureux fou qui va souffrir une grande injustice…Vous agrémentez le tout avec une société dystopique où la population a été classée dans des castes basées sur leur fonction, avec les Ors au sommet en nazis à peine plus fins…et vous avez un ramassis de clichés vu 100 000 fois.

Donc oui, très très peur au départ d’avoir dépassé la date d’expiration de cette série. Heureusement, passé ce départ pas franchement très bon, cela s’améliore graduellement, alors que Darrow va monter les échelons de la Société (oui, avec un S majuscule, quand je vous disais que c’était pas super fin…) et surtout à partir du moment où il infiltre la caste des Ors et en particulier l’institut où ils sont formés.

Toute la seconde partie se transforme en jeu de survie et de stratégie où le personnage et ses alliés vont devoir faire preuve d’intelligence et de folie pour se sortir du petit jeu de guerre dans lequel on les a propulsé. La qualité première est sans aucun doute le rythme général. L’intrigue avance à 400 à l’heure sans que l’on ait le sentiment que l’auteur survole ou ait une approche superficielle.

Certes les personnages disposent d’une caractérisation assez limitée (quoique), mais personnellement je l’explique par le fait qu’on les voit tous au travers des yeux de Darrow pour qui ils sont tous plus ou moins un mystère. Les Ors sont-ils tous des psychopathes sans scrupules ? où certains ont-ils gardé un minimum d’humanité ?

C’est là l’un des thèmes alors que le personnage doit faire face aux retournements de situations constants, trahisons, coups du sort, batailles, alliances au cours des quelques 500 pages du récit. A la fin, l’excitation en tant que le lecteur est assez difficile à contenir alors que Darrow a tendance à exploser toutes nos attentes et adopte des stratégies…assez couillues ! On serait presque à rejoindre ses troupes en hurlant “faucheur, faucheur !!!”.

Un premier volume qui mérite donc l’attention, qui demande de dépasser des débuts un peu compliqué avant de se prendre dans l’intrigue et qui pose un statut quo intéressant pour la suite !

Note : 8/10

Verdict : à lire

Les derniers achats :

Red Rising tome 2,
H2G2, le guide du voyageur galactique tome 1
Hope et Red, empire des tempêtes tome 1 chez Bragelonne
L’empire brisé : prince écorché tome 1 de Mark Lawrence chez Milady
La reine rouge : Le prince des fous tome 1 de Mark Lawrence chez Milady

Sorties les plus attendues du mois prochain :

Double tranchant de Joe Abercombrie chez Bragelonne
Magie ex libris tome 2 chez les éditions Atalante

LES ANNONCES IMPORTANTES DU MOIS

La suite de la voie des rois de Brandon Sanderson débarque en VF au mois de mais ! la suite saga principale des archives de Roshar, pilier central du cosmère, univers partagé mis en place par l’auteur qui au final devrait compter une quarantaine de livres, est annoncée par le livre de poche pour le 10 mai prochain.

Si l’on peut regretter que l’éditeur ait encore une fois coupé en deux le livre d’origine, on peut cependant le comprendre quand on réalise que le bouquin compte plus de …1600 pages et plus de 300 000 mots. Et ce n’est rien comparé au tome suivant annoncé par Sanderson pour la fin de l’année et qui serait 25 % plus important.

Les premiers tomes sortis l’années mettaient en place de manière très efficace les bases de la saga qui s’annonce comme la plus épique jamais écrite par Sanderson. Ce sera sans conteste son chef d’oeuvre ! inutile de dire qu’à partir du jour de la sortie, je ne suis là pour personne, peu importe qui gagne les élections…après tout, on peut continuer à lire quand on est envoyé dans les camps de prisonniers…hein ???…rassurez moi ???

A propos Sam 1660 Articles
Ce fan de Morrison donne ses conseils dans des guides de lectures

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