Guide de lecture Comics VF : semaine du 23 mai 2018

DELCOURT COMICS

SPAWN TOME 16 – REVELATIONS

spawnVolumesT16Date de sortie : 23 mai 2018

Prix : 27.95€/288 pages

Scénario : Todd McFarlane & David Hine

Dessin :Brian Haberlin,

Sollicitation :  Changement d’ambiance et de style graphique pour la suite de l’intégrale de Spawn, la création de Todd McFarlane. David Hine se renouvèle magistralement après Armageddon et Brian Haberlin nous invite dans une ambiance d’horreur intime et déstabilisante. Imaginez que vous êtes un monstre, abandonné par votre famille et enfermé dans une pièce verrouillée. Vous êtes sans ami, et seul. Absolument seul… Imaginez que vous soyez repoussant au point que les seules personnes qui supportent de vous regarder sont celles qui sont payées pour cela. Et imaginez que vous soyez dotés de pouvoirs incommensurables. Que décideriez-vous de faire ?

Avis : pas d’avis, je signale juste la sortie, alors que Delcourt continue la réédition en librairie de la série Spawn. Je vois que nous avons bien avancé puisque nous entrons dans la seconde partie du run de David Hine. De manière générale, et je dis cela de l’extérieur, j’ai l’impression que le titre Spawn passe par des phases où Todd McFarlane laisse d’autres auteurs développer de nouvelles histoires sur son personnage, avant finalement de revenir aux manettes pour revenir aux bases…Un étrange phénomène, mais il faudra bien un jour que le créateur laisse son personnage de manière pérenne à d’autres s’il veut qu’il lui survive.

Verdict : pour les fans de Spawn

GLENAT COMICS

CANNIBAL TOME 1

cannibalDate de sortie : 23 mai 2018

Prix : 15.95€/112 pages

Scénario : Brian Buccelato & Jennifer Young

Dessin :Matias Bergara

Sollicitation :  Leur faim justifie les moyens

Willow, petite bourgade des Everglades en Floride. Les clients d’un bar découvrent avec effroi le cadavre d’un jeune homme dévoré vivant. Une nouvelle victime de l’épidémie de cannibalisme qui frappe la région depuis plusieurs années. Face à cette menace, le gouvernement fait la sourde oreille et, sans remède à l’horizon, les habitants sont démunis. Que faire de ces meurtriers sanguinaires qui, hier encore, étaient vos proches ? Il n’y a guère que pour les frangins Cash et Grady Hansen que la question est tranchée. Seule solution : tuer tous les infectés. Jusqu’à ce que le virus se mette à contaminer les mauvaises personnes…

Entre le southern gothic et le récit d‘horreur contemporain, Cannibal nous éloigne des sempiternelles histoires de zombies puisque les infectés sont ici conscients de leurs actes, mais impuissants face à leurs pulsions. Un thriller sur la monstruosité humaine dans le sud poisseux et électrique des États-Unis, où les hommes deviennent aussi sauvages que leur environnement…

Avis : pas d’avis, je signale juste la sortie. Au passage, est-ce moi où le nombre de titres situés dans le sud des USA a eu tendance à singulièrement augmenter de manière régulière ces dernières années ? Cela reste évidemment une toute petite niche, mais étant donné que cela était assez rare auparavant et que cela tend à se multiplier…Je ne m’en plains pas, car l’ambiance poisseuse et sombre du sud est parfait pour des récits bien noirs, je constate c’est tout. Cela est sans doute dû à la diversification des comics depuis 10 ans qui s’aventurent désormais dans des genres délaissés depuis soit longtemps soit carrément toujours.

Verdict : pour ceux que le genre abordé intéresse.

HI COMICS

I KILL GIANTS

I KILL GIANTSDate de sortie : 23 mai 2018

Prix : 19.90€/184 pages

Scénario : Joe Kelly

Dessin : J.M. Ken Niimura

Sollicitation :  Barbara Thorson est votre nouvelle héroïne préférée  : une collégienne à la langue bien pendue que rien n’effraie. Mais de quoi devrait-elle avoir peur ? Après tout, elle est la seule fille de son école à trimballer un marteau de guerre nordique dans son sac et à tuer des géants au petit déjeuner… Enfin, ça, c’est ce qu’elle vous dira. Mais où s’arrêtent les fantasmes et où commence la réalité dans  l’esprit d’une jeune fille si fragile ? Et si elle disait la vérité ?

Conçu par Joe Kelly et J.M. Ken Niimura,  I Kill Giants est l’histoire douce-amère d’une jeune fille qui lutte pour combattre ses monstres, tangibles ou métaphysiques, tandis que ses mondes. Et si les géants étaient trop grands pour celle qui n’est encore qu’une enfant  ?

Avis : sans aucun doute l’une des sorties indés les plus attendues du mois, car cela fait tout de même des années que j’entends parler de cette série, apparemment le chef d’oeuvre de Joe Kelly. Un scénariste que personnellement j’ai toujours beaucoup apprécié, qui à mon sens n’a pas vraiment eu la carrière qu’il méritait.

Il était pourtant allé très loin, notamment grâce à son passage chez DC et ses excellents runs sur Action Comics et Justice League mais après il a donné une autre direction à sa carrière préférant travailler dans l’animation, notamment dans le collectif Man of Action, à l’origine de quelques succès bien lucratifs.

Il est en parallèle revenu aux comics sur des projets bien plus personnels comme I Kill Giants, présenté par l’éditeur Hi Comics dans une édition qui je l’espère sera à la hauteur du contenu. Le pitch de départ est en tout cas bien intriguant, très différent de ce que nous avons l’habitude de lire et pourtant nous avons accès à beaucoup de choses différentes dorénavant.

Verdict : à tester

URBAN COMICS

RECIT COMPLET JUSTICE LEAGUE

recit-complet-justice-league-7Date de sortie : 25 mai 2018

Prix : 5.9€/ 136 PAGES

Episodes : NEW SUPER-MAN #1 à #6

Sollicitation :  Le nouveau surhomme Made in China !

Le jeune Kenan Kong n’est pas le citoyen le plus honorable qui soit dans les rues de Shanghai. Cependant, voici qu’il est pris comme cobaye dans les expériences du Docteur Omen, et acquiert de prodigieux pouvoirs dérivés de ceux de Superman, le célèbre protecteur de Metropolis. Le jeune homme doit apprendre à utiliser ses nouvelles capacités de la manière la plus efficace et la plus noble possible, tout en affrontant des menaces spatiales à l’image d’une invasion de Starro, et en rencontrant les Dix, défenseurs de la grande nation chinoise. Un nouveau héros fait aujourd’hui ses premiers pas, grâce à Gene Luen YANG et Victor BOGDANOVIC.

Avis : alors que la question de l’avenir de l’offre comics en kiosque (et que l’avenir du kiosque de manière générale) se pose de plus en plus, surtout avec le presque abandon de Panini, j’espère vraiment que Urban pourra maintenir au moins une partie de ses parutions et en particulier ces HS qui permettent de découvrir des choses comme le New Superman de Gene Luen YANG, dont l’éditeur propose ici le premier arc en totalité, soit l’équivalent d’un TPB pour moins de 6€.

Si vous vous souvenez de l’arc mettant en scène la mort du Superman New 52, il y avait un passage où ce Superman était attaqué par d’étranges créatures qui recueillaient une partie de son sang pour de sombres desseins. Et bien en voilà le résultat alors que la république populaire de Chine décide de se doter de son propre Superman et si possible de proposer quelque uns de ses autres collègues en prime.

Voilà un titre qui je vous l’avoue ne donne guère envie sur le papier, surtout au vu travail de ce scénariste sur Superman juste avant, mais qui me fait de l’oeil depuis un moment au regard des critiques extrêmement bonnes qu’il n’a cessé de récolter depuis son lancement. Apparemment le titre, malgré son postulat de départ assez casse gueule, est bien exploité par le scénariste et le développement des personnages réussi.

Etant donné le prix, ce serait donc dommage de passer à côté.

Verdict : à tester

METAL TOME 1

batman-metal-tome-1Date de sortie : 25 mai 2018

Prix : 19€/232 pages

Episodes :  Dark Days: The Forge #1, Dark days: The Casting #1, Darn Knights Metal #1-2, Teen Titans #12, Nightwing #29, Suicide Squad #26,

Scénario : Scott Snyder

Dessin : Greg Capullo

Sollicitation :  Enquêtant sur l’existence et les propriétés de différents métaux disséminés à travers la planète depuis des millénaires, Batman découvre un portail ouvrant sur un anti-multivers ; des dimensions parallèles où l’Histoire a déraillé et où des Chevaliers Noirs terrifiants ont supprimé les membres de la Ligue de Justice.

Aujourd’hui, ces derniers décident d’envahir notre dimension.

Avis : sans aucun doute LA sortie du mois chez Urban Comics, qui pourtant avait pas mal de grosses publications en mai, avec l’arrivée de l’event Metal …en librairie. Je ne m’en plains pas, car je préfère l’écrin de la librairie pour ce genre de bouquins… la plupart du temps, mais cela met en quelque sorte un terme à une tradition qui voyait ce genre de sorties d’abord prévues en kiosques avant une réédition en librairie 6 mois plus tard. Ce qui me renvoie à mes inquiétudes quant à l’avenir des publications kiosque de l’éditeur…

Sur le fond, je vous le dis tout de suite, sans être un chef d’oeuvre, Metal est un bon gros bordel bien fun où Snyder et Capullo se sont de toute évidence fait plaisir en maniant une pelletée de concepts et d’idées s’appuyant sur plusieurs runs passés. De leur propre travail à surtout celui de Grant Morrison sur Batman…ou Multiversity, qui fournissent toutes les bases pour l’intrigue développée ici…

C’est là que cela fait un peu mal, car Snyder référence à plusieurs reprises les idées de Morrison, développées dans Multiversity que les lecteurs VF ne vont du coup pas complètement comprendre. Vous pourrez tout de même appréhender l’essentiel de ce qui se passe, mais il est dommage de s’en passer. Tout d’abord, parce que Multiversity est un pXXXin de chef d’oeuvre absolu, mais surtout parce que le lectorat ne sera pas en mesure d’apprécier toutes les références.

Au delà, on appréciera aussi le fait que Snyder tente ici de ramener sur le devant de la scène beaucoup de concepts et de personnages passés par la fenêtre au moment du New 52. En cela Metal s’intègre bien dans le mouvement généralisé initié au moment du Rebirth tout en ayant sa propre direction.

Au programme de ce premier tome, on trouvera outre les deux premiers épisodes de Metal, les deux épisodes spéciaux introductifs : The Forge et Casting qui posent tout deux = bien les bases et ensuite des numéros ties ins, dont le très important Suicide Squad. Non pas qu’il se passe des choses passionnantes dedans, mais ce numéro est dessiné par Stjepan Sejic et est donc un indispensable…

Pour le reste, accrochez vous bien, parce que ça va secouer !

Verdict : à lire

SEVEN TO ETERNITY TOME 2

seven-to-eternity-tome-2Date de sortie : 25 mai 2018

Prix : 15.50€/136 pages – Version N/B à 19€

Episodes :  Seven to Eternity volume 1 (#5-9)

Scénario : Rick Remender

Dessin : Jerome Opena

Sollicitation :  Prisonnier d’Adam Osidis et des Mosak, le Roi Fange est traîné sur l’étendue désolée de Zhal où ses ravisseurs comptent le livrer à la seule force capable de défaire son emprise sur son armée d’esclaves.

Mais on ne l’appelle pas le « Maître des Murmures » pour rien… et il ne tarde pas à influer sur l’esprit des Mosak eux-mêmes. Le choix qu’il leur reste à faire sera déterminant pour l’avenir de Zhal et y résonnera pour l’éternité.

Avis : suite de la série Seven to Eternity, une des dernières séries en date signée Rick Remender où il retrouvait son compagnon de Fear Agent et Uncanny X-Force, Jerome Opena. Un titre …sur lequel j’ai de nombreuses réserves, autres que mes problèmes habituels avec ce scénariste, à savoir que le ton général et la personnalité de ses héros ont tous tendance à se confondre à mesure qu’il multiplie les titres.

Non, cette fois mon problème est que …je n’ai pas vraiment compris quelle était …disons la trajectoire globale de la série. Ce que je veux dire par là est qu’à la lecture du premier volume, Remender nous surprenait en mettant un terme très rapide à la confrontation avec le gros méchant de l’histoire, à savoir le maître des murmures. Dès lors, à partir du moment que l’objectif principal de l’histoire est presque entièrement atteint, où va aller l’histoire ?

Remender nous en donnait un indice à la fin du premier volume et…ce n’était pas follement intéressant. Sur le fond, je comprends l’approche de Remender. De toute évidence, comme nombre d’auteurs de fantasy ces dernières années (et je sais de quoi je parle), il a souhaité avant tout subvertir certains clichés du genre, à savoir ici la confrontation avec le grand méchant qui intervient après un bon gros cycle d’aventure. Il à voulu passer outre en s’en débarrassant dès le départ.

C’est une manière de faire, sauf que là on a l’impression d’avoir eu la conclusion dès le départ, avec du rab qui déborde pour justifier que l’histoire continue. De fait, aller contre les étapes logiques d’un récit n’est pas évident et on s’y casse souvent les dents et je n’ai pas le sentiment que Remender ait vraiment réussi à échapper à ce piège.

Nous verrons bien s’il a vraiment une histoire à raconter, ou simplement une confrontation qui tire en longueur.

Verdict : à lire.

STREET FIGHTER II TOME 1

street-fighter-ii-tome-1Date de sortie : 25 mai 2018

Prix : 19€/216 pages

Episodes :  Street Fighter II #1-6 + back-ups

Scénario :  SIU-CHONG KEN

Dessin :  SIU-CHONG KEN

Sollicitation :  Suivant la voie du guerrier, Ryu, toujours accompagné de Sakura, poursuit son entraînement jusqu’en Thaïlande pour préparer son prochain combat contre Sagat.

Cammy, récemment libérée de l’emprise de M. Bison, réapprend le quotidien au sein de l’escadron Delta Red, tandis que Chun-Li, sur les traces des triades de Honk-Kong rencontre la star des films d’action Fei-Long. Alors qu’à Las Vegas, Ken et Eliza sont occupés à préparer leur mariage, Vega et Balrog saisissent leur chance pour se venger des deux disciples de Gouken en les provoquant en plein banquet. En coulisses, les scientifiques de Shadaloo s’activent pour ressusciter ce qu’il reste de l’organisation..

Avis : pas d’avis, je signale juste la sortie. Mais je vois que l’éditeur continue de développer sa gamme dédiée aux adaptation en comics de franchises célèbres du jeu vidéo. Personnellement cela ne me parle pas beaucoup, mais si Urban continue, c’est que cela doit avoir ses fans (et pourquoi pas).

Verdict : pour ceux qui suivent.

A propos Sam 1775 Articles
Ce fan de Morrison donne ses conseils dans des guides de lectures

5 Comments

  1. Pour avoir lu Seven to Eternity en VO, en fait la suite c’est le voyage pour amener ledit grand méchant je sais plus trop où (ça fait longtemps…) et c’est cette quête là que l’on va suivre, l’intérêt étant que ce « Maître des murmures » est capable d’exploiter les failles et les désirs de chacun, et que l’histoire derrière son ascension et la chute de la famille de notre héros n’est pas forcément ce qu’il croit… donc grosses tensions entre le petit groupe hétérogène qui le convoie, chacun ayant des raisons bien différentes d’en vouloir au méchant. ça fait plus penser à 3h10 pour Yuma, l’escorte d’un prisonnier qui essaie de monter ses geôliers l’un contre l’autre et c’est vraiment pas mal, enfin quand ça sort…

    • C’est un peu ce que je craignais à la lecture du premier tome et notamment de sa conclusion et si je fais encore plus ou moins confiance à Remender…c’est pas un pitch qui donne envie…

  2. Bonjour Sam.
    Plusieurs questions autour de Metal. En tant que Snyder addict j’avais attendu des editions reliées pour un maximum de confort.
    Les ties in sont ils vraiment nécessaires ? (j’entends par là les SS, GA, TT, Nightwing …)
    Dans un format relié, tu conseilles plutôt la VO ou la VF ?
    Merci et toujours un super taf à l’écrit (et à l’oral toi et l’équipe).

    • Merci pour les compliments.
      Les ties ins ne sont pas tous indispensables, mais si l’on prend le premier tome paru en VF, cela permet un peu de voir ce qui se passe en dehors de la Justice League et d’apprécier le fait que pour une fois les auteurs des séries concernées se soient bien coordonnés pour écrire une histoire sans trop d’écarts.
      En relié, je préfère la VF, d’autant que dans le cas présent, j’ai l’impression que Urban va nous proposer à la fois une édition large en termes de matos tout en étant restreint à l’essentiel.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.