LES PETITS RUNS OUBLIÉS

Après les plus grandes histoires publiées par Marvel, on va à la fois élargir à DC…mais aussi aller dans le plus petit, le moins marquant, les runs de qualité qui ont été largement relégués dans la mémoire collective, mais qui restent appréciés par de nombreux lecteurs. 

On en retrouve un peu partout à travers l’histoire des comics et c’est bien normal, car la plupart des séries de super-héros sont illimités dans le temps et la productivité prime sur tout le reste. À l’époque moderne, on célèbre avant tout les runs d’auteurs reconnus et l’on a tendance à oublier certains petits runs assumés par des auteurs bien moins connus. 


En voici donc quelques exemples. La liste n’est évidemment pas exhaustive et je vous invite à partager vous aussi ces petites perles un peu oubliées ! et pour ceux qui se posent la question, non ce n’est pas dans un ordre précis…et je me rends compte que j’ai mis beaucoup de marvel et très peu de DC…

CABLE PAR DAVID TISCHMAN & IGOR KORDEY

Editeur : Marvel Comics

Episodes : Cable 97 & 107

Disponibilité en VF : dans le mag X-Men 70 à 76

Avis : situé au début des années 2000, ce petit run d’environ 10 épisodes reste cependant un de mes préférés sur la série Cable…non pas que j’en ai lu des tonnes (quoique…), mais c’est la première fois que j’ai vraiment pris du plaisir à lire ce titre et je peux vous dire que ce fut une sacrée surprise. Au moment de la reprise des X-Men par Grant Morrison, les éditeurs décidèrent de faire plus d’expérimentations avec les titres mutants, en invitant notamment pas mal d’auteurs issus de la scène indé sur la franchise. 

C’est pour cela que les titres mutants de cette période ne ressemblent à rien de ce qu’il y avait avant, ou même depuis. Nous sommes revenus ensuite à quelque chose de bien plus mainstream, de bien plus en ligne avec l’histoire de la franchise. Est-ce un mal ? je ne sais pas, car en dehors de ces épisodes de Cable et le New X-Men de Morrison, ou le X-Force/X-Statix de Milligan et Allred…euhhh, il n’y a pas grand chose à sauver de cette période…mais au moins ils ont essayé de faire quelque chose de différent. 

Dans le cas présent, de plonger Cable sur la scène internationale et de l’impliquer dans des conflits ethniques ou économiques importants de l’époque (qui bizarrement, sont toujours là aujourd’hui). Que ce soit le Pérou ultra-libéral des années 90, ou la guerre dans les balkans..on peut dire que le personnage était confronté à des conflits assez éloignés de ce qu’il faisait d’habitude. 

Et pourtant cela marche très bien.  Je me souviens qu’à l’époque, j’avais été réellement surpris de me retrouver entraîner par le récit et les implications politiques de chaque épisode. Et le style de Igor Kordey fonctionnait réellement bien avec l’approche plus réaliste du scénario…Mais on se demande bien comment il pouvait assurer en même temps le dessin d’épisodes de New X-Men…Ah si, on sait comment,  en fait en les revoyant, on voit qu’il était obligé de les dessiner sans aucun délai…

Le seul vrai défaut de ce run pour moi et que comme beaucoup de choses de cette époque, il reste inachevé. Dans les derniers épisodes, on voit bien que les auteurs commencent à installer une histoire au long cours…qui est complètement oubliée dès que le scénariste suivant arrive. D’autant plus que le titre est relancé sous le titre Soldier X juste après et on ne va pas mentionner des intrigues en cours il y a à peine quelques numéros pour lancer une nouvelle série ? non, pas vrai, ce serait impoli…

Dans le même genre un peu oublié : le Cable de Joe Casey et Jose Ladronn. Je suis largement passé à côté à l’époque de sa sortie et quelque part, tant mieux car je ne crois pas que j’aurais pu l’apprécier à sa juste valeur alors. Il faut une certaine maturité pour apprécier le style de Ladronn, qui alors s’inspirait beaucouppppppp de Kirby. Aujourd’hui par contre, je pense que je plongerais dedans sans le moindre problème…mmm, il va peut être falloir que je regarde si cela a été collecté en Epic collection …

DD PAR DAVID MACK & JOE QUESADA

Editeur : Marvel Comics

Episodes : Daredevil vol 2  #9 à 15

Disponibilité en VF : Magazine Marvel Knights vol 1 – numéro 11 /12  et 13 + Daredevil magazine 1 – apparemment jamais réédité en librairie. 

Avis : j’en parlais récemment lors de notre spécial Daredevil, qui finira bien par sortir un jour sur le site…le run de David Mack sur le titre DD de l’époque Marvel Knights semble quelque peu relégué dans l’ombre depuis quelques temps. Il faut dire qu’il est coincé entre deux runs célébrés. Celui de Kevin Smith qui a permis de relancer la série après une décennie 90…difficile pour le personnage et celui de Brian Michael Bendis qui débuta certes réellement à l’épisode 26, mais qui reste, 15 ans après sa sortie, toujours célébré. 

Si l’on passe assez largement sur celui de Bob Gale qui semble presque complètement déconnecté de tout le reste, celui de David Mack mérite pour moi que l’on s’y attarde et surtout qu’on s’en souvienne plus. Si l’on retient avant tout l’introduction d’Echo dans cet arc, le scénario de Mack va assez vite se tourner vers le passé du Kingpin et nous révéler ses débuts, approfondir sa manière de penser et réévaluer de manière fraîche sa confrontation avec Matt Murdock.

Outre le scénario, cet arc permet également à Quesada d’expérimenter beaucoup au niveau de la partie visuelle et de tenter des choses avec Richard Isanove au niveau de la colorisation. Il peut ainsi alterner entre son style normal, l’intégration de mots dans les dessins, des crayonnés, des parties ultra-réalistes à des dessins d’enfants, en passant par des compositions de pages beaucoup plus libres. 

Même des années après, c’est un run que je continue de beaucoup aimer, bien plus profond que celui de Smith, qui maîtrisait pourtant bien ses personnages, et qui contribue grandement à l’histoire de DD. 

ADVENTURES OF SUPERMAN GREG RUCKA & MATTHEW CLARK 

Editeur : DC Comics

Episodes : Adventures of Superman # 627 & 648

Disponible en VF : pas à ma connaissance

Avis : bon, ce n’est une surprise pour personne de trouver du Greg Rucka dans des runs que j’ai aimé…Mais ce run sur Adventures of Superman est assez oublié aujourd’hui et je peux comprendre pourquoi. À l’époque (en cette lointaine époque plus innocente de 2004),la reprise de la série par l’auteur faisait partie d’une initiative plus large voyant la franchise entière être confiée à une nouvelle équipe artistique. 

De cette époque, on se souvient avant tout de la reprise de Superman par Brian Azzarello et Jim Lee et leur arc For Tomorrow qui était très bien (si c’était bien, si c’était même très bien, j’entends rien, là là là là, je me bouche les oreilles, je n’entends rien !!!), et les autres runs ont été quelque peu oubliés. Bon, pour la reprise de Action Comics par Chuck Austen…je dirais tant mieux…quoique c’était dessiné par un jeune Ivan Reis à l’époque…mais au niveau scénario…ben c’était du Chuck Austen, donc je vous laisse imaginer. 

Mais le travail de Greg Rucka…je dois dire au début que je n’étais pas convaincu, ce n’est que plusieurs années après en le relisant que je me suis rendu compte qu’il avait fait du très bon travail dessus, en injectant une autre approche au bouquin. On voyait ainsi Clark et Superman collaborer de manière plus proche avec les services de police de metropolis, ce qui enrichissait le cast de quelques personnages intéressants, qui ont tous été oubliés depuis…

De nouveaux ennemis émergeaient avec un certain Ruins (rien à voir avec celui de Vendetti sur Green Lantern) et dans le même temps…Rucka parlait déjà politique en envoyant Lois couvrir l’invasion d’un pays du moyen orient par les troupes américaines…Dois-je rappeler que ces événements prennent place en 2004…soit un an après la seconde invasion de l’Irak par les USA dans le monde réel ? 

Il y avait beaucoup de bonnes idées là dedans…qui malheureusement eurent du mal à exister. En effet ce run prend place entre Identity crisis et Infinite crisis et on sent bien qu’à un moment l’éditorial DC lui a indiqué que c’était très sympa ce qu’il faisait, mais qu’il était temps d’intégrer ce qui se passait ailleurs dans le reste de l’univers. Du coup, la conclusion du run est assez vite expédiée pour laisser la place à une foule de ties ins à Infinite crisis…comme pour son run sur Wonder Woman d’ailleurs…

Je me suis relu une bonne partie de ce run pour rédiger cet article (et par là j’entends presque tout, alors que je partais pour ne relire qu’un ou deux numéros…Une heure plus tard…ah ben mince j’ai presque tout relu…ahhh Greg Rucka..ta magie fonctionne toujours avec moi).et cela fonctionne toujours merveilleusement bien, notamment les parties dessinées par Matthew Clark qui dispose d’un style plus en harmonie avec l’approche scénaristique plus ancrée dans le réel de Rucka. 

Dans le même genre un peu oublié : Paul Cornell sur Action Comics. Je pense avant tout à la première partie de son run qui était centrée sur Lex Luthor (Action Comics 890 à 900) qui après être devenu un Yellow Lantern dans Blackest Night part à la recherche d’un pouvoir perdu quelque part dans la galaxie. C’est une superbe exploration du personnage et de l’univers DC dans une intrigue très maîtrisée. Dommage que passé le 900, quand Superman reprend le titre, ce run s’effondre…

Bien sûr je pourrai aussi enchaîner sur le Checkmate de Greg Rucka, mais là…cet article ferait 10 000 mots de plus tant j’aime cette série ! disponible chez Urban au passage ! 

AVENGERS PAR BOB HARRAS & STEVE EPTING 

Editeur : Marvel Comics

Épisodes : Avengers # 358 à 375

Disponible en VF : dans les derniers Strange et les premiers Avengers de Panini. 

Avis : merci de ne pas m’envoyer de tomates à la figure parce que je cite ce run…il faut dire que les Avengers des années 90 n’ont pas la meilleure réputation du monde. Et par là j’entends que pendant très longtemps, ils ont fait figure de parent pauvre de l’univers Marvel, surtout par rapport aux X-Men au sommet des ventes à ce moment ou de Spider-Man. Cela était d’autant plus flagrant à l’époque quand les Avengers ont tentés de singer les X-Men autant que possible, notamment avec toute l’époque à vestes et poches…

Sauf que sur le fond, cela restait du Avengers relativement traditionnel. Et en fait, c’est un peu ce qui fait sa force. Le scénario de Bob Harras joue beaucoup avec les codes narratifs habituels des Avengers : du combat de super-héros, des intrigues tirées par les cheveux, pas mal de soap opera et de relations compliquées entre membres, quelques secrets ici ou là, saupoudrez avec un peu de space opera et boom…vous avez un run solide. 

J’aime particulièrement la partie dessinée par Steve Epting et l’intrigue avec Proctor qui marque cette partie de ce run. Les débuts furent …difficiles, avec un Epting qui se cherchait encore, mais très vite il trouva ses marques. Malheureusement ce run a souffert de pas mal de fill-ins, dont certains sombraient dans l’amateurisme pur et simple (hein Avengers # 340 ? je suis pas prêt de t’oublier ! allez voir des images sur le net, vous verrez l’horreur). 

Après le départ de Epting, les choses deviennent à mon sens plus compliquées. Nous avons l’arrivée d’un jeune Mike Deodato, mais nous avons aussi l’arrivée de The Crossing…ahhh que de souvenirs de lire ces épisodes dans Strange à l’époque. Ce furent mes premiers émois Avengeriens à coup de “je capte rien du tout, qui sont ces gens, qu’est-ce qui se passe, j’ai relu cette page 5 fois et je comprends toujours rien”…

Avec le recul, nous pouvons tout de même dire que le run Harras/Epting était plus que solide et ne mérite pas la mauvaise réputation qu’il a gagné par la suite. Et je peux dire ça car il ont réussis à me faire aimer Black Knight…Oui, XXX de Black Knight ! il est génial dans ce run ! si si !

Dans le même genre un peu oublié : je citerai bien le run de Joe Quesada sur Iron Man et notamment l’intrigue “Man in the Iron Man” que j’adore personnellement. Dessiné par un Sean Chen qui achevait son run sur le personnage, je me le suis pris comme une grosse claque à l’époque de sa sortie, surtout après le run très classique de Kurt Busiek sur la série qui ne révolutionnait pas grand chose…

WOLVERINE PAR STEVE SKROCE

Editeur : Marvel Comics

Episodes : Wolverine # 150 & 153

Disponible en VF : mag Wolverine 89 à 92 – apparemment jamais réédité en librairie. 

Avis : oui, pour ceux qui s’en souviennent…Steve Skroce a écrit et dessiné la série Wolverine…pendant 4 épisodes. À l’image de ce qu’il avait fait sur Amazing Spider-Man quelques temps auparavant, l’artiste est passé aussi vite qu’un éclair sur le titre malgré le contrôle quasi total accordé par Marvel sur le titre. Il faut dire qu’à ce moment l’artiste fut alpagué par Hollywood et leur carnet de chèques disposant de beaucoup de 0 pour dessiner le story-board d’un petit film appelé Matrix…

Bien qu’il soit fichtrement court, je conserve une grande tendresse pour ces quelques épisodes, où l’artiste se déchaîne dans dans le cadre d’un scénario qui rappelle grandement les films d’arts martiaux de Hong-Kong des années 70/80. Ce n’est pas particulièrement profond, mais c’est réellement distrayant, bourré d’actions, de twists, de petites surprises et illustré par un Steve Skroce qui s’est de toute évidence fait plaisir sur ses planches. 

Cela annonce aussi le fait que Skroce sait écrire et l’arrivée de son Maestros…quelques années plus tard…

Dans le même genre un peu oublié : on ne parle plus beaucoup du run de Greg Rucka sur la série…mais ça j’en reparlerais quand il sera réédité en deluxe par Panini…quand on pourra à nouveau sortir de chez nous !

A propos Sam 1974 Articles
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16 Comments

  1. Pour le câble de ladronn je l’ai en recueil vo (thé hellfire hunt) c’est très bon. A l’époque, je trouvais ça moche. Il y a des styles qui nécessitent de la maturité pour les apprécier

    • C’est tout à fait ça. Comme je l’ai dit, j’avais eu du mal au départ, parce que l’on passait du style très moderne de Jae Lee à un style à la fois plus Kyrbyien de Ladronn, qui commençait également clairement à intégrer ses influences européennes dans son style. Ce fut donc assez violent. Mais aujourd’hui ? je trouve cela sublime !

  2. Ahhh Harras/Epting sur Avengers … quel qu’en soit la qualité, j’en garde un bon souvenir. Pq ? bin c’est simple depuis le départ de Byrne du titre, voir mieux, depuis le départ de Stern (vers le 290), les scénaristes se sont suivis …apportant parfois de bonnes idées mais sans rester pour les développer (Mr Fantastic et Invisible Woman dans l’équipe par Simonson, Spider-Man par Byrne, la création de Rage par Hama) et pour moi le pire numéro de toute l’histoire des Avengers reste le 335. Là je me suis dis, c’est foutu, la série va s’arrêter. Pourtant par Harras et Epting. Mais les épisodes suivant quelque chose change, on a l’impression que les deux gars se sont dit « on va rester plus longtemps ». Après quelques autres fill-ins (339 à 341 je crois) ils reviennent au 342 (ou 343 ?) et introduisent direct des tas d’idées. Là, on est convaincu, ils en veulent !
    Ce run, avec ses hauts et ses marquent l’épisode 1 de la renaissance des Avengers, épisode 2 pas terrible mais médiatique sera Heroes Reborn, épisode 3 sera une première nouvelle heure de gloire avec Busiek et Perez et épisode 4 sera New Avengers par Bendis, le point ultime.
    Beh oui, il a parfois fait de jolies choses Bendis, si si si.
    Le problème maintenant: depuis Secret Wars les Avengers se cherchent à nouveau. Mark Waid, Jason Aaron, de bons scénaristes … mais quelque chose ne fonctionne pas, la mayonnaise ne veut pas prendre … et pourtant on a l’impression que les ingrédients sont tous là…

    • Je suis tout à fait d’accord.
      Le run de Harras et Epting se cherche un peu au départ, l’intrigue avec le collecteur est …peu impressionnante et le style de Epting au dessin ? honnêtement, il n’y aurait pas son nom dans les crédits, je refuserais de croire que c’est bien de lui. Mais oui, à cette époque les Avengers souffrent de ces changements de scénaristes assez réguliers, Stern et Byrne étant ceux dont on se souvient le plus dans les années 80, sauf que les deux sont partis en claquant la porte ! en cours de route et que chaque fois Marvel a nommé des scénaristes de manière temporaire simplement pour tenir les délais sans vraie vision ou ambition pour la franchise.

      Concernant Bendis, mon avis est simple et je l’ai souvent précisé : je n’aime plus son travail depuis des années, mais je continue de beaucoup aimer ce qu’il a fait dans la période 2001/2006. C’est pour moi son âge d’or : Daredevil, Ultimate Spider-Man, les premières années de New Avengers qui réinventent et surtout modernisent une franchise qui semblait bloquée sur les mêmes codes à la fois scénaristiques et visuels depuis des décennies. Tout cela est juste excellent pour moi. Comme je l’ai déjà dit, le début de la chute selon moi arrive avec des trucs comme Siege ou le Heroic Age où clairement il n’ a plus rien à dire sur la franchise, mais Marvel lui demande de rester pour assurer les ventes…On le voit alors passer en mode automatique et s’investir beaucoup moins, il est juste là pour aligner les scripts sans vraiment se soucier de la qualité.

  3. Aaaaaah, merci Sam ! Je RAFFOLE des tribunes sur les runs ou séries oubliées !!

    Je ferai d’autres interventions après, mais pour l’instant je laisse 2 contributions, pas trop « âgées » :
    -Le petit run de Jason Aaron (et Jefte Palo) sur Black Panther (Black Panther [2005] #39 -> 41) : après le run de Reginald Hudlin dont j’entends dire qu’il est très « portnawak », Jason Aaron débarque pour 3 numéros qui font office de tie-in à « Secret Invasion ». En 3 numéros (qui sont aussi les derniers de cette série), le ton est donné … Black Panther en impose, et montre qu’il est au sommet de ses capacités physiques et mentales, le tout desservi par le trait efficace de Jefte Palo et des couleurs très sombres de Lee Loughridge.

    -Le run de Warren Ellis sur « Secret Avengers » [Secret Avengers vol.1, #16 -> 21] : Secret Avengers avait commencé avec une gallerie de personnages plutôt intéressante, mais Ed Brubaker avait vite montré qu’il en avait marre … et on a eu un run en 12 numéros qui a vite fait « pschitt ». J’ai pas lu ce que Nick Spencer a fait ensuite (3 numéros faisant office de tie-in à Fear Itself). Et au #16, Warren Ellis débarque.
    6 numéros avec des histoires en apparence indépendantes les unes des autres, avec à chaque fois un dessinateur différent qui donne le ton (action non-stop avec Kev Walker, de la baston avec David Aja, de l’infiltration avec Michael Lark). D’ailleurs, le look « costard – cravate » de Moon Knight est apparu ici pour la première fois (Secret Avengers #19). Et à la fin, tout comme pour Planetary, Ellis fait se recoller des petits bouts vus au cours des épisodes précédents dans un « final ». Mon coup de coeur va pour le numéro avec le voyage dans le temps (Secret Avengers #20), dessiné par Alex Maleev.

    • Ah, jamais lu le run de jason Aaron sur Black Panther, mais il faut dire que ces épisodes sont coincés entre des épisodes signés Reginald Hudlin, sans doute le pire scénariste qu’ait connu le titre. Cinéaste à la base (boomerang avec Eddie Murphy c’est lui), il s’est vu confié le titre parce que Marvel espérait clairement capitaliser sur son nom…et à la lecture, on comprend que le monsieur ne savait guère écrire des comics…
      Mais cela fait des années que je vois dire du bien de ces quelques épisodes signés Aaron…donc un jour peut être !

      Pour Secret Avengers, je vois très bien de quoi tu parles…et pour moi, impossible de dire qu’il a été oublié : c’est du Warren Ellis, donc c’est forcément génial et dans tous les esprits ! mais oui cela débute cette habitude qu’il a de revenir chez Marvel tous les 2/3 ans pour cachetonner en signant 6 épisodes de ce qui lui plait pour faire ce qu’il veut ou réinventer un truc et laisser une marque indélébile par la suite.

  4. Bonjour
    M’intéressant à l’univers Marvel après une (très) longue pause et n’etant déjà pas un spécialiste j’aurais voulu votre avis sur Grim Hunt de SpiderMan, le pitch que j’ai pu en lire à l’air pas mal.
    Existe t’il en français ?

    • Grim Hunt n’a pour l’instant été publié que dans les mags Spider-Man et n’a jamais été réédité en librairie…à mon grand regret, car c’est tout simplement pour moi le meilleur arc de la période Brand New day…bon, cela ne veut pas dire grand chose tant j’ai détesté cette période qui m’a fait arrêter Spider-Man après plus de 10 ans an tant que fan absolu…mais quand j’ai fini par le lire en VO, j’ai vraiment adoré cet arc. Il y a clairement un gros hommage à Kraven last hunt et sans atteindre ce niveau, les scénaristes parviennent à tisser un récit rythmé, qui utilise pas mal d’éléments de la continuité qui avait été rejeté (notamment du run de JMS) et visuellement c’est aussi très bon.
      J’espérais que cela serait réédité en deluxe avec le reste de brand new day, mais comme nous l’avons vu récemment Panini s’est arrêté vers le AMS 626, pour sauter directement vers le run de Slott au 648…Peut être un jour !

      • Merci pour la réponse.
        Oui donc cela fait partie de ces épisodes dont tu m’avais parlé avec l’histoire du lézard. Dommage comme je l’ai dit j’aime beaucoup Lark et les histoires sombres… Je vais regarder cette histoire de secret avengers d’Ellis du coup

      • Je te recommande ce run d’Ellis sur Secret Avengers, d’autant qu’il a été réédité par Panini en deluxe et je pense qu’il est toujours dispo.

  5. Autre question sur le run de Lemire sur Moonknight, cette histoire d’asile et les dessins donnent envie (et puis Lemire quoi).
    Est ce aussi bon que cela paraît ?
    Je n’ai pas vu forcément de super review…

    • Oh oui ce run sur Moon Knight est vraiment très bon, que ce soit le scénario de Lemire que le dessin de Smallwood qui est excellent. Et c’est juste 3 tomes ! donc lu de manière assez rapide.

  6. Encore une intervention, avec un run ancien et un « pas trop vieux » :

    -le petit run de Mike W Barr et Alan Davis sur Detective Comics, juste après Crisis on Infinite Earths [Detective Comics #569 -> 574] : le post-Crisis venait de démarrer chez DC, et chez Batman, on a eu tout un flot de « Grim ‘n Gritty » depuis « Dark Knight Returns ». Toutefois, un irreductible a choisi la voie contraire. Mike W Barr a sorti des épisodes qui sentaient bon l’ère d’argent encore (du moins en apparence) et c’était une bonne bouffée d’air frais, avec en plus le trait de Alan Davis. Le duo a encore sorti un numéro ensemble (#575), mais là c’est l’arc « year 2 » qui commençait, et c’était complètement indépendant (et c’était le dernier numéro dessiné par Davis). D’ailleurs, dans la mini série « Legends », Batman fait allusion au « lavage de cerveau » que le Joker avait administré à Catwoman au début du run de Barr & Davis.

    -les 12 premiers numéros de « Brave and the Bold » (la série de 2007), par Mark Waid et George Pérez (Jerry Ordway au dessin pour les numéros 11 et 12). Certes, ça n’a rien de révolutionnaire, mais qu’est-ce que c’était fun ! Et Pérez au dessin en plus !! Mark Waid avait écrit quelques épisodes encore, jusqu’au 16, mais je ne les ai pas lus. C’était sorti (les 12 premiers numéros) en France en 2 tomes, dans la collection qui était l’équivalent des 100 % Marvel chez Panini.

    • Ah j’ai un peu de connaissances sur ce sujet.
      Pour le run de Barr et Davis, j’ai le one shot Full circle publié par Semic à l’époque qui conclut une partie des intrigues qu’ils avaient réalisés sur Batman.
      Je pense que DC finira par s’attaquer à ces épisodes, c’est du Alan Davis après tout ! faut pas déconner !et comme je vois l’éditeur publier de plus en plus de TPB du Batman post crisis, on finira par y arriver !
      Pour Brave and the Bold,les 12 premiers épisodes ont été publiés par Panini…mais je n’ai acheté que le premier tome avec les 6 premiers épisodes, sniff…mais oui très sympa et un Perez inspiré !

      Cela me fait penser que j’ai zappé le Brave and the Bold de JMS ! j’ai le premier HC et c’est vraiment très bon ! il faudra que je le case si je refais un autre article de ce type !

  7. Comme ça, de tête, sans avoir les numéros en mémoire :

    Len Kaminski sur Iron Man, avec, entre autres, les débuts de War Machine, et des histoires qui plantent même, d’une certaine façon, les graines de Civil War. (Et même une histoire avec Tony qui se fait passer pour mort… Depuis on a vu ça 50 fois, mais à l’époque, c’était vraiment sympa)

    AJ Lieberman sur Gotham Knights, avec surtout un arc mémorable où Bruce et Tommy Elliot (Hush) se disputent l’amour de Poison Ivy et se lancent dans une compétition pour sauver la vie de cette dernière qui est en train de mourir, empoisonnée par une toxine. Lieberman est aussi le premier à développer le personnage de Hush après Jeph Loeb, et donc avant Paul Dini.

    Et comme Sam a déjà nommé Rucka sur Superman (qui existe en VF, mais dans le kiosque Superman chez Panini uniquement), à cette époque, nous avions aussi Chuck Austen (oui, oui… Le même) qui faisait des épisodes bien sympas sur Action Comics et qui a dû le terminer sous un pseudo à cause du backlash des fans sur ses épisodes de Uncanny X-Men… Et pourtant, c’est sympa, je me souviens notamment avoir découvert le personnage de Mangog grâce à ces épisodes.

    • Je n’ai lu que quelques épisodes de Kaminski sur Iron Man, et plutôt vers la fin, donc je vais te faire confiance sur le sujet.
      Concernant le run de Lieberman, je suis tout à fait d’accord, il y avait beaucoup de bonnes choses dans ce run, en particulier dans le premier arc. La réintroduction de Hush était très réussie avec un énorme potentiel. C’est malheureusement un run qui a été jeté aux orties avec One Year Later.
      Quant à Chuck Austen sur Action Comics, au moment d’écrire cette chronique je suis retombé sur certains des épisodes et c’était effectivement moins pire que dans mon souvenir…sans être folichon non plus.

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