Guide de lecture Comics VO : semaine du 03 juin 2020

Edito : on dirait que le thème dominant de la semaine, ce sont les retours inattendus. Entre Birds of Prey qui fait un passage éclair, The Boys ou encore Nailbiter, nous avons là une grosse semaine de résurrection de séries issues du passé ! Dans un marché qui n’est pas encore revenu à sa forme normale, où DC et Marvel, les principaux éditeurs, réduisent leur production et annulent des titres à tour de bras, ou changent le modèle de certains titres pour les faire passer en digital uniquement…il est assez amusant de voir le reste de l’industrie s’appuyer sur des valeurs sûres du passé…Ce n’était pas ainsi que les choses étaient prévues initialement, les titres en question n’étaient pas censés sortir après des mois d’arrêt de l’industrie, mais encore une fois l’histoire avec un grand H prouve qu’elle a le sens de l’ironie !

Sorties de la semaine : je ne sélectionne pas grand chose cette semaine, mais je dirais que le titre que j’attends le plus est sans doute le retour de Garth Ennis sur l’univers de The Boys, avec le début de la mini série Dear Becky 

Émissions de la semaine : plusieurs émissions au programme cette semaine, toutes à partir de 21h sur Mixlr ! : 

  • mercredi un Freaxity, notre nouveau format d’émissions où Steve et Laure nous parlent horreur ;
  • jeudi, un nouveau Comixweekly, qui reviendra sur les rares sorties VO de la semaine et un peu d’actu s’il y en a ? 
  • et vendredi le retour du Comixity, traitera des sorties VF de début mars avant le confinement et de fin mai avec la reprise. 

BOOM ! STUDIOS 

BUFFY EVERY GENERATION #1

Prix : $7.99

Scénario

Dessin :

Sollicitation : The SECRET ORIGINS of some of the most important Slayers in history… ? …and the First Appearance of a new character with a familiar face who will change the way you look at Buffy and everything about her world. ? This is the Buffy comic that everyone will be talking about and the most important new character in over twenty years!

Avis : comme je l’ai déjà dit, je n’ai pas du tout accroché au reboot de la série Buffy mené par Boom Studios, trop éloigné à mon goût des caractérisations historiques des personnages que j’ai connu. Cela plaît à certains et tant mieux pour eux mais dans mon cas, je ne retrouve pas ce qui m’avait séduit il y a plus de 20 ans quand j’avais découvert la série TV. 

Alors pourquoi en parler de nouveau ? parce que cette semaine va sortir un épisode spécial consacré à la mythologie de la tueuse et surtout sa longue histoire. L’aspect lignée des tueuses qui remonte au début des temps pour aller jusqu’au temps présent fait partie des éléments les plus intéressants de la série, qui dispose de fait d’un potentiel quasi infini. 

On peut ainsi aborder n’importe quelle époque, pays, lieu, contexte avec chaque fois un nouveau personnage mis en scène. Même si le principe de base reste le même, une tueuse qui chasse des démons, au delà on peut extrapoler autant qu’on le souhaite. J’ai donc bien envie de voir ce que les auteurs invités ici vont pouvoir nous présenter. 

Verdict : Check it 

DC COMICS

BIRDS OF PREY #1

Prix : $9.99

Scénario : Brian Azzarrello 

Dessin : Emanuela Lupacchino

Sollicitation : Black Canary’s life has spiraled out of control: her personal life is going through the ringer and her band is in crisis when an old flame resurfaces only to flicker out and set her on an all-new mission against an all-new opponent. The only thing she has to be grateful for is the fact that she’s not alone, as Huntress finds herself on a collision course with Black Canary’s quarry at Detective Montoya’s urging. Meanwhile, Harley Quinn has resurfaced outside of Gotham City and out of the Suicide Squad, with a new lease on life that is sure to make everyone else’s life more complicated.

And that’s only the first five pages of this high-octane, graphic novel-length one-shot that pushes the Birds of Prey far beyond their limits and puts them up against the most brutal crime syndicate to ever sweep into Gotham City! Hardboiled superstar writer Brian Azzarello and the bombshell art team of Emanuela Lupacchino and Ray McCarthy take the Birds into the no-holds-barred world of Black Label, and none of them will ever be the same! PRESTIGE FORMAT One Shot

Avis : voilà un bouquin qui aura eu la vie bien dure ! Annoncé au départ comme la nouvelle version de la série régulière Birds of Prey, il a été rapidement transformé en simple mini série publié chez Black Label, avec promesse de violence et d’un ton plus noir pour au final se transformer en one shot mais attention dans un format de type “prestige”…

J’ai beau aimé les auteurs impliqués, autant le dire : ça sent pas bon. En même temps, il faut avouer que cela fait un moment que Brian Azzarello n’a pas pondu un titre potable en termes de production mainstream (kof Batman Damned on se souvient de toi kof), et quand je pense aux personnages des Birds of Prey…ce n’est pas vraiment à lui que je pense pour bien faire vivre cette équipe…

Je dirais …à voir quand même ? parce que j’aimerais de nouveau voir les Birds of Prey être proprement mises en avant par DC. Le titre regroupe tout de même certains de mes personnages préférés, notamment Renée Montoya dans cette version ou encore Black Canary. Vous pouvez éjecter Harley Quinn quand vous voulez par contre, je m’en passe très bien. 

Verdict : Check it …?

CATWOMAN 80TH ANNIV 100 PAGE SUPER SPECT #1

Prix : $9.99

Scénario : Ed Brubaker, Paul Dini, Tom King, Ann Nocenti, Mindy Newell, Will Pfeifer, Others

Dessin :Cameron Stewart, Mikel Janin, Adam Hughes, Emanuela Lupacchino, Steve Rude, Jim Balent, Tula Lotay 

Sollicitation : Our gal Catwoman is turning 80 next year (and looking very good, if we meow say), and DC is celebrating with nothing less than with a huge soiree, invite only, packed with creators who mean the most to her and to whom she means the most! Stories featured in this 100-page spectacular include a tail-sorry, tale-that takes place at the end of the Brubaker/Stewart Catwoman run, in honor of artist Darwyn Cooke. Plus, Catwoman is caught by an exotic cat collector, runs into a wannabe thief trying to prove himself as her apprentice, encounters a mystery involving memorabilia from alternate continuities, and of course some Bat/Cat fun.

Avis : bon alors, je vais rapidement passer sur cet épisode. Depuis quelques temps, DC s’est transformé en machine à épisodes anniversaires. De leur point de vue l’équation est simple : cela permet de sortir des épisodes qui attirent l’attention pour un bon gros prix de 10$…ce qui est bon pour le chiffre d’affaires, donc tant que ça marche pourquoi se priver ? sauf qu’en tant que lecteur, je commence en avoir un peu (beaucoup) assez. 

Je peux comprendre que l’on fasse cela pour quelques titres historiques qui sont liés à la naissance du genre super-héroïque et de certains grandes figures (en gros Action Comics, Detective Comics ou encore Wonder Woman) mais en pondre sur Joker (dans quelques semaines) ? Robin ? ou encore ici Catwoman ? J’aime tous ces personnages, mais je n’ai guère envie de claquer 10$ pour des récits anthologiques qui sur le fond n’apportent rien. 

Oui, ces épisodes sont sympathiques à lire, mais vous savez quoi ? je n’ai déjà aucun souvenir de ceux que j’ai lu en début d’année. Même ceux de Superman et Batman ne m’ont laissé guère de souvenirs. Donc mon message à DC est simple : je vous aime, mais il est temps que cette petite mode sur laquelle vous surfez aille mourir de sa belle mort. On se revoit pour le 100e anniversaire. 

Verdict : Check it 

JUSTICE LEAGUE DARK #22

Prix : $3.99

Scénario : RAM V

Dessin : ALVARO MARTÍNEZ BUENO

Sollicitation : What dreams may come—we should be so lucky! Instead, the nightmares are here! Zatanna and John Constantine take a dive into the mind of Abigail Arcane to save her from the all-consuming Rot, while Animal Man must reach deep within himself to save Detective Chimp and Wonder Woman from the hordes of infected rot monsters. Minds, worlds, and lives hang in the (im)balance!

Avis : avec la reprise des sorties, nous voyons quelques titres attendus revenir et d’autres…sur lesquels les verdicts n’étaient pas encore rendus. Je parle ici de la reprise du titre Justice League Dark par Ram V après le départ de James Tynion IV. Si ce dernier reste crédité, je considère que seul Ram V est vraiment le scénariste sur le titre, et pour le moment ces premiers épisodes ne m’ont guère séduits. 

Certes passer après Tynion IV, qui avait réalisé une excellente prestation, était difficile et il est également vrai qu’il faut toujours quelques épisodes, voire plus, à un auteur pour s’approprier un titre. Mais pour l’instant, l’intrigue proposée ne me convainc pas. Il y a du style, de l’inspiration, des idées…mais il y a aussi un manque de surprise qui me dérange. 

L’idée d’une espèce de rébellion du monde vivant contre les humains est intéressante, mais la figure derrière cette attaque était tellement prévisible, surtout vu les indices laissés par l’auteur, que je ne comprends pas pourquoi l’auteur a choisi de faire de la révélation de son identité un enjeu. On avait tous compris qui il était et il était inutile de le monter en épingle. 

Cela peut toujours être une fausse piste…mais je sens aussi le même problème qu’avec l’annual qu’il avait signé auparavant qui était un énorme hommage d’un épisode de Moore sur Swamp Thing. Ce qui n’était pas un problème, sauf qu’il n’arrivait pas vraiment à sortir de l’hommage, il en restait prisonnier, si bien que l’on avait l’impression de relire le même épisode en moins bien…

Là aussi le manque d’originalité est assez frappant et j’espère que l’auteur me démontrera que j’avais tort avant la fin de son premier arc. 

Verdict : Check it 

DYNAMITE ENTERTAINMENT 

BOYS DEAR BECKY #1 

Prix : $3.99

Scénario : Garth Ennis 

Dessin : Russel Braun 

Sollicitation : Twelve years after the events of The Boys, Hughie finds himself back home in Scotland where he intends to finally marry Annie in the company of friends and family. But the sudden appearance of a peculiar document sends our hero into a tailspin and threatens to bring the events of his nightmarish past crashing down on him in the worst possible way. There was one story about The Boys that Hughie never knew. Now, whether he likes it or not, he’s going to.

Avis : voilà une sortie dont l’annonce m’a vraiment surpris, mais qui au fond fait sens. Cette semaine en effet, Garth Ennis revient dans le monde de The Boys pour une nouvelle mini série qui s’intéresse à un personnage dont l’ombre planait sur toute la première série sans être vraiment développée, à savoir Becky, la défunte femme de Butcher, dont la disparition est un peu l’événement qui a eu un effet domino sur le reste de la série. 

Nous l’avions rencontrés uniquement dans la mini série dévouée à la vie de Butcher, mais cela commençait avec leur rencontre, leur relation et les circonstances de sa disparition. Et apparemment, Ennis disposait encore d’une histoire à raconter sur ce personnage qu’il se gardait sous le coude. Et je suis sûr que le succès de la série TV The Boys sur Amazon, n’a aucun rapport avec la publication de cette mini série aujourd’hui. Non aucun…ou juste un peu. 

Soyons clairs, je doute fort que Ennis ait des problèmes financiers. Entre Preacher, Punisher et maintenant The Boys …il touchera sans doute des royalties bien confortables jusqu’à la fin de sa vie…donc je veux bien le croire quand il dit qu’il avait encore cette histoire à raconter…C’est juste très pratique que cela sorte maintenant…alors que la saison 1 de The Boys a cartonné et que la saison 2 devrait débarquer très prochainement…

Est-ce que je vais aller la lire …ben oui ? c’est du Ennis sur le monde de The Boys, j’aime les deux ! donc, oui je vais y aller…que voulez vous, je suis faible !

Verdict :  Buy

IMAGE COMICS

NAILBITER RETURNS #1

Prix : $3.99

Scénario : Joshua Williamson 

Dessin :MIKE HENDERSON

Sollicitation : SERIES PREMIERE! JOSHUA WILLIAMSON & MIKE HENDERSON’S CRITICALLY ACCLAIMED HIT HORROR SERIES RETURNS! Sixteen of the world’s worst serial killers were all born in the same small town…but Agent Finch and Sheriff Crane solved and buried that mystery.

Didn’t they?

Violent copycat murders imitating the infamous Buckaroo Butchers have begun in Portland, Oregon, and if Finch wants the killings to stop, he’ll have to team up with the daughter of the Nailbiter himself. A brand-new mystery begins in this EXTRA-LENGTH FIRST ISSUE!

Avis : après The Boys plus haut, autre série qui fait son retour après une fin que l’on pensait définitive, avec Nailbiter qui reprend du service. Et autant je vais être heureux de replonger dans le monde de The Boys…autant je pense éviter ce retour de Nailbiter. La raison en est simple : j’avais beaucoup aimé les débuts de la série, j’ai détesté sa fin et avant cela je trouvais déjà qu’elle tirait en longueur de manière inutile. Donc non, replonger pour un second tour ne me tente guère. 

Mais c’est vraiment la fin qui pour moi fut un horrible gâchis. Après plus de deux années à développer son mystère, Williamson nous révélait finalement, dans les derniers épisodes, les secrets de son intrigue de la manière la plus plate et dépourvue d’imagination que j’ai jamais vu. Les grandes révélations fracassantes ont fait un psshiiiittt retentissant, avec des idées ultra-clichés qui ne méritaient clairement pas tout cette mise en place, et je suis donc surpris que les auteurs associés à une telle débâcle tentent de nouveau de nous attirer dans ce monde. 

Donc clairement je vais faire l’impasse. Je sais que le retour de la série fait partie du plan d’Image pour revenir sur le devant de la scène comics en 2020, après quelques années à rencontrer des difficultés pour se renouveler…Mais à mon sens Nailbiter n’était pas la série à faire revenir. Elle reste associée dans mon esprit à un bon gros ratage qu’il est bon de laisser derrière soi. 

Verdict : PASS

A propos Sam 1954 Articles
Ce fan de Morrison donne ses conseils dans des guides de lectures

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