Unspoken VO : Hellblazer Annual 2011

Crédits :

Scénario : Peter Milligan

Dessins : Simon Bisley

Couverture : Simon Bisley

Éditeur : Vertigo Comics

La série : publiée sans interruptions depuis 1988, Hellblazer est la série régulière la plus connue des séries inconnues et avoisine aujourd’hui les presque 300 numéros. Pour autant, le nombre d’Annual publié se compte sur les doigts de la main : si celui chroniqué aujourd’hui porte la mention 2011 et le titre de « Suicide bridge », il faut remonter à 1989 pour lire le précédent qui était aussi le premier !

Hellblazer Annual 2011 est écrit par le scénariste actuel de la série (depuis le numéro 250), Peter Milligan – à qui l’on doit un nombre impressionnant de comics (Justice League Dark et Red Lanterns dans les New 52 c’est lui) – et illustré par Simon Bisley (Slaine) : un duo qui a déjà signé ponctuellement quelques numéros de la série.

Scénario : Une femme que John Constantine a connu ado se rappelle à lui. Son fils, Tim, une bonne connaissance de John à l’époque, avait disparu et n’avait jamais été retrouvé. Mourante et n’ayant plus toute sa tête, elle souhaite que Constantine résolve le mystère de la disparition de Tim avant de s’en aller. Le « Hellblazer », hanté par le souvenir du garçon et de la probable cause de sa disparition, va se mettre à la recherche du « Suicide Bridge », un pont détruit en 1921 qui continu à exister de manière… fantômatique.

Dessins : Bisley fait du Bisley, comme on a déjà pu le voir dans les précédents épisodes qu’il avait signé pour Hellblazer : un trait très crayonné, assez gras, un peu crade et qui garde même certain traits de construction de l’illustration. Qu’on aime ou qu’on déteste, le niveau est le même que sur la série régulière. Même si on peut regretter ces personnages parfois un peu trop grotesques et caricaturaux, ses pages très sombres, presque mangées par l’encre, apportent un vrai cachet, une ambiance sale qui convient plutôt bien à l’atmosphère d’Hellblazer et à une série Vertigo « à l’ancienne ».

Avis : L’histoire est sympathique même si elle rappelle forcément des intrigues déjà lues dans la série. L’ensemble prend la forme d’un petit conte noir, une histoire horrifique légère en démons et autres rituels fantastiques. La voix off est là, les dialogues sont bien troussés et les dessins au diapason.

Tout au long des 38 pages de cette histoire, je me suis questionné sur ce qui faisait de cette intrigue un Annual plutôt qu’un épisode indépendant de la série. Mise à part sa durée allongée et vraisemblablement l’envie de laisser un peu de temps à Bisley pour tenir le rythme, je ne sais toujours pas. À la réflexion, il m’est apparu que si cet annual avait été publié chez Marvel, il aurait été un numéro de la série marqué d’un .1 tant il s’agit d’une intrigue classique (au sens d’histoire archétypale, qui donne le ton de la série régulière), très accessible à un lecteur novice et où la continuité est réduite à la simple mention qu’Epiphany Graves est la (jeune) femme de Constantine.

Pour autant, malgré le manque d’ambitions de l’intrigue pour l’épisode « de l’année » qui en fait « seulement » un scénario typique de la série régulière, il ne faut pas bouder son plaisir. Cet annual est conseillé aux amateurs et à ceux qui souhaiteraient faire un test, s’essayer à Hellblazer.

Note : 7/10 – C’est un Buy.

A propos Yno 11 Articles
Auteur de JDR (Patient 13, Notre Tombeau chez John Doe), de nouvelles (chez Rivière Blanche, dans Malpertuis III) et de BD (Silences), pigiste (Casus Belli) et chroniqueur (Comixity), mais avant tout savant fou sur www.misterfrankenstein.com

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