Tops et Flops de la semaine

TOPS DE LA SEMAINE

3 –  All New X-Factor 19, de Peter David et Carmine Giandomenico. Ahhhh !!! merci M.David pour lever de la sorte mes doutes !!! en effet dans mon guide VO de la semaine dernière, je m’étonnais que le scénariste ne tente pas de résoudre une de ses intrigues fils rouges de la série avant son annulation au numéro 20. Sauf que le monsieur nous rappelle encore une fois cette semaine qu’il n’est pas un idiot et qu’il ne compte pas du tout nous laisser le bec dans l’eau avec encore une histoire non résolue.
ALL NEW X-FACTOR
Alors que l’on pensait avoir un arc tout bête qui confrontait l’équipe à du mystique de base…boom, Peter David lie les choses de manière assez inattendue, en nous donnant des éléments importants sur la véritable nature de leur sponsor, Serval, et notamment de son boss. Nous n’avons pas encore toutes les clés, mais il y a ici des choses qui j’en suis sûr seront explorées dans le prochain épisode.
Maintenant Marvel soyez gentils et donnez les X-Men à Peter David. Faites le et on pourra tous rester copains.Note :   8 /10 –

2 – Action Comics 38, de Greg Pak et Aaron Kuder. En voilà une belle réussite, qui repose en grande partie sur le talent d’Aaron Kuder. L’artiste transforme le scénario certes efficace mais classique de Greg Pak et le transforme en une confrontation inquiétante où Superman n’a plus aucun repère. Ainsi on est pas prêt d’oublier la scène avec les parents de Clark…Dans l’ensemble la mise en scène est exceptionnelle, faisant de la lecture un vrai plaisir.

ACTION COMICS #38

Je l’ai déjà dit, Aaron Kuder évolue à très grande vitesse depuis quelques mois. Après avoir amélioré son graphisme, le voilà qui innove avec sa mise en scène. Tout cela fonctionne aussi très bien grâce au travail de Greg Pak au scénario qui continue d’écrire un Superman accessible auquel on peut tous s’identifier, à la fois plus humain et différent de l’humanité que jamais.

Note : 8.5 /10 –

1 – Amazing Spider-Man 12, de Dan Sloot et Giuseppe Camuncoli. Hail Dan Slott !!! Je tire mon chapeau au scénariste pour parvenir à jongler avec toutes les balles qu’il a en l’air. En effet, entre toutes les mini séries lancées en parallèle et le nombre de personnages impliqués, la performance réalisée par Slott est tout simplement remarquable.
Il parvient en quelques pages à replacer tout ce petit monde, de Spider-Woman à Spider-Man 2099 en n’oubliant pas Silk, leurs missions respectives tout en faisant face à un assaut sans pitié de la part de la famille de Morlun…En fait, il se permet même d’ajouter quelques intriques supplémentaires, entre les véritables plans des inheritors qui sont sous sous entendus, ou encore la plus grande implication de leur esclave, le Weaver, qui lui même aimerait bien assurer leur défaite…
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Il parvient à faire tout cela, tout en n’oubliant pas Peter Parker, son sens de la responsabilité, puisqu’il se sent inévitablement coupable de chaque nouveau mort …et Slott lui réserve une petite surprise en final…Mais c’est là le point le plus faible de cet épisode pour moi.
Slott essaye d’organiser une réunion un peu choc avec un personnage inattendu, mais tout cela perd de son impact puisque l’on sait pertinemment que la personne présentée n’est pas issue de la dimension de notre Peter, ce n’est qu’une autre version parallèle. Pas de quoi faire péter Internet à mon sens…Dans l’ensemble l’épisode reste très bon, Spider-verse demeure un vrai plaisir à suivre alors que nous entrons dans la dernière phase du récit, puisque en principe il ne reste que deux épisodes.
En tout cas la preuve de cette réussite est que à chaque fois  on a envie de plus et de se jeter en conséquence sur les ties ins comme celui de Spider-Man 2099 de Peter David qui est également excellent, alors que le scénariste s’amuse à ramener pas mal de concepts de l’univers 2099…

Note : 9 /10

 

LA BONNE SURPRISE DE LA SEMAINE 

– IXth Generation 1, de Matt Hawkins et Stjepan Sejic. Je m’attendais à ce que la lecture de ce premier épisode soit sympathique mais sans plus, au final j’ai passé un excellent moment de lecture pour une série SF qui s’assume telle quelle tout en réussissant à associer de manière très maligne la plupart des franchises de Top Cow de Aphrodite IX à Witchblade, de Cyberforce à Darkness.

IXTH GENERATION #1

 

L’un des bons points de la série est sa relative accessibilité. J’avais survolé les premiers épisodes de la série  Aphrodite IX qui précédait le titre et pourtant, une fois lu le petit résumé en page 1, je n’ai eu aucun mal à rentrer dans l’histoire. Le rythme est excellent, on comprend très vite les enjeux et qui sont les personnages. La menace est assez classique pour l’univers Top Cow mais fait toujours son petit effet.

Enfin, nous avons ici un vrai premier épisode, qui pose bien la situation, les personnages et les enjeux et ne s’arrête pas alors que l’histoire commence à peine à chauffer. Un défaut que je retrouve un peu trop fréquemment ces derniers temps…De fait, il fait tout ce qu’il faut pour vous donner envie de revenir pour le numéro suivant.

Et bien entendu, Sejic fait comme toujours un travail génial.

Note : 9/10 – 

DÉCEPTIONS DE LA SEMAINE

Il est parfois difficile de qualifier un titre de flop car il a tout de même des qualités.. Des titres qui ne sont pas des bides monstrueux mais qui clairement ne sont pas exceptionnels.

– Ant Man 1, de Nick Spencer et Ramon Rosanas. En fait je ne sais même pas si l’on peut dire que c’est une déception, puisque je n’avais aucune attente particulière. C’est juste que …ben, je me suis un peu ennuyé à la lecture alors que je ne vois que des critiques plus que dithyrambiques sur cet épisode. Certes, il y a quelques passages amusants et l’introduction est un commentaire meta textuel assez marrant, où le personnage passe un entretien d’embauche en livrant toute sa vie et on comprend bien qu’en réalité c’est par des lecteurs qu’il essaye de se faire adopter…Mais au delà de cette première séquence, le reste m’a paru assez lourdingue, avec pas mal de longueurs, qui font que j’ai failli caler dans la lecture à plusieurs reprises.

ANT-MAN #1

En général, je suis ravi quand un premier épisode fait plus de 30 pages, car cela permet d’avoir une certaine densité et de ne pas stopper tout au moment même où l’histoire débute. Là arrivé vers la page 15, je me suis rendu compte qu’il m’en restait encore une vingtaine à me taper et j’ai failli laisser tomber. Ce qui n’est pas très bon signe en général.

Au final un premier épisode tout de même sympathique. On voit que Spencer a bien cerné son personnage et ce qui peut le rendre attachant, mais en ce qui me concerne, ne m’a pas plus donné envie que cela de suivre plus en avant le reste de la série.

Note : 6/10

 

SERIE TV

AGENT CARTER

Je pense que le plus beau compliment que l’on puisse faire à cette mini série TV est de dire que le premier épisode réussit à accomplir, en termes de qualité, ce qu’Agents of Shield commence péniblement à réaliser au bout …d’un an et presque 30 épisodes.En premier lieu d’un point de vue esthétique, la reconstitution historique s’avère très réussie que ce soit visuellement, que socialement. Entre les blessés de guerre peu considérés, les femmes relégués au second plan, voire tout simplement virées pour laisser la place aux hommes qui reviennent de la guerre. On sent bien là par petite touches que le scénaristes ont fait leur devoirs.

AGENT CARTER B

Ensuite, il y a bien évidemment le personnage. Introduite dans Captain America : The First Avenger, Peggy Carter s’était rapidement imposée comme  étant plus que simplement la copine de Steve Rogers…Les scénaristes avaient déjà bien posés le personnage, l’avaient bien cernés et définis pour le public. Si bien qu’au fil des ans, les auteurs Marvel n’ont cessé de lui accorder de plus en plus d’importance au point d’en faire un des membres fondateurs du SHIELD et son premier directeur. Mais nous n’en sommes pas là. Nous sommes en 46 et le SHIELD n’existe pas encore . Peggy Carter travaille dans ce qui deviendra le SHIELD, à savoir le SSR.

AGENT CARTER

Enfin travailler c’est beaucoup dire, puisque seule femme du service, elle doit supporter en permanence les petites remarques et attitudes de ses collègues qui ne la considèrent que comme une jolie pièce rapportée/imposée, qui a de toute évidence passé toute la guerre les jambes écartées, soit pour Rogers, soit Howard Stark…Un Howard bien dans la merde alors qu’il est accusé d’avoir vendus des armes aux ennemis des USA…L’histoire démarre vraiment, alors que l’agent Carter va faire son possible pour remettre la main sur les armes en fait volées à Stark qui se baladent un peu partout…

AGENT CARTER C

Bien évidemment, nous avons quelques poncifs, avec la mystérieuse organisation, des complots dans des complots alors que Stark n’apparaît pas si blanc que neige que cela…Il n’en demeure pas moins que ces deux premiers épisodes s’avèrent au final une bonne heure et demi de télévision, bien rythmée, bien jouée, bien écrite, avec juste ce qu’il faut d’action et d’intrigues pour donner envie de revenir. A ce titre je suis rassuré qu’il n’y ait que 8 épisodes, car cela se sent lors du visionnage que les scénaristes ne gardent pas des choses pour plus tard et qu’ils ne délayent pas l’histoire parce qu’il y a 22 épisodes à remplir …

Non, ils font avancer l’intrigue assez vite et comme beaucoup, je commence à me demander si les networks américains ne devraient pas privilégier ce format court en 8 ou 10 épisodes. Le format en 22 épisodes devrait être clairement réserver pour les séries de type procedural, qui ne font que répéter une formule bien huilée d’épisode en épisode.

A propos Sam 2030 Articles
Ce fan de Morrison donne ses conseils dans des guides de lectures

3 Comments

  1. Au niveau des séries a 22 épisodes par saisons, il n’y a que The good wife et Person of interest qui gardent un haut niveau de qualité et de constance.

  2. Je n’ai vu que le début de l’épisode 1 d’Agent Carter pour l’instant, mais je te rejoins pour ce qui de la reconstitution historique : tout y est, des décors à l’ambiance générale en passant par les mentalités de l’époque, avec en plus une façon de filmer et un grain de l’image qui font un peu « ancien » !

    Je suis totalement d’accord pour ce qui est du nombre des épisodes, on en parlait dans le podcast spécial consacré aux séries TV, le format des saisons de 10 à 13 épisodes est parfait pour les séries qui se focalisent sur une intrigue au long cours. Parmi les séries de ce type qui arrivaient quand même à tenir le rythme avec une vingtaine d’épisodes, Lost s’en sortait bien aussi.

  3. J’ai un peu de retard sur X-Factor (#14), mais est-ce qu’on a déjà eu une annonce sur le futur de Peter David chez Marvel (hors SM2099) ?

    Sinon, plutôt d’accord avec toi en ce qui concerne Action Comics que je trouve très efficace en ce moment, tout comme la plupart des titres Superman actuels, j’apprécie beaucoup ce que nous pondent Johns et Romita ou bien le renouveau intéressant de Supergirl.

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