Top 5 des histoires que l’on aurait jamais cru voir

Je ne vais pas refaire l’article sur le relaunch DC dans ce top, cependant une information m’a particulièrement surpris, c’est le retour de Barbara Gordon sous le masque de Batgirl. J’ai alors eu l’idée de ce nouveau Top, quelles sont les histoires que l’on pensait ne jamais voir dans les comics, et je vous l’annonce tout de suite Barbara/ batgirl est en tête :

Peter : je sais tout !

panel_bsm2_bPourquoi on s’y attendait pas : depuis des décennies le rôle de Tante May dans la vie de Peter est bien connue des lecteurs. En gros soit elle fait culpabiliser Peter avec ses « oh, Spider-man est un monstre terrifiant. J.Jonah. Jameson est un saint homme. » soit elle fait une attaque et nous avons alors droit aux visites à l’hôpital.  A tel point qu’a force je pense qu’ils ont du lui faire un forfait type « après 10 attaques, à la 11e le séjour est offert ! ne passez pas à côté ! ». Pendant longtemps je dois dire que je n’ai guère apprécié Tante May, justement parce qu’elle était tout le temps enfermée dans le même rôle et ce alors que Peter avait bien grandi. La relation entre Peter et sa tantine n’a de fait jamais évolué, elle est restée à un stade enfantin, Peter faisant tout pour lui cacher la vérité car « elle ne le supporterait pas  » Manifestement JMS avait une autre opinion.

Lors de son arrivée sur le titre il commence par révéler l’identité de Peter à sa tante, bien malgré lui. Le scénariste livre alors l’un des meilleurs épisodes de Spider-man que j’ai lu, dans Amazing Spider-man 38, au cours duquel neveu et tante s’expliquent. Peter est alors bien obligé de lui avouer pourquoi il continue à mettre ce costume et pourquoi il ne lui a rien dit. Il lui avoue sa culpabilité quant à la mort de son oncle. La conversation est superbement écrite, et la conclusion particulièrement touchante. Cet épisode touche à une des bases du succès de la série Spiderman depuis des décennies maintenant. Fondamentalement il s’agit de raconter l’histoire d’un garçon normal, avec de sacrés pouvoirs, qui grandit, évolue et de la manière souvent maladroite dont il gère ses relations avec les autres.

JMS faisait évoluer évoluer le mythe, et ce de manière bienvenue. Tout d’un coup c’est comme si quelque chose s’était débloqué. Quelque chose ne marchait plus avec ce personnage, et pouf tout d’un coup l’avenir apparaissait plein de nouvelles promesses pour Spider-man. Durant les années qui ont suivis JMS a continué de développer cette relation, permettant à Tante May de vraiment faire partie du casting de la série, et pas simplement comme une source de problèmes. Bien évidemment on sait tous comment ça a fini….

Le retour de Bucky : je suis mort mais je me soigne

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Pourquoi on s’y attendait pas : Lors de son arrivée sur  le titre, il y a de cela bien de lunes, Ed Brubaker décide de ramener le personnage de Bucky sous une forme assez inattendue. En premier lieu il ne le ressuscite pas puisqu’il n’était pas mort. Grièvement blessé, néanmoins, il est récupéré par les soviétiques qui bien entendu, c’est une tradition chez les russes, en font un cyborg assassin. Je pense que cela relève de l’hospitalité slave : venez chez nous, à la clef, un nouveau bras et un lavage de cerveau offert. Oh et le droit de sortir avec la Veuve noire…Oui je sais l’offre est tentante.

Après la « mort » de Steve Rogers, Bucky tentera d’assumer l’identité de Captain America. Je dis tente, car la plupart du temps ses ennemis aiment à lui rappeler son passé de soldat de l’hiver ou de Bucky. Quoiqu’on fasse, il ne fait qu’occuper le costume en attendant que Rogers veuille bien rempiler…ce qui ne saurait tarder.

 

L’annulation du mariage Peter/MJ : aussi simple qu’un coup de fil à Mephisto

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Pourquoi on s’y attendait pas : la question serait plutôt , mais pourquoi, pourquoi ont-ils fait ça ? la théorie la plus répandue est que un jour particulièrement inspiré Joe Quesada s’est levé et a dit au monde : « Peter ne devrait pas être marié, figeons le dans une nostalgie éternelle et il se vendra mieux » Mais comment faire, le divorce ? impossible. Car après tout le divorce est amoral. C’est vrai d’ailleurs aux USA personne ne divorce, non du tout. Les gens restent mariés et vont à l’église tous les dimanche. Mais pas d’inquiétude car Marvel a trouvé un moyen sain et respecteux des valeurs républicaines : un pacte avec le diable bien sur. Comment n’y a t’on pas pensé plus tôt  ?

Je me demande comment les lecteurs ont réagi, ah oui ils se sont barrés en masse. Joli coup Marvel ! Vous voyez l’image à votre gauche avec Spidey qui essaye d’atteindre sa femme. Vous changez l’image de MJ, par celle des lecteurs et vous saurez ce qui se passe depuis … mince 4 ans ! déjà ! .. c’est quoi déjà les phases du deuil ? ah oui le déni/ la colère/ le marchandage/ la dépression et enfin l’acceptation. Alors soit j’en suis au stade 2 soit j’ai dépassé ça pour atteindre la phase du « je m’en tapes de ce titre, mais je m’en tape ». Comme vous le savez j’ai essayé de lire le premier épisode de Dan Slott en solo, et rien. J’ai même eu du mal à dépasser la page 1 tellement j’en avais plus rien à faire de ce titre, ce personnage, et tout ce qu’il entoure.

Oui joli boulot Marvel.

Le retour de Barry Allen :

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Pourquoi on s’y attendait pas : en 1986, DC disait adieu au silver age. Fini la magie de ces années, on rentrait dans une ère qui se voulait plus réaliste. Il fallait donc se débarrasser du symbole de cet âge, celui qui l’avait officiellement lancé : Barry Allen. Il obtint une mort glorieuse, et sauva non pas le monde, pas l’univers mais le multivers tout entier. Le costume passait à Wally West, qui débutait alors un long voyage pour pouvoir vraiment assumer le costume.

La tentation de le ramener fut forte, notamment lorsque Mark Waid écrivait le titre. Régulièrement Wally voyait débarquer Barry, et puis finalement non c’était pas lui. Au final, comme les lecteurs, Waid finit par s’attacher à Wally. Il lui permit de grandir, d’évoluer et de devenir un meilleur héros, oui car au début du titre Wally était décrit comme un gros crétin assez volage en plus…Oui mais voilà les comics ont une nature cyclique indéniable, et ce qui était ringard un jour, revient à la mode le lendemain. Le silver age fait donc son retour en grace dans les années 2000, avec des oeuvres comme Identity Crisis et Dark Knight strikes Back, qui sont des hommages à cette époque.

A l’occasion de la sortie de Final Crisis, censée mettre fin à la saga des crisis (mais oui bien sur, on en reparle dans dix ans …) , DC décide de marquer le coup, ainsi que de signer définitivement le retour du silver age dans sa continuité en ramenant Barry des morts, ou de la speed force, ou du truc dans lequel il était coincé, oui j’ai pas toujours pas bien compris comment il revient. Allez y pensez y bien fort et demandez vous « attends comment Barry est revenu déjà, je me souviens plus trop. Mais si c’est euh… attends … c’est quoi la question déjà  ? »

Le fait est que la mort de Barry était dans la liste, de plus en plus courte, « personnage à ne pas ramener » au côté de oncle ben, les parents de Bruce Wayne, et quelques autres. C’était une mort symbolique et fondatrice. La suite n’est pas glorieuse pour moi, car si Rebirth était de qualité, la série Flash par Geoff Johns est à des années lumières de son premier run sur le titre. Et ne me lancez pas sur Flashpoint !

Barbara Gordon en Batgirl : les relaunch, le remède aux colonnes vertébrales brisées

tumblr_lmdgbt3QWD1qbujoxPourquoi on s’y attendait pas : ah un autre symbole de la fin du silver age et de l’entrée dans l’âge moderne, qui se voulait plus adulte. Là aussi c’est en cette fin d’années 80, que DC décide de remiser Batgirl au placard, mais de le faire de manière marquante, d’une façon qui va marquer les lecteurs et leur dire « les comics c’est plus pour les gosses. » C’est dans Killing Joke que barbara Gordon fait ses adieux au costume. Grièvement blessée par le Joker, elle perd l’usage de ses jambes.

DC aurait pu être tenté de la remiser au placard, d’en faire ce genre de personnages que l’on ne voit plus que dans un coin de case. Mais des auteurs vont la reconvertir, lui trouver une nouvelle identité et surtout un rôle presque central dans l’univers DC : Oracle. Spécialiste de l’information, des réseaux informatiques et à la tête des Birds of Prey. Durant près de 20 ans elle va grandir dans cette identité et révéler plus de force que pas mal de héros.

Je trouve dommage que DC s’assoie là dessus pour ce qui n’est au fond que de la nostalgie. Pour moi Barbara aura marqué bien plus les esprits en tant qu’Oracle qu’en tant que Batgirl. Et j’aurai préféré qu’elle retrouve l’usage de ses jambes non pas par la magie du relaunch, mais par l’avancée de la technologie dans la réalité, ce qui finira par arriver. Le personnage a prouvé que la tête et le courage sont les qualités essentielles pour être un héros, et en l’espèce une héroïne.

A propos Sam 2120 Articles
Ce fan de Morrison donne ses conseils dans des guides de lectures

3 Comments

  1. Moi sa me sidère d ‘ essayé de faire l ‘ impasse sur  » killing joke  » , qui sont quarante six pages terrifiantes ( et pourtant Wargames entre autre ce n ‘est pas de la grenadine ) , bref je ne sais pas quoi pensé de sa

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