Unspoken VF : Marvel Icons 11 – Fear Itself

New Avengers 12

Scénario : Brian Michael Bendis

Dessin : Mike Deodato

Avis : on continue donc ce second arc de la série New Avengers partagé entre deux époques. D’un côté dans les années 50, l’équipe des Vengeurs rassemblée par Nick Fury, qui compte  des gens comme Sabretooth, Kraven ou Namora, sont confrontés à un pseudo Captain America crée par Crane Rouge. A notre époque, et ben ça avance pas des masses, après avoir amené Bobby Morse (alias Oiseau Moqueur) à l’hopital, les autres héros se tournent un peu les pouces en attendant de savoir si elle va s’en sortir.

Encore une fois un épisode où il ne se passe pas grand chose, puisque Nick Fury ne fait qu’une bouchée du faux Cap, et Crane Rouge en vrai vilain de dessin animé arrive à se sortir de toutes les situations, enfin tant qu’il a la tête sur les épaules ! mais c’est pas grave puisque Fury nous dit que ce n’est pas le vrai…

A l’époque moderne, le seul intérêt de cet épisode est de montrer qu’il y a peut être un traître dans l’équipe des New Avengers, qui est la personne à laquelle … tout le monde s’attend, donc ce n’est sans doute pas aussi simple. On comprend que Bendis veut faire passer une message : le Hammer n’est pas mort, et c’est une organisation avec laquelle il va falloir compter à l’avenir.

Donc encore une fois un épisode décompressé comme pas permis, qui reste sympathique, mais je continue à avoir le sentiment de ne pas en avoir pour mon argent. Peut être que la conclusion donnera une vraie valeur ajoutée à cet arc, qui deviendra alors sympathique à lire en TPB, mais en attendant nous lisons cette histoire en single, ou deux épisodes à la fois quand Panini nous fait ce plaisir, donc ce serait sympa que ce soit écrit avec ce facteur à l’esprit…

Invincible Iron Man 500 – 502 & 503

Scénario : Matt Fraction

Dessin : Salvador Larroca

Avis : voilà une histoire avec un pitch intéressant :le docteur Octopus menace New York avec une arme nucléaire, seul Tony Stark, et non Iron Man, peut empêcher le désastre. A une condition : guérir Octopus. Cependant comme souvent avec Matt Fraction l’exécution est catastrophique, tout d’abord la décompression qui frappe ces épisodes est ridicule. 3 épisodes pour une histoire qui tient sur un timbre poste, car si le pitch est bon, elle se résume très vite à une loooooguuueee discussion entre Stark et Octopus.

Ensuite, les dialogues sont ennuyeux à mourir ! Fraction pose l’opposition entre les deux personnages dans le premier épisode, et ne cesse de revenir dessus dans les deux épisodes suivants, sauf qu’il n’apporte rien de nouveau. Il ne fait que se répéter sur plusieurs épisodes.

Enfin la petite histoire entre Pepper Pots et les deux vilains, Electro et Sandman, qui bossent pour Octopus est plus intéressante que l’intrigue principale, alors qu’en fait elle n’est là que pour meubler ! Je maintiens que si l’écriture de Fraction est très mauvaise sur Iron Man, au moins il a bien développé Pots. On le voit bien lorsqu’elle dit « vous m’avez pris pour la secrétaire de Stark ». On voit tout le chemin qu’elle a parcouru ces dernières années.

Pour le reste il s’agit sans doute des pires épisodes de Iron Man écrit par Fraction sur le titre à ce jour. Quant au lien avec Fear Itself, c’est tout simplement un bon gros foutage de gueule. En fait lorsque j’ai crompris en quoi consistait ce fameux lien qui justifiait le bandeau Fear Itself, cela m’a rappelé la fameuse polémique du ciel rouge de Crisis on infinite to earth. En effet lors de ce crossover massif qui refaçonna l’univers DC dans les années 80, le succès fut tel que DC intégra un bandeau tie-in à Crisis sur  un grand nombre de titres, même si le contenu n’avait rien à voir. En fait le seul lien est que dans certaines pages, le ciel était rouge, signe de la fameuse crise.

Et bien là c’est du même tonneau…

On a aussi une petite histoire dessinée par Howard Chaykin, qui revient sur la rencontre des parents de Tony, et qui ressitue la rivalité avec les Hammer d’une manière plus personnelle.

Fantastic Four 588

Scénario : Jonathan Hickman

Dessin : Mark Brooks

Avis : petite histoire qui clôt la série Fantastic Four, par une rencontre émouvante entre Spider-man et Franklin, qui reviennent ensemble sur la perte de leur oncle respectifs. Ça tourne encore autour de la maxime de Spidey, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités, c’est bien amené, avec des passages amusants, comme lorsque Spidey demande un dollar au gamin.

Ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais c’est sympa, et ce petit épisode continue le développement du personnage de Franklin entrepris par Hickman. Seule question de ma part, pourquoi intégrer ces pages dans ce mag, et pas dans le HS qui a accueilli la saga 3 ? Choix étrange de Panini s’il en est.

Bilan du mag : si l’épisode de New Avengers et la petite histoire des FF sont sympathiques à lire, on ne peut en dire autant des épisodes d’Iron Man qui occupe la majorité du mag, ce qui fait qu’il s’agit là sans doute du pire numéro de Marvel Icons depuis son relaunch.

A propos Sam 1876 Articles
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