Unspoken VO : Uncanny X-Men [Vol 2] # 3

Crédits :

Scénario : Kieron Gillen

Dessin : Paco Diaz, Carlos Pacheco, Rodney Buchemi

Éditeur : Marvel Comics

Avis : pour débuter le nouveau volume d’Uncanny X-Men, le scénariste a choisi d’opposer les X-Men à un de leurs ennemis historiques les plus puissants : Sinistre, ou plutôt une armée de Sinistre, puisque celui-ci se voyant comme le pinacle de l’évolution mutante a décidé de se cloner en masse. Pour cela il a utilisé l’energie du Céleste dormeur qui a élu domicile à San Francisco.

Cette menace permet à Scott de lancer la nouvelle mouture de son équipe, composée de certains des mutants les plus puissants du monde avec des gens comme Magneto, Namor, Emma Frost, Hope, Colossus/Juggernaut. Les mutants doivent donc vraincre un Sininstre au sommet de sa forme, et dans le même temps faire en sorte que la race des Celestes, attirée par les manipulations de leur compatriote par Sinistre, ne décide d’éradiquer toute vie sur Terre en représailles.

On peut se dire qu’avec des personnages aussi charismatiques, et une menace de fin du monde on tient un bon épisode d’Uncanny X-Men, ben pas du tout, c’est même l’inverse puisque ce numéro signe pour moi le ratage complet du relaunch du titre.

Scénario : après un premier épisode moyen, et un second franchement raté, Kieron Gillen enfonce un peu plus le clou avec un épisode encore plus mauvais que le précédent. Le second épisode s’était distingué par le blabla constant de Sinistre qui ennuyait d’une part, et était source d’une certaine confusion, puisque la moitié de ses propos étaient au mieux passablement elliptiques. Et bien dans cet épisode on continue dans le blabla, puisque Sinistre passe la moitié de l’épisode à nous abreuver de ses discours sans aucun intérêt.

C’est bien simple il prend toute la place ! si bien que certains personnages, comme Storm ou Namor n’en placent pratiquement pas une de tout de l’épisode ! ils ne servaient déjà pas à grand chose avant, mais là c’est pire ils font acte de décoration. En fait c’est toute l’action qui est remisée à l’arrière plan. Dans le temps, le discours du vilain s’intégrait dans des bulles dans des moments de baston, là c’est l’inverse, la baston sert de décor pour le blabla chiant et sans intérêt !

A un moment on se prend à espérer que l’un des buts de sinistre soit de révéler à Hope la vérité sur le Phoenix et la similarité de la jeune fille avec une certaine rouquine, ben là aussi non. A peine une case dessus, et immédiatement tout retombe comme une soufflet.

Et ne parlons pas des Célestes qui se contentent de passer pour dire salut comme va avant de repartir (oui je sais c’est du spoiler, la Terre n’est pas détruite à la fin de cet épisode !). Pourtant il y a avait des choses à faire avec de telles entités, elles auraient pu enlever un X-Man en représailles, ou alors en choisir une comme héraut, non elles passent et se barrent parce que Scott leur sert son petit discours…

Tout ça pour que Scott puisse dire à la fin « on est tellement puissant maintenant, que même les Celestes se tirent face à nous »… Du grand n’importe quoi ! un grand n’importe quoi qui empire avec la partie graphique.

Dessin : alors que le 1er épisode était réussi sur le plan du dessin, le second baissait déjà un peu, mais là c’est le comble puisque Pacheco n’est en réalité que sur quelques planches, la majorité étant assuré par les deux autres dessinateurs. Ceux ci ont ont bien essayé de faire du Pacheco, mais tout cela est bien moins inspiré. Dans l’ensemble le dessin, même par Pacheco, navigue entre le moyen et le pas très bon.

Liens utiles :

Blog de Kieron Gillen 

Note : 4/10 – un ratage dans les grandes largeurs ! le scénario frise le ridicule, et le dessin n’aide pas beaucoup.

A propos Sam 1877 Articles
Ce fan de Morrison donne ses conseils dans des guides de lectures

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.