OLDSPOKEN VO : Hellblazer – Newcastle Calling (#245-246)

Scénario : Jason Aaron

Dessins : Sean Murphy

Couvertures : Lee Bermejo

Éditeur : Vertigo Comics

 

L’arc « Newcastle Calling » parait en août et septembre 2008 dans les épisodes 245 et 246 de la série régulière. En décembre 2010, il est compilé avec deux anciennes histoires d’Ennis et Dillon dans le recueil « Vertigo Resurrected: Hellblazer ».

Lee Bermejo aux couvertures (un paquet de couvertures d’Hellblazer, Batman : Noël), Jason Aaron au scénario (Scalpel, Punisher, Wolverine, Wolverine & The X-Men) et Sean Murphy aux dessins (Hellblazer: City of Demons, Punk Rock Jesus, American Vampire) : de quoi donner envie aux curieux et aux lecteurs de bon goût !

Synopsis : Une équipe de TV dysfonctionnelle réalisant une série d’émissions punk sur « les meilleurs groupes dont vous n’avez jamais entendu parler » cherche à découvrir ce qu’il est advenu des membres de Mucous Membrane – le groupe dont John Constantine était le chanteur – et, pour ce faire, se rend au Club Casanova, à Newcastle, où eurent lieux les événements tragiques du tout premier arc d’Hellblazer !

Scénario et dessins : Artistes fill-in de luxe pour les deux épisodes, Jason Aaron propose une intrigue indépendante avec de nouveaux personnages se prenant violemment les pieds dans leur vilaine curiosité et Sean Murphy est toujours aussi bon avec son trait cartoony, sérieux et détaillé tout en n’hésitant pas à dessiner quelques cases particulièrement gratinées.

Avec ces deux artistes, c’est la version surnaturelle de Trainspotting qui s’invite chez Vertigo. La scène d’introduction montrant un des membres de l’équipe s’attardant en souriant sur les asticots grouillants dans la dépouille d’un chien au milieu d’une casse donne le ton : ça risque de gentiment gratter sous la peau.

Fun fact : 4 ans après les avoir lus, à l’occasion de ma relecture pour cet Unspoken, je me suis aperçu en prenant les deux couvertures en main qu’elles ne formaient qu’une seule et même illustration coupée en deux, avec d’un coté l’affiche sur un mur du concert de Mucous Membrane et de l’autre les membres du groupe poireautant à l’extérieur du club.

Avis : Si Newcastle Calling n’est sûrement pas la meilleure histoire courte d’Hellblazer, elle constitue un intéressant point d’entrée à la série parce qu’elle s’attache à nous montrer le monde d’Hellblazer par le biais de novices – Constantine étant un personnage périphérique à l’intrigue. Au passage, Aaron se permet de resituer brièvement les origines de la série avec l’incident de Newcastle.

L’histoire de 2 x 22 pages est malheureusement un peu trop courte pour que le récit puisse pleinement prendre son ampleur – la résolution de la situation est emballée en quelques rapides ellipses – mais l’ensemble se tient bien et le scénariste n’hésite pas à proposer quelques scènes jouissives assez folles.

D’ailleurs, on se prend à rêver à Aaron en scénariste régulier sur la série tant il sait écrit des dialogues qui font mouche, des situations dingues et Murphy aux dessins tant ses angles de vue, ses ombrages et les expressions de ses personnages apportent au plaisir de lecture.

Newcastle Calling est donc une intrigue un peu trop courte mais qui peut se targuer :

  1. d’être l’œuvre d’une petite dream team
  2. d’être facilement lisible par des novices peu au fait de l’univers d’Hellblazer
  3. de donner envie d’en apprendre plus sur Constantine et d’explorer la longue mythologie de la série

Note : 7,5/10 – C’est un Buy.

A propos Yno 11 Articles
Auteur de JDR (Patient 13, Notre Tombeau chez John Doe), de nouvelles (chez Rivière Blanche, dans Malpertuis III) et de BD (Silences), pigiste (Casus Belli) et chroniqueur (Comixity), mais avant tout savant fou sur www.misterfrankenstein.com

1 Comment

  1. Oui, cette petite histoire était bien sympa.
    Néanmoins, la tradition voudrait que seul un britannique puisse écrire sur le personnage. Mais bon, une entorse a été faite pour Azzarello, alors pourquoi pas pour Aaron.

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