Guide de lecture Comics VF: semaine du 15 janvier 2020

Edito : petite semaine de transition entre deux semaines très chargées. En effet avec moins d’une dizaine de publications en librairie, cette semaine apparaît calme comparée à la semaine dernière ou ce qui nous attend la semaine prochaine, les éditeurs profitant bien évidemment d’Angoulême pour proposer beaucoup de choses. 

Mais il n’y a pas que le festival d’Angoulême, il y a aussi la sortie du film Birds of Prey, qui va permettre à Urban de commencer à sortir pas mal de matériel autour de l’équipe…Malheureusement pas ce que j’attendais personnellement, comme le run de Chuck Dixon, créateur de la série ou celui de Gail Simone qui a sans doute le run le plus célèbre sur le titre. 

Il y aura tout de même quelques bons trucs, mais assez peu de choses sur l’équipe Birds of Prey en tant que telle. C’est assez étrange comme choix éditorial. 

Sorties de la semaine : plusieurs sorties importantes cette semaine : 

  • chez Delcourt, la conclusion de Walking Dead !
  • chez Panini, le reboot de Buffy contre les vampires ;
  • enfin, chez Urban du Paul Dini et la suite de New Justice !

Émissions de la semaine : deux émissions au programme cette semaine toujours à 21h sur Mixlr  : 

  • mardi, le Comixity of the Future past qui entre dans une nouvelle décennie, puisque nous aborderons toute l’actu geek : comics VO et VF, manga, série TV, ciné, musique, jeux vidéos de janvier 2000 !
  • jeudi, le Comixweekly, où nous traiterons les sorties VO de la semaine, avec un peu d’info dessus !

ANKAMA 

TANK GIRL : ACTION ALLEY 

Date de sortie : 17  janvier 2020

Prix : 13.90€/

Scénario : Brett Parson 

Dessin : 

Sollicitation : Lorsque Tank Girl apprend que sa mère (adoptive) est souffrante, elle et son gang se lancent à travers le pays pour la rejoindre. Mais leur périple à bord de leur nouveau bolide le « Tankmaster » les emmène droit à Action Alley, un lieu truffé de créatures sauvages démentes et d’obscures forces maléfiques…

Avis : pas d’avis, je signale juste la sortie. 

Verdict : pour les fans de Tank Girl. 

À lire avant : là, je ne peux pas trop vous aider, je ne connais absolument rien sur Tank Girl, mais au vu de la sollicitation, je dirais que cela peut se lire de manière indépendante. 

DELCOURT COMICS

LA TRILOGIE DU BRONX

Date de sortie : 15 janvier 2020

Prix : 34.95€/544 pages 

Scénario : Will Eisner 

Dessin : Will Eisner 

Sollicitation : Au 55, Dropsie Avenue, dans le Bronx à New York, il y avait cet immeuble. Dans ces appartements vivaient les familles de petits fonctionnaires, ouvriers et autres commis. Tous occupés à élever leur progéniture et à rêver d’une vie meilleure. Les histoires recueillies dans cet ouvrage décrivent la vie telle qu’elle était dans ces immeubles et dans ces rues pendant les années 1930. Ces histoires sont toutes véridiques.

Avis : pas d’avis, je signale juste la sortie. 

Verdict : comme toutes les oeuvres de Will Eisner, c’est à posséder…un jour moi aussi, je me lancerai. 

À lire avant : oeuvre indépendante et là nous avons l’intégrale. 

WALKING DEAD TOME 33

Date de sortie : 15 janvier 2020

Prix : 13.50€/96 pages 

Scénario : Robert Kirkman 

Dessin : Charlie Adlard 

Sollicitation : Ce numéro exceptionnel est un épilogue émouvant qui marque la toute fin de la série-phénomène Walking Dead. L’arrêt de la série orchestré par les auteurs, après plus de quinze ans de succès jamais démenti, a surpris tout le monde.

Sebastian Milton a tiré sur Rick Grimes. Puis il l’a achevé. Carl arrive à la demeure de son père le lendemain matin, pour le découvrir transformé en mort vivant. Il lui met une balle dans la tête par réflexe, avant de réaliser ce qu’il a vraiment fait. Carl s’occupe de faire rapatrier le corps de son père vers Alexandria. Mais il ne voyage pas seul… Une foule très nombreuse décide d’accompagner Rick vers sa dernière demeure… Voici ce qui se passe après…

Avis : voilà sans doute non seulement l’un des évènements importants du mois, mais aussi de l’année toute entière : la publication du dernier volume de Walking Dead. Le titre qui fut un des mastodontes de l’édition tant aux USA qu’en France, qui a contribué au développement du comics dans les deux pays au cours de la dernière décennie, qui a soutenu la croissance d’Image au cours de cette période et de l’indé en général, ouvrant la porte à nombre de nouveaux talents, s’achève donc en VF cette semaine. 

Comme nombre de lecteurs, j’avais personnellement lâché la lecture du titre depuis un certain temps déjà, sentant que Kirkman commençait à tourner en rond et à s’appuyer toujours sur les mêmes ressorts dramatiques et la même construction de ses intrigues. Mais on ne peut nier que le titre est resté la plus grosse vente de comics en France, forçant même l’éditeur à demander que le titre soit sorti des stats de ventes chaque année car il faussait les chiffres globaux du marché !

Si l’on peut critiquer le choix de Delcourt de sortir cette conclusion dans un tome séparé, plutôt que de le publier avec le précédent volume. On ne peut par contre que saluer le choix de Kirkman qui plutôt que de continuer le titre jusqu’à ce que le soleil explose pour s’enrichir encore un peu a préféré terminer le titre après ce qui est au fond sa conclusion naturelle : la mort de Rick Grimes (c’est indiqué dans la sollicitation donc je ne spoile rien). Personnage point de vue du lecteur depuis l’épisode 1, sa mort devait bien évidemment marquer la fin du titre. 

Avec ce dernier épisode, Kirkman s’offre juste un petit luxe, faire le point sur ce que deviennent les autres personnages et ce monde traumatisé et transformé après. Un épisode épilogue qui permettra à nombre de lecteurs de dire au revoir aux survivants qu’ils ont suivi pendant plus de 10 ans pour certains ! c’est une page qui se tourne, si tôt après la fin d’Invincible et alors que Kirkman annonce déjà de nouvelles séries aux USA, on comprend que d’un point de vue créatif, il a aussi choisi d’avancer et faire autre chose. On lui souhaite en tout cas autant de succès à l’avenir !

Verdict : à posséder !

À lire avant : pour les lecteurs de longue date, car sans les références nécessaires difficile de comprendre toutes les nuances du récit. 

PANINI COMICS

BUFFY CONTRE LES VAMPIRES 1

Date de sortie : 15 janvier 2020

Prix :  18,00 €, 128 pages

Episodes :  US Buffy The Vampire Slayer 1-5 inédits)

Scénario : Bellaire, Whedon,

Dessin :  Mora

Sollicitation : Best of Fusion Comics,

Vous croyez connaître l’histoire de Buffy Summers ?Détrompez-vous et redécouvrez Sunnydale dans cette toute nouvelle série qui revient aux débuts de l’héroïne. Tout peut arriver !

Avis : après avoir été retardé de quelques semaines, le reboot de la série Buffy débarque donc finalement chez Panini cette semaine. Et je parle ici bien de reboot et non simplement de relaunch, car c’est bien l’histoire de l’univers de Buffy qui est modifiée ici et ramenée à son commencement. 

Pour comprendre ce changement, il faut connaître le contexte sur la gestion des droits de l’univers de Buffy aux USA, et notamment le fait qu’après presque plus de 20 ans chez l’éditeur Dark Horse, la maison d’édition a perdu les droits (encore une licence qui s’en va) au profit de Boom ! Studios, qui en a profité pour reprendre les choses à 0. 

Pour cela, les auteurs ont donc décidés de rebooter entièrement l’histoire de Buffy et dans un traitement qui rappelle le lancement de l’univers Ultimate au début des années 2000 de représenter les débuts du personnage à Sunnydale comme s’ils intervenaient aujourd’hui et non à la fin des années 90. Et cela change beaucoup de choses. 

En effet, si l’on retrouve les personnages que l’on connaît, Buffy, Xander, Willow, Cordelia, Angel ou encore Spike répondent tous présents…leurs caractérisations a été “mises à jour”. Et c’est à ce moment que les auteurs m’ont personnellement perdus. En effet, j’ai été pendant longtemps un grand fan de Buffy, au point de suivre plusieurs des saisons comics après la fin du show TV…et ici je n’ai retrouvé aucun des éléments qui m’ont fait aimé ces personnages. 

Alors que les auteurs se présentent comme des grands fans, ils livrent ici une copie fade, avec des personnages lissés au possible pour bien rentrer dans les cases, qui disent très exactement ce que le politiquement correct leur demande, en ayant perdu une grande partie de l’humour qui les caractérisait. Quand j’ai lu les premiers épisodes en VO j’ai vraiment été surpris de découvrir que l’on avait retiré tout ce qui faisait le sel et l’identité du show pour livrer ..ça ?

Ensuite, je vous préviens, ce n’est que mon avis. En général, aux USA, les avis ont été plutôt favorables et le titre a été bien accueilli, mais voilà le vieux fan que je suis n’y a pas trouvé son compte…Je ne suis peut être plus la cible, tout simplement. 

Verdict : bof. 

À lire avant : rien – reboot entier de l’univers. 

URBAN COMICS

HARLEY QUINN & LES SIRENES DE GOTHAM 

Date de sortie : 17 janvier 2020

Prix : 22.5€/256 pages 

Episodes : Gotham Sirens #1-10

Scénario : Paul Dini 

Dessin : Guillem March 

Période DC : post Crisis (1985/2010)

Sollicitation : Splendides, envoûtantes et dangereuses.

Catwoman, Poison Ivy et Harley Quinn en ont assez de suivre les ordres, et elles sont prêtes à s’emparer d’une Gotham qui leur tend les bras depuis la disparition du Chevalier Noir, perdu dans les méandres du temps. C’est l’occasion pour elle de faire cause commune… mais pour combien de temps ?

Avis : dans le cadre de la sortie prochaine du film Birds of Prey, Urban a entrepris de publier un grand nombre de comics ce mois-ci en lien avec les personnages mis en scène afin de l’accompagner proprement. À cette occasion, je vais tâcher de vous guider dans les différentes publications proposées. 

Première chose, pour chacune de ces sorties, j’ai et je vais ajouter la période ou l’ère DC dans laquelle ces épisodes sont situés. Pour ceux qui l’ignorent, l’éditeur a connu différents reboots au cours des 30 dernières années, et les différents titres présentés se situent dans différentes ères, chacune avec sa propre continuité. De fait, il peut être parfois assez difficile de s’y retrouver. En général, il vaut mieux prendre chaque récit de manière indépendante. 

Seconde chose, je vais tâcher de vous indiquer ce qui vaut vraiment la peine de lire dans la mesure de mes connaissances, certaines publications m’étant cependant inconnues. Dans le cas présent, j’aurais tendance a dire oui, cela vaut la peine, voire même que c’est l’un de ceux que j’attends le plus, notamment et principalement en raison du scénariste impliqué, à savoir Paul Dini. 

Créateur de Harley Quinn, il est également l’auteur d’un des meilleurs runs sur Batman de ces 20 dernières années. Run présenté dans la série Paul Dini présente Batman en 3 tomes toujours chez Urban. De fait, je vois presque Gotham City Sirens, comme la conclusion réelle de ce run, où il a pu achever certaines des petites sous intrigues qu’il avait laissé en suspens ici ou là. En outre, la présence de Guillem March au dessin est un peu l’assurance que l’on va en avoir plein les mirettes. 

Verdict : à lire – mais pas indispensable, mais si vous avez le bon goût d’aimer le travail de Paul Dini, c’est à lire. 

À lire avant : Paul Dini présente Batman. 

NEW JUSTICE TOME 4

Date de sortie : 17 janvier 2020

Prix :  17.5€/192 pages 

Episodes : Justice League #19-25

Scénario : Scott Snyder & James Tynion IV 

Dessin : Jorge Jimenez & Francis Manapul 

Période DC : Rebirth (2016/2020)

Sollicitation :  La Ligue de Justice parvient enfin à pénétrer dans la sixième dimension : peut-être y découvriront-ils le moyen de sauver le Multivers de sa destruction programmée.

Mais le groupe n’est pas au bout de ses surprises, car après avoir croisé la route de M. Mxyzptlk, il se retrouve nez à nez avec des versions futures de ses propres membres… et ces derniers cachent un terrible secret.

Avis : suite du run de Scott Snyder et James Tynion IV sur la Justice League et…je dois dire que malgré toute ma volonté d’aimer ce run…j’ai vraiment du mal. Malgré un flot incroyable d’idées et de concepts, ce qui devrait me ravir, je trouve l’ensemble très confus, lourd et franchement bordélique. Le dernier tome, écrit pourtant par le très bon Tynion IV, qui s’en sort en parallèle très bien sur Justice League Dark,  a d’ailleurs été un peu le pompon sur ce point. Cela partait dans tous les sens, il était vraiment difficile de suivre alors que la continuité était passablement mal traitée pour permettre au récit de pouvoir raconter quelque chose. 

Il faudrait sans doute que je relise l’ensemble honnêtement, mais je n’en ai guère envie, et si je vais continuer de suivre le run, c’est avant tout pour son importance pour l’avenir de l’univers DC. En effet, je vous préviens que Batman qui rit, Justice League, Justice League Dark et bientôt la série Batman Superman, mais également Flash vont tous aller dans la même direction pour mettre en place une série de développements et d’intrigues qui vont impacter tout l’univers DC. 

En clair si vous voulez comprendre ce qui va se passer chez cet éditeur en 2020…il faut lire la Justice League, en espérant que les auteurs arrivent à contrôler leur enthousiasme pour rendre tout cela un peu plus lisible. 

Verdict : à lire 

À lire avant : Metal + No Justice + les précédents tomes de New Justice, tout cela forme un ensemble. 

TEEN TITANS TOME 2

Date de sortie : 17 janvier 2020

Prix : 15.50€/168 pages 

Episodes : Teen Titans #6-7, #9-11, #13-14

Scénario : Benjamin Percy 

Dessin : Koi Pham 

Période DC : Rebirth (2016/2020)

Sollicitation : Beast Boy, Raven, Starfire, Kid Flash et Damian Wayne protègent les habitants des plus redoutables dangers que recèle San Francisco.

Un nouveau héros, Jackson Hyde, pourrait apporter une solution au problème. Mais celui que l’on nomme également Aqualad saura-t-il répondre aux attentes des Teen Titans, ou constituera-t-il au contraire une nouvelle menace ?

Avis : pas d’avis, je signale juste la sortie. 

Verdict : pour les fans de Teen Titans qui peuvent supporter le dessin de Koi Pham. 

À lire avant : le premier tome sorti il y a quelques mois. 

THE WITCHER TOME 2

Date de sortie : 17 janvier 2020

Prix : 14.50€/112 pages 

Episodes : The Witcher Volume 4: Of Flesh and Flame (#1-4)

Scénario :  ALEKSANDRA MOTYKA, Paul Tobin, 

Dessin :  MARIANNA STRYCHOWSKA, JOE QUERIO 

Sollicitation : De retour à Novigrad, Geralt accepte de protéger la fille d’un notable des assauts d’un soupirant trop entreprenant.

La mission du sorceleur s’achève lorsqu’il découvre l’identité de l’amant : il s’agit de Jaskier, conteur, troubadour et chroniqueur officiel de la saga du Loup Blanc. Alors que Geralt s’enquiert de Priscilla, le joli coeur lui présente bien vite sa dernière trouvaille : une malle magique, gagnée lors d’une partie de gwent à Oxenfurt. Au contact du médaillon du sorceleur, la malle embarque à son bord les deux amis pour les terres lointaines du royaume d’Ophir, très loin « derrière les mers »…

Avis : Urban poursuit l’édition des comics de The Witcher au travers de leur gamme Urban games. Etant donné que les ventes de livres Witcher (comme les jeux) ont recommencé à croître bien comme il faut depuis la diffusion du show sur Netflix, je pense que l’on peut s’attendre à ce qu’Urban réussisse à caser quelques exemplaires. Par contre je serai bien incapable de vous dire ce que cela vaut. 

Verdict : à tester ? 

À lire avant : le premier tome, mais je pense que connaître le jeu peut aider.

A propos Sam 1986 Articles
Ce fan de Morrison donne ses conseils dans des guides de lectures

4 Comments

  1. Bonjour
    Vieux fan de comics j’aime beaucoup vous écouter. Vous faites vraiment un gros travail. Et je vous en remercie. Ceci dit ces derniers temps j’ai tout de même pas mal « tiqué » sur certaines de vos remarques. Comme j’écoute vos podcast (et pas en live) je ne vais pas faire une liste exhaustive ici mais j’avais tout de même envie de réagir car je ne vous comprends pas. Par exemple vous faites beaucoup d’achats sur Amazon (que je m’évertue à boycotter) et vous leur faites presque de la pub. Ou alors vous critiquez beaucoup les prix et il semble à vous écouter que tout serai bon si les prix était plus bas. Entendons nous bien, je ne doute pas que des boites comme panini se foutent de l’écologie, mais dire que les lecteurs de comics qui s’en préoccupe et serait prêt à acheter des comics plus cher si écolo sont des bobos… Bref. Continuez à vous éclater en faisant votre émission, continuez à râler, je vais sans doute continuer à vous écouter, mais je voulais réagir. Je suis sûr que vous êtes des gars sympas et bien intentionnés mais certaines de vos remarques telles que celles ci me choquent un peu et me font bondir sur place quand je vous écoute. Encore merci pour votre émission

    • Bonjour,
      merci pour ton avis et ton écoute régulière,

      mais je dois dire que je suis un peu surpris par ton commentaire (sans animosité quelconque je te rassure, juste une vraie surprise)
      il est vrai parfois que nous parlons d’amazon, moi principalement mais uniquement quand je fais certains achats dessus qui sont des achats de TPB VO, malheureusement il est difficile de se fournir ailleurs en la matière, donc oui on aborde parfois la plateforme, mais comme j’aime à le dire et plaisanter à moitié sur le sujet, mon libraire est également ravi de me voir arriver régulier comme une horloge deux fois par semaine pour acheter ma dose.

      Donc inutile de dire qu’en ce qui me concerne, et cela vaut pour Steve même si malheureusement pour lui c’est bien plus difficile car il a peu de librairies un peu spécialisés comme moi dans son secteur et que celles qui existent comme il a pu me le dire sont de piètre qualité et j’entends cela en terme d’accueil client et disponibilité de matos, nous sommes plutôt pro librairies.

      Ensuite sur la question du prix…en fait pour moi il y a deux points à voir :
      – d’une part le fait que Panini est clairement l’éditeur le plus cher du marché et que cela se ressent d’autant plus qu’ils ont la licence marvel, en gros le truc incontournable quand comme toi et moi on est de vieux lecteurs. Ne pas avoir son marvel du mois est un peu impensable, ils sont donc dans une position de presque monopole ou de position où ils peuvent nous faire ce qu’ils veulent, on ne peut que raler.
      – d’autre part, il y a la question environnementale. Il n’y a pas de notre part de volonté de minimiser les enjeux en la matière. Ils sont réels, il n’y a pas de question ou de débat sur le sujet, non ce qui me hérisse le poil profondément c’est que Panini se réfugie derrière cet argument et ce après des années sans aucune communication sur le sujet et avec des pratiques réelles qui ne sont pas en accord avec l’objectif défini. Comme nous avons pu le dire, les bouquins de Panini sont imprimés hors d’Europe désormais, en Inde. L’argument écolo est donc pour moi nul et non avenu, car le pays sans le dénigrer n’est pas connu pour son respect des normes environnementales et c’est sans parler du coût carbone du transport du matos de l’autre côté du globe vers la France. Donc pour moi, oui l’argument est complètement fallacieux.

      Voilà, j’espère que j’aurais pu te rassurer sur nos positions internes sur ces différents sujets. Oui, on peut raler, mais je te rassure, nous ne sommes pas des droitistes qui se cachent, qui veulent voire la victoire d’amazon sur les libraires ou la planète cramer(on pense fort à l’australie en ce moment…) et j’espère que tu continueras à nous suivre et poster tes avis.

      De manière générale, je dis cela pour tous ceux qui seraient parfois génés par nos propos et que vous voulez qu’on clarifie, n’hésitez pas à nous faire vos retours, on est aussi à votre écoute et notre objectif est aussi que l’écoute soit la plus agréable possible pour tous nos auditeurs.

      • Je tiens à ajouter que je vous apprécie également pour votre absence d’affichage de vertu systématique qui, selon moi, gangrène beaucoup de podcasts (et la critique culture en général) et conduit par exemple à surcôter des titres juste parce que l’auteur ou le protagoniste de l’histoire présente des caractéristiques particulères (sexe, couleur de peau, orientation sexuelle…). Ca biaise les critiques et nous fait acheter des titres parfois de très mauvaise qualité. Quand, d’après vous, c’est de la merde vous le dites sans gants et sans arrière pensée. Pour beaucoup le fait de ne pas céder à ses pratiques veut dire ou fait suspecter des orientations politiques « nauséabondes » alors qu’on peut aussi ne pas ressentir ce besoin permanent de prouver sa moralité sans être droitiste comme tu t’en justifies (inutilement je pense). Si on vous écoute c’est aussi pour s’évader un peu et retrouver un ton différent de médias mainstream comme France Inter par exemple (qui pratique beaucoup ça sur des émissions, par ailleurs de qualité, comme l’émission pop culture blockbuster).

    • J’avais aussi compris comme Sam vient de l’expliquer. L’argument écolo n’est pas mauvais en soi commercialement mais concernant Panini l’hypocrisie est à un niveau tel que ça en devient risible. Imprimer en Inde est une aberration écoogique: pays qui s’en fout à un niveau intergalactique de l’écologie + fait bosser des gosses ou des « castes basses » sans aucune sécurité + le trajet qui, même si c’était « propre » à la fabrication plombe l’ensemble. J’ai, pour ma part, apprécié ce coup de gueule car l’hypocrisie de Panini et de toutes les grandes entreprises qui veulent juste greenwasher leur image pour plaire à une clientèle qui veut soulager sa conscience (sans regarder ce que cachent les arguments fallacieux de ces entreprises) peut rendre dingue ! Si ils veulent faire écologique : papier de merde recyclé pour les kiosque et belle édition fabriqué au minimum en Europe pour le reste, simple et on en est loin… Et avouons le, les coups de gueules parfois excessifs font partie du charme et font tellement rire qu’on ne peut pas trop les blamer…

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