Unspoken VO : Hotwire deep cut 1 (sur 3)

Hotwire1

Scénariste : Steve Pugh

Dessin : Steve Pugh

Couverture : Steve Pugh

Éditeur : Radical Comics

Hotwire1Histoire : Dans le futur les esprits des morts ont commencé à se manifester et à pulluler dans toutes les villes de la planète , jusqu’à devenir un problème. Dès lors la science s’est penchée sur ceux qu’elle désigne comme les « blue lights » (lumières bleues)  et a trouvé des moyens de s’en débarrasser.  Désormais les forces de police comptent dans leur rangs des exorcistes dont la tâche est de se débarrasser des fantômes. On suit dans cette série les aventures de Alice Hotwire : snob, extrêmement intelligente et consciente de l’être, très peu appréciée par ses collègues , obsédée par le respect de la loi tout en ayant un fort penchant pour la bouteille, elle est la meilleure officier exorciste de la ville,

Avis : Après une première mini série publiée chez Radical en 2009 « Hotwire : requiem of the dead », la série revient pour une seconde mini en trois épisode toujours menée par Steve Pugh qui se charge de tous les postes sur la série, du scénario au lettrage. Co-crée avec Warren Ellis il y a presque 20 ans, Hotwire fut longtemps un projet avorté, que l’on aurait pu croire mort une fois Ellis passé à autre chose, mais Pugh avait une affection particulière pour ce petit bout de femme, donc lorsque Radical lui proposa de lancer une série il se jeta sur l’occasion et ressorti Alice. A l’époque je m’étais procuré  le premier épisode en raison du style graphique absolument éblouissant de Pugh, mélange de peinture et de dessin par ordinateur. Le scénario était loin d’être mauvais, et Pugh avait à mon sens brillamment réussi son pari, qu’en est il pour cette nouvelle mini ?

Hotwire1Scénario : Dés le départ il est précisé que  cette nouvelle histoire se situe 6 mois après la première mini, on apprend ainsi que Alice après s’être remise des évènements du précédent arc, au cours desquels elle avait été sérieusement amochée,  avait passé les mois suivants enfermée chez elle avec un ex petit ami qui a la particularité d’être …mort depuis des années. Bien qu’obsédée par le respect de la loi, Alice semble ne s’être jamais résolue à se débarrasser du jeune fantôme , ce qui est assez étonnant étant donné que le monsieur en question était un crétin de son vivant et ne semble pas s’être amélioré dans la mort…

Le scénariste aime apparemment nous montrer les nombreux défauts et vices de sa jeune héroïne, puisque elle n’a toujours pas surmontée son alcoolisme chronique et ne semble absolument pas décidée à faire quoique ce soit pour arranger les choses de ce côté. Pugh en profite pour présenter un flashback du couple, période à laquelle Alice n’était guère à son avantage, en effet après avoir vu ses parents abattus par la police elle était entrée dans une phase autodestructrice prononcée se plongeant dans la boisson et prenant des drogues ayant pour effet de faire passer son QI de 135 à moins de 70…

On comprend assez vite que si la première mini  nous présentait le perso et ses origines, ainsi que le statut quo de la série, le présent récit sera beaucoup plus personnel pour Alice, et plus centré sur les relations qu’elle entretient, que ces relations soient vivantes ou mortes…mais aussi  les répercussions sur sa vie professionnelle de ses problèmes personnels. Car dans ce premier épisode ces addictions pourraient bien lui coûter son job …

Si au départ on pouvait bien voir la pâte de Ellis dans la personnalité d’Alice, cynique à souhait, et un brin cinglée, au fur et à mesure des épisodes on peut voir que Pugh s’approprie vraiment de plus en plus le personnage, ce qui est normal tant il le  porte  depuis des années.

Dessin : alors là c’est du lourd, déjà dans la précédente mini j’avais poussé un  gros « WOW », je peux vous dire que j’ai réitéré mon WOW en ajoutant un « c’est énorme », le nouveau style de Pugh est absolument magnifique, et si vous êtes pourvus de deux organes oculaires en bon état de fonctionnement vous arriverez aux mêmes conclusions que moi.

Note : 8/10BUY IT : une excellente histoire appuyée par des dessins de tout beauté

A propos Sam 1996 Articles
Ce fan de Morrison donne ses conseils dans des guides de lectures

4 Comments

  1. Je n’ai lu que la 1ère série et je m’y suis profondément ennuyé comme souvent avec Radical. Les couleur trop parfaites cannibalisent le de style du dessinateur & sa narration.

    • désolé que tu n’aies pas aimé, perso j’ai beaucoup aimé. Ensuite pour la qualité des autres publications Radical je peux pas dire, j’en ai pas lu d’autres. Mais j’ai lu de bonnes critiques de Time Bomb de Palmiotti

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